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Alalah (Alalakh)
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Alalah (ou Alalakh ou Alakhtum ou Mukish ou Tell Açana) était une ancienne ville Amorite près de Tell Atchana Antakya, dans le Sandjak d'Alexandrette (L'antique Antioche, Turquie aujourd'hui). Elle était située dans la plaine de la rivière Amuq, au Nord du coude formé par l'Oronte. Elle n'est aujourd'hui plus qu'un vaste monticule.
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L'histoire.......
Alalah a été fondée à l'âge du Bronze moyen au cours du IIe millénaire avant notre ère. Elle est considérée comme l'une des premières grandes villes du Croissant fertile. Le premier palais de la citadelle d'Alalah a été construit vers 2000 av.J.C. À cette époque elle est contemporaine de la brillante IIIe dynastie d'Ur. Les premières traces écrites citant le site, sous le nom d'Alakhtum, commencent avec les tablettes de Mari, datant du XVIIIe siècle, lorsque la ville faisait partie du royaume du Yamkhad (Alep). Le document raconte que le Roi du Yamkhad Sumu-Epukh (ou Sumu- Epeh, ? -1781) vend la cité et territoire d'Alakhtum au Roi de Mari Zimri-Lim (1775-1761 / 1760) pour qu'il les mette en valeur, tout en gardant la suzeraineté sur la ville. |
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Une des tablettes retrouvée à Alalah |
Ce dernier était peut-être son beau -fils, époux de Shiptu, mais celle-ci est aussi donnée comme la fille de Iarim-Lim I (ou Yarim-Lim, 1780-1765) le Roi suivant du Yamkhad, les sources sont incertaines. Après la chute de Mari, qui est rasée et pillée par le Roi de Babylone Hammourabi (1793-1750), son ancien allié, en 1759, Alakhtum/Alalah semble tomber une fois de plus sous l'autorité d'Alep. C'est à cette période que son nom évolue pour devenir Alalakh et que le Roi d'Alep, Abbân (ou Abba, v.1755 ?), arrive au pouvoir. Ce Roi Abbân apparaît dans les archives de Mari, parmi les personnes participant au voyage du Roi Zimri-Lim (1775-1761) à Ougarit. On sait qu'il est monté sur le trône d'Alep et du Yamkhad, par un texte retrouvé à Alalah, dans lequel il dit avoir donné en apanage le royaume d'Alalah à son frère Iarim-Lim II (ou Yarim-Lim, v.1720) pour le remercier de ne pas avoir participé à une révolte contre lui. Les descendants de Iarim-Lim II vont ensuite fonder une dynastie à Alalah, tout en restant des vassaux d'Alep et du Yamkhad.
Cet état va durer jusqu'à la fin du XVIIe siècle, quand Alalah est détruite par le Roi des Hittites Labarna II (1650-1619, qui prend le nom d'Hattousili I ou Hattusili), dans la deuxième année de ses campagnes. Vers 1625, il avait franchit les monts Taurus, puis, partant d'Alalah il allait conquérir le Nord de la Syrie, région importante pour ses routes commerciales et l’accès aux ports méditerranéens de Byblos et Ougarit. Après une interruption de près d'un siècle des écrits sur Alakhtum on retrouve de nouveau des traces de la région sous le nom d'Alalah (ou Alalakh), qui redevient le siège d'une dynastie locale. La plupart des informations sur la fondation de cette dynastie proviennent d'une statue inscrite avec ce qui semble être une autobiographie du Roi fondateur de la dynastie un certain Ammitakum (XVIe siècle). |
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Toujours selon cette inscription il serait suivi par Ilim-Ilimma I (Roi d'Alalah et Roi d'Alep, v.1530-v.1490). Cependant ce dernier est chassé par celui qui va devenir le nouveau maître de la région, le Roi du Mitanni Parattama (ou Barattarna v.1480-v.1450), évoqué dans des textes comme suzerain des villes d'Alalah et de Nuzi. Ilim-Ilimma I a un enfant, Idrimi qui va lui succéder. |
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Idrimi (v.1490-v.1450) doit prendre la fuite et après de longues années d'errance il réussit à remonter sur le trône d'Alalah. Il fonde le royaume de Mushki qu'il contrôle depuis Alalah. Puis, il rentre dans les bonnes grâces de l'Empereur du Mitanni qui accepte de le prendre parmi ses vassaux. Il passe alliance avec le Roi du Kizzuwatna Pilliya (v.1480-v.1450) et envahit des territoires au Nord appartenant aux Hittites. Une statue le représente assis sur un trône reposant sur une base de basalte. Une inscription couvre le corps et raconte sa vie. Sa famille avaient été contrainte de fuir vers Emar. Avec sa mère et une partie de la population, il quitta la cité et rejoignit le peuple d'Apirou (ou Hapiru ou Habiru ou Abirou ou Hapirou ou Habirou ou Ha biru ou Apiru, groupe de personnes qui vivaient comme des nomades dans les régions du Croissant fertile de la Mésopotamie du Nord et l'Iran aux frontières de l'Égypte en pays de Canaan) en Ammija sur la terre de Canaan. Les Apirou le reconnurent comme "fils du pays" et s'allièrent à lui.
