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Jaffa,  Jéricho  et  Massada

Les Philistins, les Araméens

 

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Jaffa

 

Jéricho

 

Massada

 

 

 

 

Jaffa

JERICHO

  

   Jaffa (ou Japho ou Yaffo ou Joppé ou Joppa, en Hébreu : יָפוֹ  Yefet ou Japhet ou Yaffa, en arabe : يافا Yāfā) est une ancienne ville portuaire qui fait partie des plus anciennes villes du monde. Elle est située au Sud de Tel-Aviv (Israël) sur la côte Méditerranéenne. Aujourd'hui, elle fait partie la municipalité de Tel-Aviv. Tel-Aviv (Jaffa Hill) s'élève à une hauteur de 40 m et offre la vue sur le littoral. L'accumulation de débris et la mise en décharge au cours des siècles a fait la colline encore plus élevée. D'où son importance stratégique dans l'histoire militaire. Le port Jaffa, fut très important dans l'antiquité et au Moyen-âge, il était une étape obligatoire des routes vers l'Orient des Européens. Une partie du port est encore visible aujourd'hui.

 

   Il existe de nombreuses théories sur l'origine du nom de Jaffa. Certains spécialistes, se basant sur une légende Juive, avancent que le nom vient de Japhet (en Hébreu Yefet), un des fils de Noé, qui l'aurait construite 40 ans après le déluge. D'autres pensent que le nom vient du mot Hébreu Yaffa ou Yaffo qui signifie "belle" ou du mot Yofi qui signifie "beauté". Dans la Bible Hébraïque, la Méditerranée est nommée la mer Yaffo (Yam Yaffo). Dans les lettres de Tell el-Amarna, de l'époque du Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) la ville apparaît sous le nom de Yapu ou Ya-Pho ou Ya-Pu (EA 296, L.33).

 

   Dans les papyri Égyptien elle est nommée YP. Chez les Assyriens elle porte le nom de Yapu (Inscription de Sennachérib (705-681)). Les liens avec la tradition Hellénistique donnent le nom de "Iopeia", qui est Cassiopée, la mère d'Andromède. Pline l'Ancien (Écrivain et naturaliste Romain, 23-79) l'associe avec le nom Jopa, la fille d'Éole, le Dieu du vent. Toutefois, l'interprétation en Grec et en Romain date de centaines d'années après que les premiers habitants soient venus à Jaffa et la véritable origine du nom est probablement l'Ouest Sémitique. Enfin pour le géographe arabe Al-Muqaddasi (ou Mohammed ibn Ahmed Chams ad-Din Al-Muqaddasi) elle a le nom de Yaffa, qui est toujours employé aujourd'hui par les arabes.

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Vue de jaffa aujourd'hui

 

   

L'histoire.......

 

   Des preuves archéologiques montrent que Jaffa était habité quelques 7500 ans av.J.C. Le port naturel de la ville a été en usage depuis l'âge de bronze. Il est mentionné dans un ancien texte Égyptien de 1470 av.J.C où le Pharaon Thoutmôsis III (1479-1425) y glorifie sa conquête. Il explique qu'il prit le port par la ruse, 200 de ses guerriers armés se cachant dans des grands paniers que Thoutmôsis III offrit ensuite comme cadeau au Gouverneur de la ville Cananéenne (Une autre version du cheval de Troie !).

 

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Ruelle dans la vieille ville

   La ville est également mentionnée dans les lettres de Tell el-Amarna, de l'époque du Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) où apparaît sous le nom de Yapu ou Ya-Pho ou Ya-Pu (EA 296, L.33). La cité va rester un État Égyptien jusque vers 1000 av.J.C. Cependant hormis les Égyptiens, Jaffa va être contrôlée par les Cananéens, puis à partir de 1200 par les Philistins notamment par le royaume d'Ashdod. Elle est ensuite prise par les Hébreux. Par le Roi Hébreu David (1010-970) et par son fils le Roi Salomon qui vont se servir de son port pour l'expédition du bois utilisés dans la construction du premier Temple de Tyr

