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Achéens
(Période Intermédiaire)
(Période Archaïque)
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L'histoire.......
Les Achéens (ou Akhaioi [ou peut-être Ahhiyawa ?], en Grec : Aχαιοί) sont l'un des premiers peuples Indo-européens à avoir envahi la Grèce. Ils y apparaissent vers 1900. Ils sont originaires des régions plus septentrionales et arrivent par l'Ouest. Ils s'installent d'abord en Épire, puis descendent en Thessalie. Ils chassent les premiers habitants, les Pélasges grâce à leur suprématie militaire (Usage de l'épée au lieu du poignard, usage du bronze). Ils vont ensuite dominer les populations de Béotie, d'Attique et enfin du Péloponnèse où ils vont s'arrêter en Argolide. Un groupe ira même former la population Ionienne d'Asie Mineure. Les similitudes linguistiques sont là pour le prouver. Homère parle ainsi d' "Achéens" ou d' "Argiens" pour désigner l'ensemble des Grecs rassemblés devant Troie. |
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Leurs centres principaux sont les cités d'Argos, Tirynthe, Pylos, mais surtout la capitale de ce royaume Achéen qui est Mycènes. Cette cité va être le plus grand centre de la civilisation préhellénique, à laquelle elle va donner son nom, la civilisation dite "Mycénienne". On ne sait pas exactement ce qui cause la rapide montée en puissance des Mycéniens vers 1600. La chute de la domination Achéenne est traditionnellement attribuée à l'invasion Dorienne, mais on pense désormais que la grande invasion fut plutôt une suite de petites incursions, espacées dans le temps. Leur ancêtre éponyme est Achaïos, fils de Xouthos et de Créüse, demi-frère d'Ion (Ancêtre éponyme des Ioniens).
Selon quelques spécialistes, le terme Hittite "Ahhiyawa" qui désignait un royaume mentionné dans des chroniques se référerait aux Achéens de la tradition Homérique. Le débat est toujours ouvert à l'heure actuelle, un certain nombre de spécialistes des Mycéniens contestant toujours ce fait. Au Nord-ouest de l'Argolide, une région montagneuse appelée "Achaïe", tient aussi pour avoir abrité un florissant développement de la civilisation Achéenne dans les cités comme Sicyone, Patras, Érymanthe et plus au Sud, Élis et Olympie. |
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Ruines du site de Mycènes |
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La Ligue Achéenne ou Ligue Hellénistique
La ligue Achéenne ou Ligue Hellénistique (En Grec : tò Achaïkón tò Achaïkón) est un groupement en confédération de douze villes de la côte Nord-est du Péloponnèse (en Achaïe). La première ligue est créée au Ve siècle. Elle comprend Bura, Dymé, Égée, Pellène, Égion, Égire, Helicé, Patras, Phares, Olenos, Rhypes et Tritée. Égée et Rhypes vont quitter la Ligue par la suite et seront remplacées par Cérynée et Leontion. Nous avons très peu de connaissance concernant cette première Ligue, notamment quels étaient les liens qui unissaient les cités. Quelques spécialistes penchent pour une association plus religieuse que politique. Cette Ligue est dissoute par le Roi de Macédoine Cassandre (301-297) et Démétrios I Poliorcète (294-287) imposent aux cités des garnisons et souvent, des Tyrans sous le contrôle des Macédoniens.
La deuxième Ligue est reconstituée vers 281/280 par quatre cités : Dyme, Patras, Pharée et Tritée. Elle est dirigée contre l’expansion Macédonienne. Elle est créée quand le Roi de Macédoine Antigonos II Gonatas (287-239), fils de Démétrios I et de la Reine Phila I, tente de reprendre le trône de Macédoine à la mort de Ptolémée Kéraunos (281-279). Les Achéens profitent de la confusion qui entoure cette succession pour chasser de leurs cités les garnisons Macédoniennes et les Tyrans qui leur avaient été imposés.