Après avoir vécu parmi eux pendant sept ans, il conduit les guerriers Apirou dans une attaque réussie d'Alalah par mer et il devint Roi. Ces faits ne sont vérifiés par aucune autre source et il est à noté que cette statue a été découverte dans un niveau d'occupation datant de plusieurs siècles après la date à laquelle Idrimi est censé avoir vécu, il y a donc un débat entre les spécialistes sur la véracité de cette histoire. Néanmoins, des dates sur des tablettes archéologiques nous disent que Niqmepa (ou Niqmepuh ou Niqmepa, v.1430) qui succède au fils d'Idrimi, Adad-Nerari (v.1450-v.1430) a été contemporain de l'Empereur du Mitanni Shaushtatar I (ou Shaushatar ou Sausatatar ou Shanshatat, v.1440-v.1410), ce qui semble soutenir qu'Idrimi aurait été contemporain de Parattama (ou Barattarna v.1480-v.1450), le proche prédécesseur de Shaushtatar I. |
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Statue d'Idrimi retrouvée dans le temple - British Museum |
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Au milieu du XIVe siècle, l'Empereur des Hittites Souppilouliouma I (ou Suppiluliuma, 1382-1342), bat l'Empereur du Mitanni Tushratta (ou Toushratta ou Touchratta, v.1380-v.1350) et prend le contrôle de la Syrie du Nord, y compris Alalah, qu'il intègre à l'Empire Hittites. Le Roi règle les litiges frontaliers entre le Mukish et ses vassaux Ougarit, Alep et le Nuhasse (ou Nuhašše ou Nuhašša, territoire Syrien, mentionnée dans divers documents du Moyen-Orient). Par la suite, le royaume d'Alalah va rester un fidèle vassal des Hittites. Alalah s'effondre après la chute de ces derniers au début du XIIe siècle et est probablement détruite, comme beaucoup d'autres villes côtières de l'Anatolie et du Levant, sous les coups des Peuples de la Mer. Le site n'a jamais été réoccupé, le port d'Al Mina prenant sa place dans la région à l'Âge du Fer. |
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Le Site Archéologique
Les vestiges de la ville conservés par le Tell Atchana ont été exhumés par l'archéologue Britannique Sir Léonard Woolley. Ces recherches, au cours des quelles des palais, des temples, des maisons et murs de fortification ont été découverts, se déroulèrent en deux phases coupées par la Seconde Guerre mondiale, entre 1937 et 1939, puis entre 1946 et 1946. Dix-sept niveaux archéologiques allant du Chalcolithique (Niveau XVII, 3400-3100 av. J.-C.) au Bronze Final (Niveau 0, XIIe siècle av.J.C) ont été mis au jour. Le contexte socio-économique de l'histoire Alalah sous le règne d'Ilim-Ilimma I, d'Idrimi, d'Adad-Nerari et de Niqmepa est bien documenté grâce à des tablettes trouvées lors des fouilles sur le site. Toutefois Idrimi, lui-même, n'apparaît que rarement sur les tablettes. |
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Après plusieurs années de recherche, l'équipe de l'Université de Chicago, a tenu sa première saison complète de fouilles, réalisée par Aslihan Yener, en 2003. En 2004, l'équipe a eu une nouvelle courte saison d'étude et d'excavation. En 2006, le projet a changé de parrainage et la reprise de fouilles est dirigée par Aslihan Yener dans le cadre du Ministère Turc de la Culture et du tourisme et l'Université de Mustafa Kemal à Antakya. Les fouilles à Alalah ont produit un corpus de documents écrits qui exige que des comparaisons avec Mari et Ougarit soient faites. Vue du site |
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Environ 500 tablettes cunéiformes ont été récupérées au niveau VII, (Bronze-moyen) et au niveau IV (Âge du Bronze). La statue inscrite d'Idrimi, qui a donné une unique autobiographie de la jeunesse du Roi, de son ascension et sa prise de pouvoir, de ses conquêtes militaires, se trouve maintenant au British Museum. Les textes en Akkadien d'Alalah inclus quelques listes de mots, présages astrologiques et conjurations, mais consistent essentiellement en des tablettes juridiques, qui enregistrent sur la famille régnante des contrôles fonciers et les revenus qui s'en suivent, des documents administratifs, qui enregistrent les flux de produits de base entrés et sortie du palais.