 

  La ville Juive va rester dans les mêmes mains même après la scission du royaume d'Israël. Jaffa est mentionnée quatre fois dans la Bible : Comme une des villes à la tribu de Dan (Livre de Josué 19:46), comme port d'entrée pour l'acheminement des cèdres du Liban (2 Chroniques 2:16) pour la construction du Temple du Roi Hébreu Salomon (970-931) à Jérusalem. Comme le lieu d'où le prophète Jonas s'embarqua pour Tarsis (Livre de Jonas 1:3) et comme port d'entrée pour l'acheminement des cèdres du Liban pour le deuxième Temple de Jérusalem (livre d'Esdras 3:7). Jaffa est mentionnée dans le Livre de Josué comme la frontière territoriale de la tribu de Dan, d'où le terme "Gush Dan", utilisé aujourd'hui pour la plaine côtière.

 

   De nombreux descendants de Dan vivaient le long de la côte. En 701 av.J.C, à l'époque du Roi de Juda Ézéchias (727-687) qui avait pris possession de la cité, la région de Jaffa est prise par l'Empereur d'Assyrie Sennachérib (705-681). En 611 le Pharaon Néchao II (610-595) soumet pendant deux ans la Philistie, le pays de Canaan, la Phénicie et il atteint l'Euphrate où il fixe la nouvelle frontière, à Karkemish. Au printemps 609, lors d’un combat à Megiddo, il tue le Roi de Juda Josias (640-609), qui s’était rallié aux Néo-Babyloniens la nouvelle puissance montante.

 

   Il continue son avancée pour joindre ses forces à celles de l'Empereur d'Assyrie Assur-Uballit II (612-609) qui était assiégé à Harran, mais il ne parvient pas à repousser les Babyloniens, Néchao II se retire alors en Syrie du Nord. Assur-Uballit II réfugié dans la ville est impuissant face à l'avancée des Néo-Babyloniens, la cité est prise et il disparaît de l'histoire, l'Assyrie tombe à fin de l'année 609. Vers 605, Jaffa tombe sous la domination du Roi Babyloniens Nabuchodonosor II (ou Nabou-Koudour-Ousour ou Nebuchadrezzar, 605-562). Les Babyloniens ne vont pas la garder très longtemps puisque la région change une nouvelle fois de mains, elle est envahie par le Perse Achéménide Cyrus II le Grand (558-528) en 538 après que celui-ci ait construit son Empire, qui s'étendait de la Grèce à l'Indus.

   Pendant la domination des Achéménides Jaffa sera un moment sous le contrôle des Phéniciens de Sidon dont le Roi Eshmounazar II (ou Eshmun'azar ou Eshmunazar ou Eshmounezer) l'avait reçue en cadeau des Perses et y a érigé un temple du Dieu Eshmoun. La région sera libérée du joug Perse par le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323). Après la mort d'Alexandre et du partage de son Empire, Jaffa et la région vont être le terrain de luttes de pouvoirs entre les différents Diadoques se prétendant successeurs du Macédonien, notamment l'Égypte des Ptolémée et les premiers Rois de la dynastie des Séleucides. Jaffa et sa région finiront par revenir aux Séleucides. Ceux-ci vont garder la cité jusqu'à ce qu'elle soit prise par les rebelles Maccabéens (1 Macchabées X.76, xiv.5).

 

   Certains des habitants de Jaffa, notamment les Grecs, sont hostiles à la révolte de Judas Maccabée (ou Macchabée ou Yehuda Makkabi, Grand Prêtre des Juifs, 165-160) contre les Séleucides. Ils font monter un grand nombre de Juifs sur des vaisseaux et les noient dans la mer. Vers 161, Judas Maccabée en représailles prend la ville qu'il brûle. Cependant une résistance arrive tout de même à se former, elle sera vaincu seulement un an après par Jonathan Maccabée (Grand Prêtre des Juifs, 160-143), puis une nouvelle fois en 142 par Simon Maccabée (ou Shimon Makkabi, Grand Prêtre et Prince des Juifs, 142-135).

