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 Pour plus de détails voir aussi :  Byblos - Ougarit - Sidon - Tyr - Les Phéniciens

    

 

 

 

Baalbek

 

Dor

 

Tripoli du Liban

 

 

  Baalbek

DOR

 

   Baalbek (ou Baalbeck ou Baalback ou Balbeck ou Balback, en arabe : بعلبك) est la plus importante ville Phénicienne dans les terres, dans la vallée de la Bekaa au Liban, à une altitude de 1170 m. Elle est l'ancienne Héliopolis des Romains. C'est à dire la "Ville du soleil". Selon certaines hypothèses, ce nom a été donné à la Baalbek de l'époque hellénistique, car les Grecs identifiaient Hélios, Dieu du soleil, à Hadad.

   D'autres suggestions nous affirment que c'est à cause de son ensoleillement exceptionnel de plus de 300 jours par an. Enfin on trouve aussi l'hypothèse que la cité antique a reçu ce nom à l'époque Romaine, lorsque Marc Antoine (83-30 av.J.C) l'a offerte à la Reine d'Égypte Cléopâtre VII Théa Philopator (51-30). Les vestiges visibles remontent surtout à l'époque Romaine. Elle est située à l'Est du Litani à environ 85 km au Nord-est de Beyrouth et environ 75 km au Nord de Damas. Elle est aujourd'hui composée de ruines de l'époque Gréco-romaine avec des traces plus anciennes datant de l'époque sémitique.

 

   On y trouve le seul temple de Jupiter au monde et elle est aussi célèbre pour son exquise détaillée dans ce temple en ruines de l'époque Romaine. Lorsque Baalbek fut connue sous le nom d'Héliopolis, elle fut l'un des plus grands sanctuaires du Levant. Le site de Baalbek est classé sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Il comprend : Le temple de Vénus, le temple de Jupiter dont malheureusement il ne reste que six colonnes corinthiennes de granite et le temple de Bacchus, qui est un des temples les mieux conservés du monde Gréco-romain.

 

 

 

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  Ruines du temple de Jupiter

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Temple de Bacchus à Baalbek

                      Histoire......

 

   Baalbeck du nom de "Seigneur (Baal) de la vallée de Bekaa", est une très ancienne cité, son histoire remonte autour de 5000 ans. Les fouilles près du temple de Jupiter ont révélé l'existence d'anciennes habitations humaines datant du Bronze ancien (2900-2300 av.J.C).  Le nom de Baalbek, relève une origine Sémitique, peut-être Cananéenne. Les Phéniciens installés à Baalbeck dès 2000 av.J.C ont construit leur premier temple dédié au Dieu Baal, le Dieu Soleil, dont la ville tire son nom "ville de Baal". Au XIXe siècle Baalbek est mentionnée dans la Bible Hébraïque sous le nom de "Baalgad" ou "Baalath" (livre de Josué 11:17), mais il n'est pas sur que ce soit la même ville et l'affirmation n'a pas été reprise à notre époque.

   En fait, cette petite cité Phénicienne n'avait pas un assez grand développement commercial ou une importance stratégique suffisante pour qu'elle soit mentionnée dans les textes Assyriens ou Égyptiens. C'est ce qui fait, selon Hélène Sader professeur d'archéologie à l'Université Américaine de Beyrouth, que dans les documents de ces deux Empires découverts à ce jour on n'en trouve pas trace. Néanmoins, la ville fut le site d'un oracle dès les temps les plus reculés et elle garda cette fonction même au cours de l'époque Romaine.

 

   La cité était cependant une ville florissante où était célébré le culte de Baal, le Dieu solaire des Syro-Phéniciens, ensuite identifié au Dieu Cananéen Hadad. Dans la ville à l'époque, trois cultes se pratiquaient à trois divinités orientales : Atargatis, qui assurait l'humidité du sol et la fécondité des hommes et des bêtes, Adonis, Dieu de la végétation en qui s'incarnaient le renouveau et la force vitale des plantes et des troupeaux et Hadad, le Dieu de la foudre. Après la conquête du Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) et du partage de son Empire, Baalbek appartient à la Dynastie Lagides d'Égypte (les Ptolémée) et ce jusqu’en 200 av.J.C.