Les recherches archéologiques d'Alalah se sont surtout concentrées sur la zone de la citadelle où se trouve le palais. L'architecture monumentale apparaît dès le niveau XII (2400), pour lequel il a été dégagé une construction voûtée, que les spécialistes identifient à un temple. Deux grandes périodes se détachent : Le niveau VII (Bronze Moyen) qui correspond à la période Amorrite et le niveau IV (Début du Bronze Récent) qui couvre bien l'histoire de la ville. |
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Ces deux niveaux ont pour monument principal le palais, qui change de plan et est agrandit entre les deux périodes. D'importants lots de tablettes ont été retrouvés pour ces deux niveaux, nous renseignant sur la vie politique et économique du royaume d'Alalah. À proximité du palais se trouve un temple, lui aussi remanié au niveau IV. Il était sans doute dédié à la Déesse principale de la cité, Ishtar d'Alalah. |
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Vers 1800 av.J.C, la Syrie et la Palestine comptent plusieurs royaumes Amorrites, dont Byblos et Ougarit, mais le plus étendu est le Yamkhad (ou Yam-Khad) qui avait pour capitale Alep (Déjà nommée Ḥalab à cette période), s'étendait lors de son apogée du Mont Taurus à l'Euphrate et la Syrie du Nord. On pense qu'il exista de vers 2000 à vers 1595. Ses Rois, Iarim-Lim I à III (ou Yarim-Lim), Niqmepa (ou Niqmepuh ou Niqmepa, v.1430) etc… gouvernaient par l’intermédiaire de vassaux tel que les Rois d'Alakhtum (Alalah) quand il n'étaient pas eux mêmes Roi de cette ville.
Les Rois du Yamkhad dominent aussi les riches cités d'Emar et Ougarit. Leurs grands rivaux sont les souverains du royaume de Qatna, situé au Sud du Yamkhad. L'antique d'Alep se situait au même endroit que la ville actuelle du même nom. De ce fait il a été impossible aux archéologues d'atteindre des niveaux de fouilles datant de cette période. Les seuls renseignements sur l'histoire de ce royaume nous parviennent donc de sources extérieures. Pour la plupart de la cité de Mari, pour la période qui va de 1810 à vers 1760 et d'Alalah pour les décennies qui suivent. Le royaume du Yamkhad est cité dans ces sources comme l'un des plus puissants du Proche-Orient, même sans doute le plus puissant. Alep est l'une des plus anciennes villes habitées de Mésopotamie. |
Vue des ruines d'Alep |
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Des tablettes cunéiformes mentionnent un centre urbain datant de 5000 ans. La Yamkhad est conquis une première fois par les Hittites en 1619, puis en 1595 ou Alep est prise. Il passera successivement sous le contrôle des Mitanniens, des Hourrites, aux mains des Assyriens en 738, des Perses Achéménides, des Rois Séleucides, des Romains en 65 av.J.C, des Byzantins, puis des arabes. |
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L'histoire....... |
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Sumu-Epukh (ou Sumu-Epeh, ? -1781) est le premier Roi attesté du royaume. Il est l'un des plus puissants Rois de son époque. Il apparaît dans les sources de la ville de Mari, où le Roi local Yahdum-Lim (1820-1798 ou 1815-1796) rejette son alliance au profit de celle qu'il passe avec la cité d'Eshnunna. Sumu-Epukh, soutient alors une révolte de nomades dans le royaume de Mari, qui est finalement matée. Il combat contre le Roi de Qatna, Ishkhi-Addu. Mari passe par la suite sous le contrôle du Roi Amorrite d'Ekallāté (ou Ekallatum) et Empereur d'Assyrie Shamshi-Adad I (ou Samsi-Addu, 1814-1775). Celui-ci choisit de s'allier avec le Roi du Qatna. Le Yamkhad se retrouve alors pris entre ces deux adversaires. Une guerre éclate, qui ne voit aucun vainqueur. Sumu-Epukh meurt peu après.
Iarim-Lim I (ou Yarim-Lim, 1780-1765) son fils, lui succède. Quand Shamshi-Adad I meurt en 1775, son royaume s'effondre et Iarim-Lim I, soutient une grande révolte contre les deux fils de Shamshi-Adad I qui va lui permettre de récupérer Alalah. Il aide notamment Zimri-Lim (1775-1761) à prendre le pouvoir à Mari et gagne ainsi un fidèle allié, à qui il donne sa fille Shiptu (ou Shibtu) en mariage.