 

  À cette date, Jaffa passe sous le contrôle du royaume Juif des Hasmonéens. Il y aura cependant une interruption à leur domination pendant l'occupation par les Rois Séleucides Antiochos VII Évergète Sidêtês (138-129), la cité étant reconquise par le Roi Jean Hyrcan I (ou Yokhanan Hyrkanos, Roi et Grand-Prêtre de Juda (Judée) et Ethnarque de Juda, 134-104) et Antiochos XII Dionysos (87-84). Jaffa passe ensuite sous la dynastie des Hérodiens (ou Antipatrides). C'est vers cette époque que la ville est repeuplée par des Juifs. En 63, le Romain Pompée (106-48 av.J.C) prend Jérusalem ce qui a pour effet de libérer Jaffa et les autres cités Syriennes et Grecques qui avaient été annexées au royaume Hasmonéen.

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Illustration de jaffa d'Henry de Beauvau - 1615

 

  Dans le récit de l'anéantissement de la révolte Juive, Jaffa est capturée et brûlée par Cestius Gallus. Caius Cestius Gallus (Mort en 67 ap.J.C.) était le fils d'un consul de Rome et lui-même un consul suffect en 42. Selon l'historien Juif Flavius Josèphe (ou Titus Flavius Josephus ou Josèphe ben Mattatias, 37-v.100), 8000 habitants de la cité sont massacrés. À partir de cette époque Jaffa devient Romaine et Pompée sépare administrativement Jaffa, appelée alors Joppé, du reste du pays. Cependant juste après Jules César (101-44) en fait cadeau au Roi de Juda (Judée) Hyrcan II (67-40).

 

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Autre vue d'une ruelle de la vieille ville

   Ce dernier la garde peu de temps, après la mort de César, le Romain Marc Antoine (83-30) l'offre à sa maîtresse la Reine d'Égypte Cléopâtre VII Théa Philopator (51-30). Après la mort de cette dernière et de Marc Antoine l'Empereur Romain Auguste (27 av.J.C-14 ap.J.C) en fait cadeau au Roi d'Israël Hérode le Grand (Tétrarque de Judée 41-40, Roi de Judée 40-37, Roi d'Israël 37-4 av.J.C).

 

   Plus tard, des Juifs pirates se réorganisent, ils reconstruisent, transforment et exploitent le port qui leur sert de base navale d'où ils dirigent des attaques contre les vaisseaux Romains qui allaient vers la Syrie ou vers l'Égypte. En 67 ap.J.C. Jaffa est conquise par les troupes du nouveau commandant Romain Vespasien (Empereur, 69-79). Après des combats acharnés immortalisés sur les pièces de monnaies Romaines portant les inscriptions Judea navalis et Victoria navalis, Vespasien fait raser la ville et fait ériger à la place une citadelle sous le nom de Flavia Joppé et y installe une garnison Romaine.

 

   Une nouvelle cité va naître ou à côté d'une importante communauté Chrétienne, dans la ville vont continuer de vivre aussi des Juifs, mentionnés dans le Talmud. Après la répression de la dernière révolte des Juifs de 132-135, dirigée par Shimon Bar-Kokheba (ou Bar-kokhba ou Bar Kochba), suite à la décision de l’Empereur Hadrien (117-138) de faire de Jérusalem une colonie Romaine, les Samaritains (Peuple apparenté aux Juifs et vivant en Israël et en Cisjordanie) étendent leur territoire et s'installent aussi sur le littoral, y compris à Jaffa. Dans le Nouveau Testament et dans les Actes des Apôtres, Jaffa apparaît dans le récit sur l'apôtre Saint-Pierre qui y a ressuscité la veuve juive Tabitha (ou Dorcas, Actes, ix, 36-42).