Ils dotent la Ligue d'un gouvernement fédéral où toutes les cités sont sur un pied d'égalité. Elles sont toutes dirigées par ce gouvernement et elles n'ont pas le droit de négocier séparément avec d'autres cités. L'État fédéral semble alors la seule manière de tenir tête aux États hellénistiques. D'autres cités rejoignent les quatre premières au cours des trois décennies suivantes : Aegeira, Aegium, Bura, Leontium, Pellene et Sicyone. À partir de 255, le magistrat principal est un Stratège, rééligible. La ligue va se développer rapidement sous son Stratège Aratos de Sicyone (271–213). Pendant son exercice, Épidaure, Megalopolis, Mégare, Mycènes et Trézène rallient la ligue. En 229, Aratos réussit à faire adhérer Corinthe qui avec Mégare deviennent les capitales.
À partir de cette époque, Athènes, Égine et Salamine rejoignent la confédération. C'est l'apogée de la ligue, qui contrôle tout le Péloponnèse à l'exception d'Élis, d'Orchomène, de Mantinée et de Tégée. Sparte se joindra forcée à la ligue en 192 mais n'aura de cesse de vouloir retrouver son indépendance. Malgré son importance, la ligue ne parvient pas à unifier complètement le Péloponnèse sous son égide. Lors de la guerre d'Achaïe, la dissidence de Sparte et son manque de tactique sous le Stratège Philopoemen (253-183) vont conduire à sa dissolution. La Ligue disparaît en 146 avec la défaite de Leucopetra près de Corinthe qui livre la Grèce aux Romains. Corinthe, son siège, est prise et pillée par Général Romain Mummius (Consul en 146). |
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Ruines du site de Mycènes |
La situation de Mycènes, qui domine à la fois la mer et l'Argolide, lui permet de contrôler le commerce dans une grande partie de la mer Égée. D'après la légende, deux dynasties se seraient succédé sur son trône, celle des Perséides, qui auraient soumis les Pélasges, puis celle des Pélopides ou des Atrides. La Grèce Mycénienne est divisée en royaumes, chacun d'entre eux étant dirigé par un Roi, appelé wa-na-ka. La légende fait régner vers 1200, le Roi Agamemnon. Les autres grandes cités autour de Mycènes sont Tirynthe et Pylos dans le Péloponnèse et Athènes et Iolkos sur la côte de Thessalie.
Les Mycéniens, attirés par ses richesses, envahissent la Crête et finissent de ruiner l'empire Minoen déjà sur le déclin. Puis, ils poussent jusqu'à Chypre. En plus de la Crête, d'autres îles de la mer Égée, comme dans les Cyclades et Rhodes, verront l'implantation des Mycéniens. On retrouve aussi leurs traces dans des sites en Asie Mineure et des objets Mycéniens sont retrouvés même en Europe centrale et jusque dans les Îles Britanniques.
L’écriture Mycénienne, est appelé "Linéaire B" c'est une variante de l'écriture Grecque primitive issue du Linéaire A des Minoens. L'analyse linguistique des textes en linéaire B amalgame la langue Mycénienne à des dialectes Grecs des époques ultérieures. Le monde Mycénien va connaître une disparition assez brutale, dont on ignore réellement la cause, ce qui aura pour effet de plonger la Grèce dans des âges sombres, qui vont durer quatre siècles. |
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Cette civilisation a été révélée à la fin du XIXe siècle par les fouilles d'Heinrich Schliemann à Mycènes en 1874 et Tirynthe en 1886. Schliemann pensait avoir retrouvé le monde décrit par Homère dans l'Iliade et l'Odyssée. Dans une tombe de Mycènes, il a mis au jour un masque en or qu'il identifia au Roi Agamemnon. Il faudra attendre les recherches d'Arthur Evans, au début du XXe siècle, pour que le monde Mycénien soit reconnu comme entités par rapport au monde Minoen de Schliemann. Aucune source écrite provenant d'un site Mycénien ne nous a indiqué comment ce peuple se nommait lui-même. |
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L'histoire....... |
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On appelle cette civilisation Mycénienne car la plus importante des cités était Mycènes. Malgré la légende et la puissance de la ville, il semble impossible que l’ensemble de la Grèce ait été gouverné par un souverain unique durant cette période. Rien ne prouve non plus que celle-ci ait formé une seule communauté ethnique ou linguistique. La chronologie de la civilisation Mycénienne a été attestée par Arne Furumark, en se basant sur la typologie des objets découverts sur les sites fouillés. Cette classification est très controversée par quelques spécialistes mais reste encore utilisée aujourd'hui. On emploie pour ces périodes le terme : Helladique Récent (HR).