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En 1765 monte sur le trône du Yamkhad, Hammourabi I (1765-v.1755), fils de Iarim-Lim I. Comme les archives de Mari, qui sont notre seule source de connaissance de l'histoire du Yamkhad, s'arrêtent peu après sa montée sur le trône, on est encore à aujourd'hui très peu renseigné sur les évènements qui se sont produits sous son règne. Il semble qu'il n'ait pas cherché à porter secours à son beau-frère (?) Zimri-Lim quand, en 1762, celui-ci se fait attaquer par le Roi de Babylone Hammourabi (1793-1750), qui prend et détruit Mari en 1759. Ceci n'a pas nuit aux intérêts du Yamkhad, puisqu'on sait par les archives de Shekhna (Tell Leilan), postérieures à cet évènement, que le Roi d'Alep étend son autorité jusque dans la région du Khābūr (ou Habur), qui appartenait auparavant au Roi de Mari. |
À sa mort, ses deux fils Abbân, puis Iarim-Lim II (ou Yarim-Lim) lui succèdent. L'aîné, Abbân (ou Abba ou Abba'el, v.1755- ?), a un nom en écriture cunéiforme qui a longtemps posé un problème d'interprétation aux historiens. Les spécialistes ont depuis opté pour une lecture phonétique de son nom. Ce Roi Abbân apparaît dans les archives de Mari, parmi les personnes participant au voyage du Roi Zimri-Lim (1775-1761) à Ougarit. On sait qu'il est monté sur le trône d'Alep et du Yamkhad, par un texte retrouvé à Alalah, dans lequel il dit avoir donné en apanage le royaume d'Alalah à son frère Iarim-Lim II. On sait également que son royaume s'étendait à l'Est au-delà de l'Euphrate, dans l'ancien royaume de Mari. Le Yamkhad est, pendant son règne, toujours un des royaumes les plus puissants du Proche-Orient. |
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Iarim-Lim II (ou Yarim-Lim, v.1720), son frère, lui succède. Pour lui comme pour les Rois suivants, leurs noms nous sont avérés seulement par les archives administratives d'Alep, mais les faits historiques entourant leur règne sont mal connus. On sait par les archives de Shekhna (Tell Leilan) qu'Alep étend sa domination sur les Rois de la région du Triangle du Khābūr. Il est possible que le Qatna et Karkemish aient été soumis à leur tour. Cette domination semble durer près d'un siècle puisqu'en 1619, les Hittites attaquent le Yamkhad. En 1595, Alep est prise par le Roi Moursil I (1620-1590) qui avait avant ravagé le pays, ce qui met fin au grand royaume du Yamkhad. Il se sert de la ville comme base de lancement pour sa campagne militaire de grande envergure contre la Mésopotamie. |
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Vue des fouilles le long de la citadelle |
Moursil I marche le long de l'Euphrate, surprend et pille Babylone et y fonde la IIe dynastie de Babylone. C'est la fin de la domination Amorrite sur le Proche-Orient. Après ces succès, les Hittites ne réussissent pas à garder le contrôle de la Syrie. Dès lors Alep va poursuivre son histoire seule. Elle devient une grande étape pour les caravanes entre la Syrie et la Mésopotamie. Dans la période très mal connue qui va de 1595 à 1450, un nouveau royaume s'affirme. À cette dernière date on sait que le Roi d'Alep et d'Alalah, Idrimi (v.1490-v.1450), est chassé de son trône par le Roi du Mitanni, peut-être Parattama (ou Barattarna v.1480-v.1450), évoqué dans des textes comme suzerain des villes d'Alalah et de Nuzi ou son fils Parsashatar (v.1450-v.1440).