Détail d’une frise du temple de Zeus

 

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  Détails à l'intérieur du temple de Bacchus

    Puis elle change de mains pour appartenir aux Rois Séleucides et enfin à Rome, avec un intermède lorsque Marc Antoine (83-30 av.J.C) l'offre à la Reine d'Égypte Cléopâtre VII Théa Philopator (51-30). La ville conserva sa fonction religieuse à l'époque Romaine où elle porte le nom d'Héliopolis "Ville du soleil" et où le sanctuaire de Jupiter Héliopolitain resta un lieu de pèlerinage.

 

   Sous les Séleucides, Baalbek possédait un oracle renommé. C’est peut-être durant sa période Ptolémaïque, que Baalbek reçut le nom d’Héliopolis ?. La cité est ensuite faite, en 15 av.J.C, colonie de l'Empire Romain et une légion Romaine y est laissée en garnison. Sous l'Empereur Auguste (27 av.J.C-14 ap.J.C), Rome va créer deux colonies, peuplées de vétérans Romains, à Beyrouth (Béryte) sur la côte et à Baalbek/Héliopolis. L'Empereur Romain Trajan (98-117)  y a consulté fréquemment l'oracle. Trajan a demandé à Jupiter Héliopolitain s'il serait perdant dans les guerres contre les Parthes. En réponse, le Dieu lui a présenté une pousse de vigne coupée en morceaux. Macrobe (Flavius Macrobius Ambrosius Theodosius) écrivain, philosophe et grammairien Latin du Ve siècle de notre ère, a mentionné le temple de Zeus Héliopolitain (Heliopolitanus) comme un lieu de divination.

 

   À partir de vers 30 av.J.C et sur une période de deux siècles, les Romains ont construits un complexe de trois temples à Baalbeck : Les temples de Jupiter, de Bacchus et de Vénus. Sur une colline voisine, ils ont construit un quatrième temple dédié à Mercure. La ville tombera en 637 ap.J.C devant une armée musulmane, après la défaite des Byzantin, la cité qui était encore une ville opulente donnera un riche butin aux arabes.

 

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Détail dans le temple de Jupiter

 

Propylées à l'entrée du site

 

Vue de la grande cour

 

Autre partie de la grande cour

 

Détail des colonnes du temple de Bacchus

 

Autre vue des ruines du temple de Jupiter

    

Le complexe  religieux

 

   À l'époque Romaine la ville est connue sous le nom d'Héliopolis. Il y avait une autre Héliopolis en Égypte et un jumelage existait entre les deux cités du même nom, Un pèlerinage était d’ailleurs organisé entre les deux villes. C'est pour montrer toute la puissance de l'Empire Romain que l'Empereur Auguste (27 av.J.C-14 ap.J.C) décide la construction d'un grand sanctuaire à Héliopolis. Les travaux ont commencé vers 14 av.J.C et se sont prolongés jusqu'à la fin du IIe siècle.

 

   Le sanctuaire a été bâti selon un plan classique des caractéristiques architecturales religieuses Romaines, les rues s’organisant en damier sur la base de deux grandes artères, le decumanus et le Cardo. Par contre les ornement sont empruntés à l'art Gréco-romain, mais l'organisation tient compte des usages religieux de l'Orient. Par exemple, les autels de Baalbek sont beaucoup plus importants que ceux des sanctuaires Romains et les temples comportent des escaliers, à côté de leur entrée principale, qui permettent d'accéder au toit et ce genre d'escaliers n'existe pas dans les temples Romains.

Dessin des temples de Baalbek

 

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   Les finitions sur le complexe religieux, qui ont durée plus d'un siècle et demi, n'ont jamais été achevées. Le site de Baalbek comprend : Le temple de Vénus, le temple de Jupiter et le temple de Bacchus. La construction Romaine du complexe a été faite sur d'anciennes ruines et a impliqué la création d'une immense esplanade surélevée, sur laquelle ces bâtiments ont été placés. Le terrain en pente a nécessité la création de murs de soutènement sur les côtés de la Nord, Sud et Ouest de la place. Ces murs, à leur plus bas niveau, sont construits de monolithes pesant chacun environ 400 tonnes.  Le mur Ouest a le plus grand mur de soutènement, il a une deuxième rangée de monolithes contenant la fameuse "Trilithe", une rangée de trois pierres pesant chacune au-delà de 1000 tonnes.