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Le monde Mycénien est constitué d'une multitude de petits royaumes qui forment un ensemble de peuples, ancêtres des Achéens, des Ioniens, etc... Ces petits royaumes vont rivaliser par leur richesse. Homère dans l'Iliade, divise la Grèce en plusieurs États : Argos, Athènes, Mycènes, Pylos, Orchomène, Tirynthe, Cnossos qui sont attestés par l'archéologie et les textes en linéaire B, mais il faut peut-être rajouter Sparte et Ithaque.
Mycènes est le plus prestigieux, d'où sa place privilégier dans l'épopée Grecque. L'organisation politique générale du monde Mycénien n'est pas connue avec certitude. Nous sommes renseignés sur l'organisation intérieure des royaumes par les archives de Pylos et Cnossos en linéaire B, qui révèlent une organisation économique complexe et centralisé autour des palais. |
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Les Rois Mycéniens exercent leur pouvoir militaire, juridique et religieux sur des grands territoires, les te-me-no (ou Témenos, en Grec : Témenos ou Tέμενος), possédant de bonnes récoltes, des troupeaux, mais aussi sur la production et le commerce des métaux. Chaque souverain constituait sa cour d'officiers (Chevaliers ou compagnons) les e-qe-ta (ou Equetai), de dignitaires les te-re-ta (ou Telestai), d'Aristocrates et de fonctionnaires.
Il était secondé par le ra-wa-ke-ta (ou Lawagetas), sans doute le chef de l'armée. Le royaume de Pylos était divisé en deux grandes provinces : La de-we-ra ka-ra-i-ja, la province proche, autour de Pylos et la Pe-ra-ko-ra-i-ja, la province éloignée. Pour diriger les districts qui faisait la sous division d'un royaume, le Roi nommait un gouverneur le ko-re-te (ou Koreter) et un sous-gouverneur le pro-ko-re-te (ou Prokoreter).
Mycènes, comme le feront les Romains plus tard, s'était reliée aux autres cités par un réseau de routes. La ville dominait à la fois une partie de la mer Égée et l'Argolide, ce qui lui permettait de contrôler le commerce. Son économie reposait sur l'agriculture et le tribut que versaient les royaumes assujettis. Les paiements se faisaient sous la forme de bovins et d'étoffes. À part Mycènes les royaumes important étaient Athènes, Pylos, Tirynthe et Thèbes. |
Dame de Mycènes, fresque du XIIIe siècle retrouvée à Mycènes représentant une Déesse - Musée national archéologique d'Athènes |
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Couronne et masque provenant de tombes royale
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Vers 1450, les Mycéniens envahissent le centre de la Crête et la ville de Cnossos est occupée. Ils vont prendre, de ce fait, le contrôle sur la mer Égée ce qui va leur permettre d’étendre leur puissance au premier rang des peuples de la Méditerranée orientale. L'influence des Minoens sur les Mycéniens va être importante, ils vont en premier lieu adopter leur écriture, le linéaire B. Les palais permettaient le stockage des productions de coton, de lin pour les vêtements, de céréales (Blé et l'orge), d'oliviers, de figuiers, de vigne et d'huile qui étaient échangés contre des matières premières absentes du territoire telles que l'étain pour la fabrication des armes.
L'élevage était surtout axé sur les moutons et les chèvres. On sait aussi par des découvertes archéologiques que les Mycéniens possédaient des industries dans le domaine des parfums (Huile parfumée à la rose, à la sauge, etc...) et du bronze (Fabrication d'épées). Mais également des ateliers dépendants du palais qui comprenaient des ivoiriers, des orfèvres, des potiers. |
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L'industrie textile était l'un des principaux secteurs de l'économie Mycénienne. Les tablettes de Cnossos permettent de suivre toute la chaîne de production, des troupeaux de moutons au stockage des produits finis dans les magasins du palais. Le palais de Pylos comptait environ 550 ouvrières du textile et près de 900 à Cnossos. L'influence commerciale des Mycéniens était très grande puisque l'on sait qu'ils commerçaient avec Chypre, l'Égypte, des cités en Asie Mineure comme Milet, Halicarnasse ou Cnide, jusqu'à des îles comme Lemnos ou Cythère.