Qui qu'il en soit, Idrimi est remplacé à Alep par Prince Mitannien. La cité n'occupera plus une place importante avant longtemps. Vers 1000 la ville devient la plate-forme tournante du marché du savon dans le monde, position qu'elle garde jusqu'aux temps modernes. En 738, elle est rattachée à l'Assyrie sous le nom de Halman. Elle est conquise en 333, par Alexandre le Grand (336-323) et passe ensuite possession des Rois Séleucides. Philippe I Épiphane Philadelphe (95-83) et son frère jumeau Antiochos XI Philadelphe Épiphane (95-93/92) en font la capitale de leur partie de royaume de Syrie et la rebaptisent Beroia (ou Bérée ou Beroea). Puis elle est occupée par les Romains en 65 av.J.C qui la garderont jusqu'à l'époque Byzantine ou elle leur sera quelques fois disputées par les Sassanides. Enfin, elle est conquise par les arabes en 637. |
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L'Amourrou (ou Amurru, Liban aujourd'hui) est au départ une région dans le centre de la Syrie, qui va devenir une petite entité politique et un royaume reconnu sous le nom d'Amourrou (ou Amurru). Cette étendue géographique se situait exactement dans le Nord de la Palestine. Elle avait pour capitale Hazor et elle comprenait aussi le désert voisin Syrien. Une des principales autres villes était Ebla, qui va suivre sa propre destiné au sein de la région et devenir un royaume. L'Amourrou s'est beaucoup développée au cours de la période Amarnienne de l'Égypte sur le territoire qui s'étend entre Tripoli sur la côte Libanaise et du Moyen-Oronte à la région de l'Ouest de la Syrie. Des découvertes récentes suggèrent que la capitale de la vie politique a changé souvent au fil du temps. Les premiers membres de la nation d'Amourrou (ou Amurru ou Amorrites) étaient une tribu Sémitique en Syrie, même si elle est probablement venue d'Arabie. |
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Les peuples de l'Amourrou ont été intégrés avec les Hourrites. À la suite des rares fouilles et recherches très peu de sources écrites primaires ont été récupérés de la région de l'Amourrou. Contrairement à d'autres centres politiques de Syrie du Nord comme Ougarit, par exemple, l'histoire de l'Amourrou a dû être reconstruite à partir d'un large éventail d'indications de documents d'autres États, principalement l'Égypte de la période Amarnienne, le Hatti (les Hittites) et Ougarit. En effet, les seules sources primaires qui ont survécues sont les lettres envoyé par les souverains du royaume au Pharaon Égyptien à Amarna (Lettres de Tell el-Amarna). Parmi ces lettres il y a un certain nombre de textes sur des traités avec l'Empire Hittite. Il est à espérer que, l'expansion progressive des fouilles sur des sites à l'intérieur de l'ancienne Amourrou, tels que Tell Kazel, permettra de mettre rapidement à jour d'autres sources historiques.
Les premières lettres d'Amourrou sont écrites au temps d'Abdi-Ashirta (ou Abdi-Aširta, v.1385-1344) et dans les premiers jours du règne de son fils Azirou (ou Aziru, v.1344-v.1315). Elles proviennent de deux sites géographiquement proches de la zone montagneuse, à l'Est de Tripoli et de la ville d'Ardata. Les lettres EA 60 et EA 157 originaires de cette dernière, sont composées de divers fragments de schiste et d'argile ferrugineux. Cela semble valider la notion que, dans les débuts de son histoire l'Amourrou est un petit pays montagneux situé sur les deux rives de Nahr el-Kebir, sur les pentes du Mont Liban et est habité par des agriculteurs et des groupes pastoraux. À ce jour, aucun site de la fin de l'Âge du Bronze a été enregistré dans la région. |
Lettre d'Azirou au Pharaon Égyptien |
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L'histoire....... |
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Les Rois d'Amourrou ne sont connus qu'à partir de la fin du XIVe siècle, pendant la période Égyptienne que l'on nomme période Amarnienne (XVIIIe dynastie), période allant jusqu'à la disparition du royaume d'Amourrou. Le premier dirigeant dont nous avons des traces est Abdi-Ashirta (ou Abdi-Aširta, v.1385-1344). Beaucoup de spécialistes pensent qu'il n'était qu'un Prince dans la plaine côtière de la Syrie. Il était un ennemi juré du Roi de Byblos Rib-Addi (ou Rib Hadda ou Ribaddi ou Rib-Addu, v.1345-v.1335) allié et vassal de l'Égypte. Il sera enlevé et assassiné par les troupes Égyptiennes sur l'ordre du Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) dont les avertissements n'avaient pas réussi à arrêter ses complots. Ce dernier avait répondu favorablement à son allié de Byblos Rib-Addi qui sollicitait son aide suite aux attaques incessantes d'Abdi-Ashirta. Il est parmi les dirigeants étrangers mentionnés dans les Lettres de Tell el-Amarna. Il est possible que la capitale de l'Amourrou au cours des dernières années d'Abdi-Ashirta et les premières années d'Azirou est été Ardata. |