 

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Entrée du temple de Bacchus

   Une quatrième, encore plus grande pierre appelé "la pierre du sud" (Hajar el Gouble) ou "la pierre de la femme enceinte" (el Hajar Hibla) se trouve encore dans une carrière à proximité. Si elle avait été libérée de la carrière, elle aurait été la plus grande pierre jamais déplacée, plus grande que le fameux obélisque inachevé à Assouan en Égypte. Jupiter-Baal était représentée localement sur la monnaie comme un Dieu couvert d'écailles, qui tient un fouet dans sa main droite et tonnerres et les éclairs dans la gauche. Une statuette en bronze de ce Zeus Héliopolitain a été découverte à Tortosa, en Espagne, une autre a été trouvée à Byblos.

 

 

Le temple de Jupiter

 

   Le plus grand des trois temples est consacré à Jupiter Baal (Le Zeus Héliopolitain), identifié ici avec le soleil, on voit alors apparaitre le nom de Jupiter Héliopolitain. C'est la plus anciens des trois, il est construit en plusieurs étapes entre le Ier siècle av.J.C et 62 ap.J.C. C'est un podium préexistant inachevé, érigé sous les Séleucides, que les Romains choisissent comme site pour l’édifier.

 

    Le temple de Jupiter fut le plus grand édifice religieux dans l'ensemble de l'Empire Romain et sa finition complète date du règne de l'Empereur Septime Sévère (193-211). En commémoration de la consécration du nouveau sanctuaire, Septime Sévère conféra des droits de ius italicum (Honneur conféré à certaines villes de l'Empire Romain par les Empereurs) à la ville. On trouve dans le temple la Grande Cour à colonnes de pierre, de 20 m de hauteur et 2,20 m de diamètre. Ce sont les plus grandes colonnes antiques du monde. Aujourd'hui, seulement six colonnes corinthiennes de granite restent debout, sur 128 à l'origine.  

    Huit autres ont été démontées et envoyées à Constantinople sous les ordres de Justinien I (527-565), pour sa Basilique de Sainte-Sophie. Après un propylée, on accédait à un portique à douze colonnes corinthiennes encadrées de deux tours. Selon une inscription Latine, un légionnaire aurait fait recouvrir d’or l’un des deux chapiteaux des colonnes. Le tout donne sur une cour hexagonale orientée à l’Ouest qui est unique par son plan dans le monde Romain. Elle servait d'espace d’attente et de recueillement pour les fidèles, avant qu’ils n’accèdent à la grande cour, au-delà de laquelle il leur était interdit d’aller.

 

   Cette dernière de 135 m x 113 m comportait en son centre deux bassins pour les ablutions et était entourée de portiques richement décorés. Devant le temple se trouvaient deux grands autels dont un était réservé aux Prêtres et devait servir aux sacrifices. Avec ce temple sont associés un temple de Vénus et un petit temple en l'honneur de Bacchus. D'autres Empereurs ont enrichi le sanctuaire de Jupiter à tour de rôle. Néron (54-68) construit la tour-autel en face du temple de Jupiter, Trajan (98-117) ajoute le parvis du temple de Jupiter, avec des portiques de granit rose d'Assouan.

Ruines de l'intérieur du temple

 

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    Antonin le Pieu (138-161) construit le temple de Bacchus. Il est enrichi avec des reliefs                                                                     raffinés et de la sculpture. Septime Sévère (193-211) ajoute le temple pentagonal de Vénus. L'Empereur Philippe the Arabe (244-249) fut le dernier à ajouter un monument à Héliopolis. 

 

 

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Dor

TRIPOLI  du Liban

   

    Dor (ou Tel Dor, en Hébreu : דוֹר, ce qui signifie "génération" ou aujourd’hui appelée Khirbet al-Burj ou Al-Tantura) est une ancienne ville de Phénicie et aujourd'hui un site archéologique situé en Israël sur la côte Méditerranéenne, à environ 30 km au Sud de Haïfa et à 13 km au Nord de Césarée.

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Le Sud du Lagon - Site de Dor

 

   Sa position géographique et sa réputation lui valurent à toutes les époques d’être convoitée par divers conquérants qui se rendaient maître de la région. La ville est identifié avec la "D-JR" des sources Égyptiennes, la Dor biblique et avec Dor / Dora des sources Grecques et Romaines. Son port lui a apporté la fortune tout au long de ses 3000 ans d'histoire.