On a retrouvé leurs poteries jusqu'en Syrie et Palestine, mais aussi plus à l'Ouest en Sicile, ou même en Europe Centrale et jusqu'en Grande-Bretagne. De grandes jarres ayant contenu de l'huile ont été retrouvées à Thèbes, en Béotie. Nous disposons de peu d'informations sur le circuit de distribution des textiles, on sait juste que les tissus fins partaient pour l'Égypte. |
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Vase à étrier Mycénien trouvé à Ougarit, XIIIe siècle - Musée du Louvre |
Les Mycéniens, témoignent d'originalité dans leur architecture, ils vont construire de nombreux monuments à Argos, Dendra, Mycènes, Pylos et Tirynthe. Les principales villes Mycéniennes seront toutes fortifiées. À côtés de ces citadelles, on a aussi trouvé des forteresses, servant sans doute au contrôle militaire des territoires. Les plus beaux palais Mycéniens étaient semble t-il ceux de Mycènes, Pylos et Tirynthe. |
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Sur le plan architectural, ils ont hérité des palais Minoens, mais aussi de l'influence des grandes résidences bâties en Grèce continentale. Le cœur du palais est le mégaron qui est la salle du trône entouré de quatre colonnes. Ils sont organisés autour d'un ensemble de cours ouvrant sur plusieurs salles de différentes dimensions, dont des magasins, des ateliers, des salles de réception et de résidence. Les palais Mycéniens ont livré un mobilier important, ainsi que des fresques peintes. |
Art Mycénien
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Le déclin et la fin |
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Malgré sa puissance, le monde Mycénien va connaître une disparition relativement brutale sans que l'on ne puisse en expliquer précisément les raisons. La fin de la suprématie Mycénienne pose beaucoup de problèmes qui ne sont toujours pas résolus, du point de vue chronologique et de l’interprétation des événements. Des recherches récentes à Mycènes et Thèbes nous ont appris qu'il subit un premier choc vers 1280 (HR III B1). À partir de cette date, en peu de temps, tous les palais du Sud de la Grèce sont brûlés, y compris celui de Mycènes. Les habitations hors de la ville de Mycènes vont être détruites, le palais de Thèbes est ravagé. Puis vers 1200 (HR III C), les grands palais sont détruits : Mycènes, Pylos, Tirynthe. La période voit une baisse importante du nombre de sites en Grèce, 9/10e des sites de Béotie disparaissent, 2/3 en Argolide. Quelles sont les causes du déclin de la civilisation Mycénienne à cette période ? Plusieurs hypothèses ont été avancées concernant cette disparition de "l'Empire". Ces faits étaient traditionnellement attribués aux invasions des Doriens, des Grecs du Nord, bien que beaucoup d'historiens doutent maintenant que cette invasion eut lieu. |
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En fait les causes peuvent être à la fois :
• Externes du fait de facteurs naturels comme le changement climatique, des tremblements de terre qui sont peut-être l'origine du déplacement de sources d'eau et des populations, bien que ces propositions soient aujourd'hui rejetées en masse. Amos Nur fait pourtant valoir que les tremblements de terre ont joués un rôle majeur dans la destruction de Mycènes et de nombreuses autres villes à la fin de l'âge du Bronze. Une autre théorie est qu'il se serait produit une grande et longue sécheresse qui aurait causé le déclin de Mycènes, mais il n'y a pas de preuve climatologiques de ces faits.