 

    Saint-Pierre y a plus tard, dans la maison de Simon le Corroyer, une vision dans laquelle Dieu lui a dit de ne pas faire de distinction entre les Juifs et les païens (Actes, x, 10-16). Cette vision a annoncé une importante division idéologique entre le Judaïsme et le Christianisme. Une peinture décrivant ce dernier événement peut être vue dans l'église Saint Pierre à Jaffa. La tombe de Tabitha se trouve dans un quartier de l'Est de Jaffa, Abou Kabir où elle est abritée par l'église Orthodoxe Russe Sainte-Tabitha. Le cimetière antique de Jaffa abrite plusieurs tombes Juives anciennes. Sous l'administration de Byzance, Jaffa fait partie de la province Palaestina Prima et est encore un port important, comme en témoigne Cyrille d'Alexandrie. Dès le Ve siècle Jaffa devient un évêché. Deux des évêques de la ville, Fidus (en 431) et Elias (en 536) participent aux conciles de l'Église. La ville sera prise en 636 par les armées islamiques.

 

 

  

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Jéricho

MASSADA

 

   Jéricho (En Hébreu : יְרִיחוֹ Yériho, en Grec : Iεριχώ, en arabe : أريحا Arīhā) est une ville de Cisjordanie, située sur la rive Ouest du Jourdain. Son nom est dérivé du mot Hébreu qui signifie "lune" et indique que la ville fut l'un des premiers centres de culte des divinités lunaires. Jéricho a été mentionnée pour la première fois dans le Livre des Nombres. Elle est considérée comme une des plus anciennes villes habitées dans le monde et les archéologues ont mis au jour les restes de plus de 20 établissements successifs, qui remontent à 9000 ans. La cité à aujourd'hui une population d'environ 25 000 habitants. Jéricho a été décrite comme la "ville des palmiers" où d'abondantes sources d'eau tiède et d'eau froide jaillissent et donnent lieu à la culture de citrons, d'oranges, de bananes, de plantes oléagineuses, de melons, de figues et de raisins. La culture de la canne à sucre a été amenée par les croisés. Jéricho est la ville la plus basse du monde avec une altitude proche de -240 m. Dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ guérit deux aveugles à Jéricho (Matthieu 20).

 

  

L'histoire.......

 

   Jéricho est considérée comme une des plus anciennes villes habitées dans le monde. Les premières traces remontent à 9000 ans à une période où le niveau de la Mer Morte était beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui. Elle est, selon le récit biblique, vers 1250, la première ville du pays de Canaan conquise par Josué (Fils de Nun, de la tribu d’Éphraïm et successeur de Moïse) et les Hébreux. Le livre de Josué (Bible) relate la prise de Jéricho et comment, le septième jour après l'arrivée des Hébreux, les murailles de la ville s'effondrèrent par la simple volonté divine après le défilé sept fois autour de la cité, pendant sept jours, de l'arche d'alliance et de sept prêtres sonnant sept chofars (Sorte de trompettes). Lors de cette guerre Jéricho est rasée intégralement et la ville et son butin sont alors maudits. Josué aurait déclaré : "Maudit soit devant l'Éternel l'homme qui se lèvera pour rebâtir la ville de Jéricho... Il en posera les portes au prix de son plus jeune fils".

  L'archéologie jusqu'en 1960 tendait à prouver que le récit Biblique était juste, cependant l'amélioration et la sophistication de plus en plus grande des techniques d'analyse de datation ont progressivement mis le doute sur la réalité historique du récit. Un des plus grands spécialistes le remettant en cause est l’archéologue Pierre de Miroschedji qui est Directeur de Recherche au CNRS et Directeur du Centre de Recherche Français de Jérusalem. Les fouilles et datations donnent désormais une image précise de la situation sur le terrain.