   Dor a été successivement dirigé par les Cananéens, les Peuples de la mer, le royaume d'Israël, les Phéniciens, les Assyriens, les Perses Achéménides, les Séleucides et les Romains. Les fouilles archéologiques ont permis d’identifier quatre grandes phases d’occupation : Cananéenne, une occupation attribuée aux Shekelesh (ou Shékélesh ou Chakalaches ou Sikils ou Sikala ou Sicules) qui donneront leur nom à la Sicile, une Phénicienne et une Romaine.

 

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Autre vue du Tel

   Son rôle principal dans l'ensemble de ces diverses cultures a été celui d'un entrepôt commercial et une passerelle entre l'Est et l'Ouest. Le site se présente comme un promontoire entouré de deux baies naturelles, qui selon la tradition faisaient office de port militaire pour l’une et de port civil pour l’autre. En fait, il est plus probable que les Phéniciens avaient choisi ce site en fonction des deux mouillages possibles, qui offraient deux dispositions différentes aux vents.  

 

                                                           L'histoire .......

 

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Vue des ruines du port de Dor  

    L'histoire documentée du site commence à la fin de l'Age du Bronze, bien que la ville elle-même soit fondée au bronze moyen, vers 2000 av.J.C et se termine à la période des Croisades. Les Cananéens occupent le site dès le IIe millénaire. Cette cité Phénicienne est mentionnée pour la première fois dans une inscription du Pharaon, Ramsès II (1279-1213) et est citée plusieurs fois dans la Bible, en rapport avec les campagnes de Josué, comme une ville royale des Cananéens, (Josué 12:23) dont le Roi était un allié du Roi de Hazor Jabin contre Josué, (Joshua 11:1,2). Vers 1200 les fouilles archéologique montrent une occupation d'un des Peuples de la mer, les Shekelesh (ou Shékélesh ou Chakalaches ou Sikils ou Sikala ou Sicules), ils sont appelés ainsi dans les textes Égyptiens du temple Médinet Habou. Dans le papyrus Égyptien de Wen-Amon, l’auteur mentionne qu’il atteint "Dor, la ville des Sikils" où il peut contempler une importante flotte commerciale.

                                                                          Vers 1100 la ville semble avoir été prise par les Thekker (ou Tjeker ou Tjekker ou Tyekker), un autre des Peuples de la mer, qui semble t-ils ont gardé la cité jusque vers 1000. Les Thekker auraient attaqué l'Égypte et le Levant au cours du XIIIe et XIIe siècles. Ils sont documentés comme une tribu vaincue par le Pharaon Ramsès III en l'an 5, 8 et 12 de son règne. Bien qu'il ait affirmé avoir "anéanti" les Thekker, les documents suivants cette période les décrivent comme résidants dans certaines villes du Nord de Canaan dont Dor.

 

    Soit le scribe a exagéré dans le style habituel des inscriptions Pharaoniques, ou alors il voulait signifier que le Pharaon avait fait campagne contre eux. Dor va ensuite faire face à la conquête des Hébreux. Il semble qu'elle se trouvait sur le territoire de la tribu d'Aser, mais elle fut attribuées à celle de Manassé, (Josué 17:11; Juges 1:27).

 

    Elle est conquise par le Roi des Hébreux David (1010-970) et devient l’une des douze capitales de district (Juges 1:27, 1 Rois 4:11) de son fils et successeur Salomon (970-931) et son port principal sur la Méditerranée. Elle est placée sur la voie Ptolémaïs, juste au point ou elle est indiquée se trouve le petit village de Al-Tantura, probablement une mauvaise traduction arabe de Dora. En 925, la ville est détruite par le Pharaon Sheshonq I (ou Chechanq, 945-924).

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Partie des ruines d'époque hellénistique

                                   En 732, l'Empereur Assyrien Téglath-Phalasar III (ou Tiglath-Pileser,                                                                 745-727), lors de ses  conquêtes sur le Levant, prend Dor et en fait la capitale de la province côtière de Duru. Puis à la chute des Assyriens et des Néo-Babyloniens, qui suivent peu de temps après, elle devient la possession de l'Empire Perse Achéménide. Il semble que cette domination ce soit plutôt bien passée entre les deux peuples. Lorsque le Macédonien Alexandre le Grand (336-323) libère les villes de Syrie Palestine, les Grecs rebaptisent la ville Dora. Le terme culte de Dor (Dieu) ou le terme dorique, comme pour la provenance des colonnes, a été attribuée à la ville. Par conséquent, en Hébreux Dor est devenu en Grecs et Latin, Dora. À l’époque Romaine, la ville est suffisamment importante pour battre sa propre monnaie.