• Externes du fait de raids de nouvelles populations comme effectivement les Doriens ?Mais cette proposition est elle aussi désormais écartée par beaucoup de spécialistes. On sait aujourd'hui que les Doriens étaient déjà présents en Grèce continentale auparavant. Une autre hypothèse encore est que la fin du palais de Mycènes, lieu du pouvoir de la cité, est liée aux "Peuples de la mer". Les populations qui ont été la cause de la destruction de l'Empire Hittite et des attaques sur la XIXe, puis XXe dynasties de l'Égypte. Ceux-ci rasant les grandes villes d'orient, auraient empêché tout commerce. L'économie Mycénienne, ne reposant que sur les échanges, se serait d'un coup écroulée. Les palais sans aucun revenu auraient été dans l'impossibilité de faire face à cette crise.
• Internes, au cours de conflits sociaux une administration trop centralisée et trop rigide aurait été incapable de surmonter de nouvelles crises. Les couches sociales les plus défavorisées auraient rejeté le système palatial qui finit par s'appauvrir à la fin de l’Helladique Récent. Cette hypothèse rejoint parfois la précédente. |
Fresque de Mycènes représentant un bouclier symbole de la Déesse de la guerre - Musée national archéologique d'Athènes
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L'hypothèse interne est renforcée par le fait que dans les tablettes Mycéniennes, le nom du magistrat chargé de l'administration des villages change et devient une forme ancienne d'un nom dont aurait pu dériver le titre d'archonte (Roi-Prêtre de la Grèce archaïque). Ce qui signifierait que l'administration Mycénienne se désintégra au point que les citoyens ne reconnurent plus que les magistrats locaux comme souverains et autorité suprême.
D'un autre côté l'hypothèse externe est, elle, basée sur le fait que l'on constate à cette époque, que beaucoup d'étrangers parlant le Grec Dorique entrent en Grèce. Par ailleurs, certaines populations Mycéniennes, qui plus tard parleront un dialecte Dorien, quittent la superstructure Mycénienne et s'installent dans de nombreuses régions anciennement contrôlées par elle et les populations déplacées échappent aux pouvoir Mycénien.
En fait, plusieurs facteurs se sont sûrement conjugués, car aucune preuve concluante n'a été avancée pour confirmer que telle ou telle théorie est la raison pour laquelle la citadelle Mycénienne et d'autres autour d'elle sont tombées à cette époque. Ce que l'on constate de sur c'est qu'à cette période appelé "submycénien", Mycènes n'était plus une grande puissance. Ses céramiques et leurs styles décoratifs ont été changés rapidement. L'artisanat et l'art ont nettement diminué. La citadelle a été abandonnée à la fin du XIIe siècle, du fait qu'elle n'était plus un lieu stratégique et était trop éloignée de la cité. Quoi qu'il en soit le riche monde Mycénien ne se relèvera jamais quand les sites de Mycènes et de Tirynthe seront détruits. Toute la Grèce va en subir les conséquences ouvrant la période des "âges sombres", qui va durer pendant quatre siècles. |
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Lors de la disparition du monde Mycénien, vers 1200, les populations poussées par la pauvreté s’aventurent à la recherche de nouvelles terres à cultiver. Ce mouvement de population débute donc au XIIe siècle et se poursuit pendant quelque deux cents ans. Les nomades finissent par s'installer en Ionie (Anatolie) en Arcadie (centre de la Grèce) et en Attique (Est de la Grèce sur la mer Égée). Parmi ces nouveaux peuples, émerge celui des Doriens, venu du Nord, ils étaient installés en Thessalie depuis 2000. Ils vont repeupler petit à petit le Péloponnèse. Les palais utilisés sont ceux de l’époque Mycénienne et cette société agricole va remplacer l'administration centralisée précédente. L’écriture se perd, on a retrouvé aucun témoignage écrit de cette période et la population décline doucement. Elle sera ramenée au dixième de ce quelle était au temps de Mycènes. On qualifie cette période "d’âge sombre". Les vestiges archéologiques de ce début de période évoquent une récession économique et politique rapide. On ne sait pas grand chose de cette époque, mais ce qui est sûr c'est que les vestiges archéologiques de ce début de période évoquent une récession économique et politique rapide. Partant du Péloponnèse, les Doriens se répandent vers la Crête, les Cyclades du Sud, Rhodes, Cos, Cnide et essaiment en Méditerranée en renversant les Royaumes Achéens. Argos et Sparte, sont au début les principaux états Doriens, puis vers 900, Corinthe et Mégare. Athènes ne passera jamais sous le pouvoir des Doriens. |