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Guerrier Hittites |
Azirou (ou Aziru, v.1344-v.1315) son fils aîné lui succède. C'est un Prince d'Amourrou dans la plaine côtière de la Syrie. Azirou va s'avérer tout aussi peu scrupuleux que son prédécesseur. Il est mentionné dans les Lettres de Tell el-Amarna. Il est certainement le plus important souverain de la région. À peine au pouvoir, avec ses frères il commence une campagne visant à rétablir l'autorité de leur père sur la région d'Amourrou. À cet égard, Azirou en sera le principal bénéficiaire. Tout en étant un vassal de l'Égypte, il essaye d'étendre son royaume vers la côte méditerranéenne et prend la ville de Sumur (Simyrra). Il prend ensuite le contrôle des ports Phéniciens et de la région de Damas. Il passe un traité avec le Roi Niqmaddou II (ou Niqmadu, v.1360-v.1340 ou 1353-1318) d'Ougarit dans lequel celui-ci lui demande sa protection militaire, en lui versant une contribution
Ses conquêtes vont inquiéter ses proches voisins en particulier le Roi de Byblos Rib-Addi (ou Rib Hadda ou Ribaddi ou Rib-Addu, v.1345-v.1335) à l'origine de la mort de son père. Rib-Addi avait quitté sa ville de Byblos pour quatre mois pour conclure un traité avec le Roi de Beyrouth, Ammunira, mais quand il veut rentrer chez lui, il apprend que son frère Ilirabih l'avait détrôné. Il cherche temporairement refuge auprès d'Ammunira sans succès et lance un appel au secours au Pharaon Amenhotep IV pour qu'il le rétablisse sur le trône. C'est Azirou qui est chargé de cette mission par le Pharaon, mais il trahi l'expédition et livre Rib-Addi entre les mains des dirigeants de Sidon où il trouve presque certainement la mort. |
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Quelques sources disent qu'Azirou aurait massacré Rib-Addi. Azirou étend de ce fait encore son royaume en se proclamant Roi de Damas et de Byblos (v.1335). L'événement de sa trahison est mentionné dans la lettre de Tell el-Amarna (EA 162) d'Amenhotep IV à Azirou, dans laquelle le Pharaon exige qu'Azirou vienne en Égypte pour expliquer ses actes. Azirou une fois dans le pays est arrêté pendant au moins un an avant d'être libérée pour faire face à l'avancée des Hittites, qui ont déjà conquis la ville d'Amki, ce qui constituait une menace pour l'Amourrou (Lettre EA 170). Une fois dans son royaume Azirou prend contacts avec l'Empereur Hittite |
Souppilouliouma I (ou Suppiluliuma, 1382-1342). Il change alors son allégeance et restera fidèle aux Hittites jusqu'à sa mort, dont on ignore la date exacte. À partir de cette époque l'Amourrou restera fermement Hittite jusqu'au règne des Pharaons Seti I (1294-1279) et Ramsès II (1279-1213, XIXe dynastie)Suivent deux Rois dont on ne sait presque rien Ari-Teshub (ou Ari-Teššup ou Ari-Teshup, v.1315-1313) et Tuppi-Teshub (ou Tuppi-Teššup ou Tuppi-Teshup, 1313-v.1280) peut-être des frères d'Azirou. Le souverain suivant dont on a une bonne connaissance est Benteshina.
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Benteshina (ou Bentešina ou Pendishena, v.1280-v.1274 puis de v.1260-v.1230) à son arrivée au pouvoir est pris entre les zones d'influences Hittites et Égyptiennes, dont les royaumes sont alors dirigés respectivement par Mouwatalli (ou Muwatallish ou Moutallou, 1310-1269) et Ramsès II (1279-1213, XIXe dynastie). Il choisit finalement de se rallier au second, alors que depuis Azirou l'Amourrou était vassal des Hittites. Il rompt de ce fait le traité passé par son prédécesseur avec les Hittites. Benteshina apporte son soutien au Pharaon Ramsès II lors de la bataille de Kadesh (ou Qadesh, 1274). Ses renforts vont être décisifs et permettre à ce dernier de se dégager de la menace Hittite puis de battre en retraite.