 

  Jéricho est une cité florissante à l’âge du bronze ancien (1800-1500). À partir de 1400, où elle était devenue une petite bourgade sans mur d'enceinte, elle est abandonnée. Donc, à l'époque où le récit biblique situe sa conquête, vers 1250, la ville est inoccupée depuis 150 ans et est tombée en ruine. Les archéologues n'y ont d'ailleurs relevé aucune trace de destruction guerrière. Le récit biblique de sa prise par les Hébreux est donc une pure invention et ne peu refléter le déroulement d'une réelle bataille. La cité est l'endroit où Bacchides aurait construit une de ses forteresses (1 Macc 9:50). Bacchides (En Grec : Βακχίδης) était un général Grec ami du Roi Séleucide de Syrie Démétrios I Sôter (162-150).

 

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Vue du site de Jéricho

 

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Autre vue du site

  Il régnait dans "le pays au-delà de la rivière" (L'Euphrate). Démétrios I lui aurait envoyé en 161 une grande armée afin de conquérir la Judée. Plus tard, Ptolémée a été gouverneur de la vallée du Jourdain et la région a été le théâtre du massacre de Simon et son fils. Les premiers développements importants de Jéricho semblent dater du règne du Roi de Judée Jean Hyrcan I (134-104) qui entreprend la construction d'un long canal afin de détourner l'eau du Wadi Qelt (ou Wadi al-Qult) vers la ville. Il fait de la cité un domaine royal et construit la première phase d'un palais d'hiver. Jean Hyrcan I était Roi et Grand Prêtre de Juda (Judée) et Ethnarque de Juda.

 

  Il était le fils et successeur du Grand Prêtre et Ethnarque Simon Maccabée (142-135). Il dut d’abord reconnaître la souveraineté du Roi Séleucide, Antiochos VII Évergète Sidêtês (138-129) puis, après 129, se révolta. Il favorisa la secte des Saducéens. Plus tard, au cours de son règne, Hérode le Grand (Tétrarque de Judée 41-40, Roi de Judée 40-37 et Roi d'Israël 37-4) construit trois palais indépendants sur le même site, qui finalement fonctionnèrent comme un seul. Ils furent utilisés jusque vers la fin du IVe siècle ap.J.C par des descendants de la famille Hasmonéenne (ou Asmonéenne).

  

   C'est à Jéricho, comme le raconte l'historien Romain Flavius Josèphe (ou Titus Flavius Josephus ou Josèphe ben Mattathias, 37-100), qu'Aristobule III de Judée (Ou Aristobulus, né en 53, mort en 35 av.J.C, Grand Prêtre des Juifs, de 47 à 35 av.J.C) est noyé sur l'ordre d'Hérode le Grand. Il était le frère de Mariamne I l'épouse d'Hérode le Grand. Sa mère Alexandra Maccabée (63-28), par l'intercession de la Reine d'Égypte Cléopâtre VII Théa Philopator (51-30 av.J.C) et du Romain Marc Antoine (83-30 av.J.C), contraint Hérode le Grand à retirer Hérode Hananel de la fonction de Grand Prêtre et de nommer Aristobule III à sa place.

  

   Pour s'assurer contre le danger que pouvait représenter Aristobule III, Hérode le Grand met en place un réseau d'espionnage contre Aristobule III et sa mère. Cette surveillance fut si lourde que la mère et le fils cherchèrent à obtenir leur liberté en se réfugiant près Cléopâtre VII . Leur plan fut déjoué et sa divulgation eut pour effet d'accroître les soupçons d'Hérode contre son beau-frère.

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Le palais de Hisham au Nord de Jéricho

  

   Comme il n'ose pas recourir directement à la violence, Hérode le Grand fait noyer Aristobule III lors d'une baignade à Jéricho. En 33, Jéricho est prise à Hérode le Grand et transférée au contrôle de la Reine Cléopâtre VII.  La ville, depuis la construction de son palais, fonctionnait non seulement comme un centre agricole et comme un carrefour de routes commerciales, mais aussi comme un refuge d'hiver de l'aristocratie de Jérusalem. La Bible affirme que Jésus Christ a traversé Jéricho où il a guéri deux aveugles et converti un percepteur local nommé Zachée (Matthieu 20). Le Christianisme s'est implanté dans la ville au cours de l'époque Byzantine et une coupole de l'église dédiée à Saint Eliseus a été érigée.  