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Les éléments caractéristiques de la civilisation palatiale, disparaissent pour laisser la place à une civilisation mal connue des historiens. Un processus va s'amorcer à cette époque et la Grèce va passer progressivement du statut de clan, au régime de la Cité-État et de la royauté, au régime oligarchique d’une classe de propriétaires. Son économie sera fondée uniquement sur le commerce maritime. On a retrouvé des tablettes de Syrie, de Mésopotamie et du Kizzuwatna (Cilicie) à Samos, Délos. À partir de la fin du VIIIe siècle, les Grecs commencent à commercer avec les pays du Proche Orient et c’est probablement par leurs contacts avec les Phéniciens qu’ils empruntent leur écriture. En Grèce continentale des récipients Phéniciens en argent ont été mis au jour. Ils importeront d'Ourartou des grands chaudrons et d’autres objets en métal. À partir de 750, des émigrants Grecs s’embarquent pour aller fonder des colonies qui vont se disperser de la mer Noire à l’Espagne. |
En 733, Corinthe édifie la ville de Syracuse, puis Corcyre (Corfou). En 706, Sparte crée la ville de Tarente. Les Eubéens fondent plusieurs villes dans le Sud de l'Italie, dont Cumes. Dans le même temps des colons Doriens s'installent sur la côte de Thrace, d’autres accostent en l'Afrique du Nord et en 631, fondent la ville de Cyrène. Chaque colonie constituait une nouvelle Cité-État qui conservait des relations commerciales avec la cité mère et dans certaines circonstances des relations militaires sous forme d'aide réciproque, la cité "mère" étant souvent la protectrice de la colonie. L’époque bien que très perturbée n'est pas dépourvue de vie culturelle. Les spécialistes distinguent par exemple, deux époques dans le monde de la céramique appelées : Proto-géométrique et géométrique, la céramique de ces époques étant décorée de motifs comme des triangles, des losanges, des cercles, les demi-cercles, des chevrons etc...
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Les colonies et les routes commerciales Grecques |
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(Période Archaïque) De vers 700 à 500 |
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Ce sera une période de développement culturel et politique très rapide. C'est au VIIIe siècle qu'était apparue l'organisation de l'État la plus caractéristique de la Grèce antique, avec les bouleversements politiques qui amènent aux cités-états ou Polis (ou Pólis, en Grec : πόλις "cité", au pluriel Poleis). Quelques historiens n'accordent le titre de polis (Poleis) qu'aux organisations du VIe siècle, avec la formulation généralisée des droits et devoirs des citoyens. Ces cités-états vont se diviser en deux groupes : Les cités royales et aristocratiques, qui sont principalement Doriennes, surtout sur la Béotie et le Péloponnèse (Sparte etc...) et les cités commerçantes et démocratiques (Mégare, Athènes etc.). Il est à noter qu'Henri van Effenterre, en citant le cas d'une ville, Gortyne (En Crète, située sur les bords du fleuve Léthée, au pied du mont Ida) soutient que cette dernière était déjà, dès l'âge de bronze, une Cité-État et que cette organisation a coexisté avec la société palatiale. Le grand nombre de cités-états indépendantes est la principale cause des guerres et de la rareté de toute action panhellénique (Volonté de réunir tous les Grecs au sein d'une même union) comme il s'en déroulera lors de l'invasion Perses Achéménides. Chaque cité se distinguait par un panthéon différent, une politeia différente.
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Les cités se construisirent lentement, par synœcisme (Communauté de maisons). Puis par l'association de plusieurs villages proches en un centre commun. Ce lieu est très souvent dominé par une colline, qui devient vite une citadelle (ou Acropole : "Point le plus haut de la ville"). L'évolution est différente selon chaque cité. Le territoire poliade était divisé en deux entités :
• L’astu ou asty, qui était la partie de la cité (polis) où étaient regroupés les cultes civiques et les instances politiques. En fait il s'agissait de la ville principale du territoire de la cité, avec ses édifices publics, politiques, religieux, commerciaux, ses habitations privées du centre et sa place du marché (Agora).