Cependant du fait de ce recul des Égyptiens, Benteshina se retrouve isolé et abandonné aux Hittites. Ils le capturent sans problème et donnent son royaume à un homme de leur confiance, Shapili (ou Šapili, v.1274-v.1260) qui est nommé Roi d'Amourrou. En dehors de sa nomination par Mouwatalli on ne sait rien à propos de cet individu, ni quoi que ce soit au sujet de sa possible relation avec la maison royale d'Amourrou. Le récit de la nomination de Shapili est brièvement décrit dans le traité de Shaushga-Muwa et dans des textes parallèles. |
Ramsès II à la bataille de Kadesh |
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Shapili a probablement disparu de la scène politique Amourrite avec la nouvelle désignation de Benteshina au trône d'Amourrou par son protecteur l'Empereur des Hittites Hattousili III (ou Hattushili, 1264-1234). Benteshina à la suite de son éviction était rentré dans l'entourage d'Hattousili III, le frère de Mouwatalli qui l'avait détrôné et il le suivait dans ses campagnes. Quand Hattousili III renverse son neveu Ourhitechoud (ou Urhi-Teshub ou Urhi-Teššup ou Moursil III ou Mursili, 1269-1264) et monte sur le trône Hittite, il récompense Benteshina pour sa fidélité en lui restituant la couronne d'Amourrou. Ce dernier restant un vassal obéissant. L'accord est scellé par un traité et un accord réciproque de mariage entre les maisons royales du Hatti et d'Amourrou. Benteshina donne une de ses filles en mariage à un autre vassal des Hittites, le Roi d'Ougarit Ammistamru II (v.1260-v.1230). Cependant celui-ci divorce de la fille de Benteshina. Elle aurait apparemment effectué une "faute" à son encontre, dont la nature exacte nous est inconnue. Il la répudie et la renvoie chez elle, avant d'exiger son retour, sans doute pour l'exécuter. |
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Char de guerre Hittite |
Shaushga-Muwa (ou Šaušgamuwa ou Shaushgamuwa, v.1230-v.1210) le fils de Benteshina lui succède. Il refuse dans un premier temps de livrer sa sœur au Roi d'Ougarit. Interviennent alors le souverain de Karkemish Ini-Teshub et celui des Hittites Tudhaliya IV (ou Touthalija ou Duhalijas, 1234-1220), dont il est à la fois neveu et le beau-frère, qui le forcent à livrer la jeune femme. Celle-ci est probablement exécutée plus tard par Ammistamru II. Dès son arrivée au pouvoir, les relations entre Shaushga-Muwa et sa famille du Hatti étaient régies par un traité. À la même époque Tudhaliya IV signe la paix avec l'Assyrie, mais celle-ci rompt le traité et attaque la rive Ouest de l'Euphrate, qui appartenait aux Hittites.
Dans les conditions du traité, Shaushga-Muwa était contraint de lever une armée et une unité de chars pour aider Tudhaliya IV dans la guerre contre la montée en puissance de l'Assyrie et contre la révolte de l'Arzawa et l'Ahhiyawa. En 1230, avec son aide, Tudhaliya IV contre-attaque, mais ils sont écrasés à la bataille de Nihriya. Tudhaliya IV change alors de tactique, avec l'aide de ses vassaux, l'Amourrou, Karkemish, Ougarit etc..., il impose aux Assyriens un blocus économique maritime. Shaushga-Muwa est chargé d'empêcher les marchands Amorrites de se rendre en Assyrie et à l'inverse d'arrêter les marchands Assyriens avant et de les envoyer à Tudhaliya IV. Il existe aussi des indications que Shaushga-Muwa devait empêcher les navires d'Ahhiyawa de prendre de contact avec le souverain d'Assyrie.
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Le blocus s'avère très payant car les Assyriens se voient obligés de signer un traité de paix et redonnent aux Hittites les territoires conquis. Shaushga-Muwa est le dernier Roi d'Amourrou dont nous ayons une trace. Le royaume à sans aucun doute suivit l'histoire de la région après la chute des Hittites vers 1200 et l'invasion des Peuples de la Mer. |
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Kadesh (ou Qadesh), est une référence dans l'historique des inscriptions et des archives de deux grandes civilisations de l'Antiquité, les Hittites et les Égyptiens. C'est une ancienne ville fortifiée de Syrie, située sur ou près du fleuve Oronte, au confluant de l’Oronte et du Tannour. Elle est aujourd'hui identifiée au site de Tell Nebi Mend, à environ 24 km au Sud-ouest d'Émèse (ou Homs) près d'Al Qusayr dans ce qui est maintenant l'Ouest de la Syrie. Kadesh va être fréquemment disputée entre les Égyptiens et les Hittites, surtout aux XVIIe et XVe et XIIIe siècles. |
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Stèle de la bataille de Kadesh - Musée du Louvre |
L'histoire.......
Kadesh a d'abord été occupée au cours de l'âge de bronze, puis de l'âge de fer. La ville est citée comme l'une des deux villes Cananéennes, l'autre étant Megiddo, qui ont mené une coalition de cités-États opposées à la conquête du Levant par le Pharaon Thoutmôsis III (1479-1425) XVIIIe dynastie. Dans cette opposition de forces, Kadesh, connue à cette époque sous le nom de Qidshu dans la langue Akkadienne (Lettres de Tell el-Amarna) est sans doute guidée par les souverains du Mitanni, l'Égypte étant son principal concurrent étranger dans le contrôle du Levant.