 

 

 

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Massada

  

   Massada (ou Masada) est une romanisation de l'Hébreu : מצדה  Mitzada et de מצודה  Mitzuda "forteresse". C'est le nom d'une ancienne cité forteresse dont site laisse apercevoir plusieurs anciens palais et des fortifications perchés sur un socle de granite. Elle se situe dans le district Sud d'Israël au-dessus d'un plateau rocheux isolé, sur l'extrémité orientale du désert de Judée et surplombe la mer Morte.

   Les falaises du côté Est qui surplombent la mer, sont hautes d’environ 450 m. Celles à l’Ouest font environ 100 m. de hauteur L’accès au sommet du piton est très délicat. Trois chemins, étroits et sinueux, menaient aux portes fortifiées. Le sommet du plateau, de forme triangulaire de près de 18 hectares, est plat. Il est protégé par un rempart de 1 400 m. de long et d’une épaisseur de 4 m. flanqué de nombreuses tours.

 

   La forteresse comprenait : Des palais, des bâtiments de casernement avec une armurerie, des entrepôts et des citernes qui étaient alimentées par l’eau de pluie. Massada est devenu célèbre après la Première guerre Judéo-romaine, qui est également connu sous le nom de la Grande révolte Juive, quand un siège de la forteresse par les troupes de l'Empire Romain a conduit à un suicide collectif des Juifs résidants sur le site lorsque la défaite fut imminente. Aujourd'hui, Massada est une destination touristique très populaire.

 

 

                                                       Vue de la forteresse de Massada

 

 

Autre vue du site

 

L'histoire.......

 

  À l’origine, Massada était une simple garnison fortifiée par les premiers Princes Hasmonéens (ou Asmonéens). Selon l'historien Juif de langue Grecque Flavius Josèphe (ou Titus Flavius Josephus ou Josèphe ben Mattathias, 37-100) au cours de son règne, Hérode le Grand (Tétrarque de Judée 41-40, Roi de Judée 40-37 et Roi d'Israël 37-4) fait fortifier Massada pour lui-même, comme un refuge dans le cas d'une révolte. Il aménage la forteresse en trois vagues successives de travaux, entre 37 et 15 av.J.C. En 66 ap.J.C, au début de la Première guerre Judéo-romaine contre l'Empire Romain, un groupe de rebelles extrémistes Judaïque appelé Sicaires de Massada prend ce poste de garnison Romaine.

   Lors des deux ans qui suivent les Sicaires de Massada utilisent la forteresse comme base pour leurs raids et pillages des territoires Romains. Les travaux et conclusions de Flavius Josèphe sont aujourd'hui contestés. Mais néanmoins, ils sont les seuls enregistrements d'événements qui ont eu lieu pendant le siège. Selon les interprétations modernes de Flavius Josèphe, les Sicaires étaient un groupe extrémiste dissident des Zélotes (ou zélés, Qiniim en Hébreu) groupes qui combattaient le pouvoir Romain les armes à la main pendant la Première guerre Judéo-romaine.  

 

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Ruines du plateau de Massada

       Ces derniers se sont également opposés à la fois aux Romains, mais aussi aux autres groupes Juifs. Les Zélotes (Selon Flavius Josèphe), contrairement aux Sicaires, portait le fardeau principal de la rébellion qui s'opposa à la domination Romaine de la Judée (La province Romaine de Iudaea, de son nom latinisée). Les Sicaires de Massada étaient commandés par Eléazar Ben Ya'ir (Qui est la même personne que Eléazar Ben Simon). En 70, ils sont rejoints par d'autres Sicaires et leurs familles qui ont été expulsés de Jérusalem par la population Juive qui y vivaient peu avant la destruction de Jérusalem et du deuxième Temple.