 

                        L'archéologie

   Le site de Tel Dor a été étudié dans les années 1920, par John Garstang, au nom de la British School of Archaeology de Jérusalem. J.Leibowitz fouilles la ville basse autour des années 1950. De 1979 à 1983 Claudine Dauphin fouille une église à l'Est du tell. Avner Raban pratiquera les excavations des installations portuaires et d'autres constructions principalement au Sud et à l'Ouest du tertre de 1979 - 1984. D'autres recherches autour du site ont été réalisées par Kurt Raveh, Shelley Wachsman et Saen Kingsley.

 

   Ephraim Stern, de l'Institut d'archéologie à l'Université Hébraïque, montera vingt saisons de fouilles sur le site entre 1980 et 2000, en coopération avec la Société Exploration Israël et plusieurs Israéliens, Américains, Sud-africains et des établissements universitaires Canadiens, ainsi qu'un grand groupe Allemand de bénévoles. Avec 100 à 200 personnels, des étudiants et des bénévoles, par saison, Dor est un des plus grands et des plus longs projets de fouilles maintenu en Israël. Les onze zones de fouilles ont révélé une foule de renseignements sur l'âge du fer, Perse, Hellénistique et Romain précoce.

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Vue d'une partie du site de fouille

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Autre vue du Port de Dor

   L’occupation Phénicienne a livré quelques traces de céramiques Chypriotes. Actuellement les fouilles sont menées par l'Université Hébraïque de Jérusalem et l'Université de Haïfa en coopération avec l'Université de Washington, l'Institut Weizmann des sciences, l'UNISA (Afrique du Sud) et d'autres institutions. Il s'agit d'un large consortium international de chercheurs, qui poursuit conjointement un grand nombre de différents mais complémentaires objectifs de recherche. Le "Glasshouse" un bâtiment musée, situé dans Nahsholim kibboutz, à près de 500 m au Sud du site, abrite maintenant le Centre pour la Marine et l'archéologie régional de Dor (CONRAD). Il présente les découvertes de Tel Dor et de sa région. Le bâtiment est une vieille usine de fabrication de verre datant du XIXe siècle, construit par le Baron Edmond James de Rothschild.

 

 Pour plus de détails voir :      Le site de Tel Dor  - 

                                (Université Hébraïque de Jérusalem)

 

   

 

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Tripoli du Liban

 

  

Tripoli (en Grec : Τρίπολις Tripolis, en arabe : طربلس  Trablous ou Ţrāblos ou Ţrēblos ou Ţrōbles) est la seconde ville du Liban, située au Nord de Batroun et Cap-Lithoprosopon (Nord du Pays), à 85 kilomètres de Beyrouth. Aujourd'hui, Tripoli est également connu sous le nom de Al-Fayha'a, dérivé du verbe arabe Faha qui est utilisé pour indiquer la propagation d'une certaine odeur.

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La citadelle de Raymond de Saint-Gilles - 1110 ap.J.C

 

  La cité est réputée pour ses vastes vergers d'orange. Au cours de la saison de la floraison, le pollen des fleurs d'orange est transporté dans l'air et propage une odeur qui peut se sentir partout dans la ville et sa banlieue, d'où le nom al-Fayha'a. La ville possède un grand port commercial qui se trouve sur le territoire d'une autre commune, El-Mina, inséparable de Tripoli, bien qu'aillant son autonomie. Les deux villes sont géographiquement réunies pour former le Grand Tripoli.

 

   Dans les temps anciens, elle était le centre d'une confédération Phénicienne qui comprenait : Sidon, Tyr et l'île-ville d'Arwad (ou Aradus ou Arados ou Arvad ou Arpad ou Antioche en Pieria ou île de Ruad), d'où le nom de Tripoli, du Grec signifiant "triple ville". Plus tard, elle a été successivement contrôlé par l'Empire Assyriens, les Perses Achéménides, les Séleucides et les Romains, l'Empire seldjoukide, les Croisés, les Mamelouks et l'Empire ottoman.

 

 

L'histoire.....