La coalition de Princes Syriens, autour du Prince
de Kadesh va tenter d'affronter
L’armée Égyptienne. Celle-ci part de
Quatre jours après, les Égyptiens arrivent à Megiddo, où l’ennemi est cantonné. La bataille a lieu le lendemain le (14/15-05-1458). Thoutmôsis III l’emporte mais ne peut prendre la ville immédiatement. Après un siège de sept mois la reddition de la ville lui livrera la Palestine. Il poursuit alors vers Tyr, puis brise au cours des trois campagnes suivantes, la branche occidentale de la coalition avec la prise de Kadesh. |
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La Syrie sera totalement conquise par la mer au cours de sa sixième campagne. La correspondance entre le Prince de Kadesh et le Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) est conservée dans les Lettres de Tell el-Amarna. Les noms des trois Rois de Kadesh qui y sont indiqués servent dans nos sources contemporaines : Shuttarna (v.1350), Etakkama (v.1340) et Ari-Teshub (v.1330-v.1325). Kadesh sera perdu pour l'Égypte à partir de ce Pharaon. Les suivants Toutânkhamon (1336/35-1327) et Horemheb (1323-1295) en 1296, seront tout près de reprendre la ville aux Hittites, mais échoueront. |
Représentation de la bataille de Qadesh - Le Caire - Village pharaonique |
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Lors de la XIXe dynastie Égyptienne (1295-1186), d'autres conflits auront lieu dans la région. Kadesh est reprise par le Pharaon Sethi I (1274-1279) au cours de sa campagne vers la Syrie. Il réussit à y vaincre une importante armée Hittite de l'Empereur Mouwatalli (1310-1269) qui essayait de défendre la ville. Il entre triomphalement dans la cité avec sons fils, le futur Pharaon Ramsès II (1279-1213) et y érige une stèle de la victoire. Son succès n'est que temporaire. Dès que Sethi I retourne en Égypte, Mouwatalli marche au Sud de l'Oronte et reprend Kadesh, qui devient le fief des défenses Hittites en Syrie, bien que les Hittites fassent diriger la ville par le vice-Roi de Karkemish. Ramsès II (1279-1213) arrive au pouvoir et reprend le conflit. |
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La bataille de Kadesh représentation dans le temple d'Abou Simbel |
En 1274, il va disputer à Kadesh une importante bataille contre l'Empereur Mouwatalli (1310-1269) où le résultat est très incertain. Dans la cinquième année de son règne Ramsès II avait levée une immense armée d'infanterie et de chars à qui il avait fait parcourir 1609 km à un train d'enfer pour prendre les Hittites par surprise et reprendre la ville fortifiée. Cette bataille sur la plaine au Sud de la ville et à l'Ouest de l'Oronte est considérée comme le plus grand affrontement de chars de tous les temps (Entre 5000-6000 sur les deux parties).
Cependant les habitants de la ville de Kadesh avaient détourné la rivière par un canal ce qui avait transformé la ville en une île virtuelle et la rendait imprenable. Va suivre une catastrophe militaire pour l'armée Égyptienne. Des espions Hittites réussissent à convaincre les Égyptiens que l'armée Hittite était plus loin qu'elle ne l'était. Les Égyptiens moins sur la défensive sont surpris dans leur campement par une attaque Hittite. Malgré ses forces importantes, sa "victoire", Ramsès II ne la doit qu’à l’acharnement de sa garde, les Chardanes qui vont résister jusqu'à l’arrivée des renforts. Ramsès II est en mesure de récupérer l'initiative et les deux armées se retirent dans une impasse, les deux déclarant avoir gagné la bataille. |
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Celle-ci est décrite en détail dans un long poème épique connu sous le nom de Penthaour. Cependant Kadesh restera sous la tutelle des Hittites et de leur armée qui a poursuivi ses conquêtes vers le Sud.
Par la suite un traité de paix est signé entre les deux grandes puissances et le partage de la Syrie avec les Hittites donnera à l'Égypte une paix relative de plus de quarante ans, pendant laquelle Ramsès II va donner au pays une parure monumentale. Quand à Kadesh, elle va disparaître de l'histoire en même temps que la chute des Hittites, lorsque la cité sera détruite par l'invasion des Peuples de la mer autour de 1178. |
Autre représentation de la bataille - Ramsès II sur son char - Temple d'Abou Simbel |
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Pour plus de détails voir : La Bataille de Kadesh de 1274 av.J.C - (Wikipédia) |
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