 

   Ce qui portait leur effectif à environs 1 000 hommes.   En 72, le Gouverneur Romain de Judée (Iudaea) Lucius Flavius Silva marche sur Massada avec la légion Romaine X Fretensis et 6 cohortes auxiliaires, soit environ 8 000 hommes et assiège la forteresse. Après des tentatives ratées de détruire le mur de la forteresse, ils construisent un mur parallèle d’encerclement, puis une rampe de 100 m. de haut contre la face Ouest du plateau, en utilisant des milliers de tonnes de pierres et de terre battue.

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Les grands bains au sommet de Massada

  Flavius Josèphe ne note pas de tentative par les Sicaires de contre offensive contre les assiégeants au cours de ces constructions. Il enregistre un raid sur une colonie Juive à proximité d'un lieu appelé Ein-Gedi pendant le siège où les Sicaires auraient tués 700 de ses habitants. Certains historiens pensent également que les Romains ont utilisé des esclaves Juifs pour construire le rempart, dont les Zélotes, les Sicaires ne pouvant se résoudre à tuer les leurs pour empêcher la construction.

Représentation d'un soldat Zélote

Illustration de  Stéphane Lagrange

© SPANGENHELM MAGAZINE

   Selon les observations géologiques de Dan Gill, au début des années 1990, la rampe d'accès des Romains en vue d'atteindre les défenses de Massada faisait seulement 30 m. de haut. Cette découverte devrait apporter des précisions à la fois sur l'ampleur des constructions, mais aussi sur le conflit entre les Sicaires et les Romains. Les Sicaires étaient sûrs que la forteresse était imprenable. Ils possédaient seulement les armes prises à l’ancienne garnison Romaine, des citernes d’eau et beaucoup de vivres. La forteresse avait été conçue pour soutenir un long siège.

 

   La rampe était terminée au printemps 73, après environ deux à trois mois de siège, ce qui permit enfin aux Romains d'attaquer, le 16 avril, la paroi de la forteresse avec un bélier. Quand, après de rudes efforts ils réussissent à pénétrer dans la forteresse, les Romains découvrent que 936 de ses habitants s'étaient suicidés se voyant battus. Ils avaient préférés la mort plutôt que de faire face à l'humiliation, l'esclavagisme ou  l'exécution par leurs ennemis.

   Avant de se tuer ils avaient mis le feu à tous les bâtiments et magasins qui renfermaient les réserves de nourriture.  Le récit du siège de Massada par Flavius Josèphe est lié à deux femmes qui ont survécu au suicide collectif en se cachant dans une citerne avec cinq enfants. Parce que le Judaïsme décourage vivement le suicide, Flavius Josèphe a indiqué que les Sicaires s'étaient tirés et tués les uns contre les autres, jusqu'au dernier homme, qui serait le seul à réellement avoir mis fin sa propre vie. Depuis le Judaïsme décourage également le meurtre et certains historiens pensent que le suicide collectif serait une invention de Flavius Josèphe.

 

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Vestige du camp Romain

 

     Ils affirment qu'il est peu probable, car les défenseurs n'avaient ni la possibilité ni l'obligation d'unanimité. Flavius Josèphe dit d'ailleurs qu'Eléazar Ben Ya'ir avait ordonné à ses hommes de détruire tout sauf les denrées alimentaires, ce qui semble plutôt montrer une volonté de vivre. Cependant les fouilles archéologiques ont montré que les magasins qui contenaient les denrées ont été brûlés. Flavius Josèphe a également signalé que les Romains avaient trouvé suffisamment d'armes pour équiper 10 000 hommes, ainsi que du fer, du cuivre et du plomb qui jette encore un doute sur le récit.

 

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Vue des vestiges de la rampe

   Il existe donc un désaccord entre les historiens quant à la véracité de l'histoire de Flavius Josèphe. Celui-ci a seulement affirmé avoir entendu l'histoire d'autres personnes. Il y a également une grande controverse dans les rapports archéologiques. Certains historiens pensent après l'étude des documents de travail et des transcriptions qu'il aurait été fourni un faux récit historique de l'héroïsme des Sicaires. Le débat reste ouvert.

 

 

 

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Ruines d'un magasin - Massada

 

 

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