 

   Tripoli est attestée dans un certains nombre de document dès la période Phénicienne, vers 1400, sous le nom de Athar. Dans les tablettes des lettres de Tell el-Amarna, de l'époque du Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338), elle est mentionnée sous le nom de "Derbly". À Ebla et dans d'autres lieux, à la même période, elle est nommée "Ahlia" ou "Wahlia". Dans une gravure concernant l'invasion de Tripoli par l'Empereur Assyrien Assur-Nasirpal II (ou Ashurnasirpal ou Aššur-Nâsir-Apli, 884-859), elle est appelée Mahallata (ou Mahlata ou Mayza ou Kayza). Lorsque le Macédonien Alexandre le Grand (336-323) libère les villes de Syrie/Palestine, les Grecs qui s'installent dans la cité la rebaptisent Tripoli.

   À partir du IXe siècle les Phéniciens créent une confédération qui comprenait : Sidon, Tyr et l'île-ville d'Arwad (ou Aradus ou Arados ou Arvad ou Arpad ou Antioche en Pieria ou île de Ruad). Tripoli, qui en était le centre, est séparée en trois parties distinctes par les commerçants venant de Sidon, Tyr et Arwad. C'est pour cette raison que les Grecs lui donneront ce nom de Tripoli qui signifie "trois villes".

  

   La confédération durera même sous la domination Perses. Lors de cette domination du VIe au IVe siècle, Tripoli devient un centre financier et le principal port du Nord de la Phénicie. Elle s'enrichie avec le commerce maritime (Méditerranée orientale et l'Ouest) et les caravanes qui partaient pour la Syrie du Nord et l'arrière-pays.

 

   Après le partage de l'Empire d'Alexandre la cité tombe sous la domination des Séleucides vers 312/311 et est utilisée comme une base navale. La ville jouit d'une certaine liberté et en 112 obtient même le droit de frapper sa propre monnaie. Elle devient complètement autonome en 105/104. À l'époque, Tripoli est aussi un centre de construction navale et pratique le commerce du bois de cèdre (À l'instar des autres villes Phéniciennes).

 

  Vue du site d'El-Mina

   Elle tombe sous la domination Romaine en 64 av.J.C. Celle-ci durera jusqu'au VIIe siècle ap.J.C. Au cours de cette période, la ville sera parée de nombreux bâtiments publics et municipaux, y compris un stade et un gymnase. Elle bénéficiera de toute l'attention de Rome en raison de sa position stratégique à mi-chemin sur la route côtière Impériale qui conduisait d'Antioche à Acre (ou Ptolémaïs ou Akko). En outre, Tripoli a conservé la même configuration administrative de l'époque de sa confédération avec trois quartiers indépendants (Sidon, Tyr et Arwad). Le territoire en dehors de la ville était divisé entre les trois cité. À la période Byzantine, la vile subit un tremblement de terre et un raz-de-marée qui la détruisent complètement ainsi que d'autres villes côtières. Elle est prise par les arabes en 645/646 ap.J.C.

 

 

Autre vue du site

    Tripoli n'a pas fait l'objet de fouilles parce que l'ancien site est enterré sous la ville moderne d'El Mina. De nombreux historiens ont nié la présence de toute civilisation Phénicienne à Tripoli avant le VIIIe siècle av.J.C (et même parfois avant le IVe siècle). Toutefois, des recherches minutieuses sur la localisation et l'aménagement d'autres ports Phéniciens de la côte Libanaise permettent d'assurer que Tripoli, répondant aux critères de l'époque, à bien du être un port Phénicien et ce dès le XVe siècle.

 

   D'autres preuves soutiennent cette théorie, notamment le fait que les Phéniciens ont toujours préféré les villes qui ont une île en face d'eux. Tripoli remplit la aussi ce critère et, en outre, elle a la rivière Qadisha (Abou Ali) qui a contribué à l'établissement d'une ville prospère. Quelques accidentelles découvertes archéologique ont été faites et sont maintenant dans les musées. Les fouilles d'El Mina (la cité voisine) ont permis de mettre au jour : Des restes osseux de loups, d'anguilles et de gazelles, une partie de l'ancien quai Sud du port, différents types de colonnes, des roues, des arcs et une nécropole de la fin de la période Hellénistique. Un sondage fait dans le château des Croisés a permis de faire des découvertes datant de l'âge de bronze, de l'âge de fer, de la période Romaine et byzantine.

 

 

Voir aussi : Les villes Phéniciennes :   Byblos - Ougarit - Sidon - Tyr - Les Phéniciens

 

 

 

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