• La chôra, qui désignait la zone périphérique qui entourait la polis. C'était le plus souvent une zone rurale qui pouvait être néanmoins composé de villages (Ou petites villes qui n'avaient pas le statut de cité) et de sanctuaires. Elle réunissait aussi les pâturages, les bois, les montagnes. Des remparts marquaient la limite entre l'agglomération et la campagne.
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Une troisième entité la paralia, n'existait que dans les cités qui se trouvaient en bordure de mer, elle comprenait la côte et le port. À l’origine la plupart des cités étaient dirigées par des grandes familles aristocratiques (Les aristoi, "les meilleurs"), qui possédaient les meilleures parts de terre, tandis que la crise agraire augmentait l'appauvrissement des paysans.
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Hoplite
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Cependant au cours du VIIIe siècle cette domination va progressivement être remise en cause. Avec le développement de l’instruction, les citoyens peuvent lire et critiquer les lois. Une classe moyenne de commerçants et d’artisans voit le jour et s’enrichit. On assiste alors à la création de corps de fantassins, les hoplites (Voir Sparte), signifiant que la guerre n’est plus le privilège des nobles, ce qui vas accroître les tensions sociales.
Dans certaines villes, les lois vont restreindre le pouvoir de l’aristocratie, dans d’autres, celui-ci échouera à des Tyrans qui s’appuieront parfois sur des hoplites. Au début de nombreux Tyrans sont populaires parce qu’ils annulent la dette des fermiers et procèdent à une nouvelle répartition des terres. Dans certaines cités, l’aristocratie est remplacée par des petits groupes de riches marchands qui fondent des oligarchies. Pendant la période archaïque de vers 700 à 500, deux cités finissent par s’imposer dans chacun des groupes, en suivant des voies complètement différentes et deviennent de plus en plus puissantes. La première, Sparte est Dorienne. Elle est dirigée par deux Rois et contrôle la plus grande partie du Péloponnèse. Elle est dominée par une caste guerrière, les citoyens-soldats, qui possèdent des terres et des esclaves, les Hilotes. |
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Buste de Solon
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La deuxième, Athènes est Ionienne et est orientée vers le commerce maritime. On y voit naître la démocratie avec les réformes de Dracon en 621 et Solon en 594, réformes qui sont cependant combattues. De 540 à 527, la cité est soumise au Tyran Pisistrate (560-527), ses fils lui succèdent et souhaitent continuer sa politique, mais un est tué et l’autre, en 510, obligé de s’exiler. Le nouveau dirigeant, Clisthène dote alors la ville d’institutions véritablement démocratiques.
Athènes va prospérer rapidement grâce au commerce et à ses mines d’argent. Dans le mêle temps, le monde Grec s’étend sur le littoral asiatique de la mer Égée et de l'Hellespont (Asie Mineure) où se développent de florissantes cités comme: Éphèse, Halicarnasse, Milet ou bien Sardes en Lydie. Les Grecs vont y diffuser leur propre culture et au fur et à mesure glorifier leur civilisation, ils vont considérer tous ceux qui ne parlent pas leur langue comme des "Barbares". |
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Cette Grèce très riche va attirer un ennemi qui a déjà conquis la Mésopotamie et bientôt l'Égypte, les Perses Achéménides. Les Poleis perdirent beaucoup de leur force avec la disparition de leur indépendance, après les conquêtes Macédoniennes, notamment celles de Philippe II (359-336) et de son fils Alexandre le Grand (336-323) et l'émergence des royaumes hellénistiques à la fin du IVe siècle av.J.C. Claire Préaux dit que la cité Grecque est morte à Chéronée, en 338, lorsque Philippe II y remporta la victoire sur la coalition de cités Grecques. Par contre Richard Billows prétend que la période hellénistique constitue une période centrale dans la vie des cités. Le débat reste ouvert... |
Bouclier d'Hoplite
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Le principal changement se mesure en fait dans la politique extérieure des cités qui dans ce cas perdent une large part de leur autonomie. Par opposition, elles gagnent en sophistication dans la gestion des affaires internes, dans la culture, la vie civique et les aménagements urbains.
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