Un atelier au-dessus d’un puits funéraire
Le complexe date de la fin de l’époque pharaonique, autour des XXVIe et XXVIIe dynasties. Une construction en briques crues servait d’atelier, tandis qu’un puits profond donnait accès à plusieurs chambres d’inhumation.
La relation entre espace de préparation et sépultures permet d’étudier une chaîne opératoire complète : traitement du corps, stockage des produits, dépôt du défunt et circulation des spécialistes.
Des récipients qui nomment les produits
Les archéologues ont découvert des coupes et des récipients portant des inscriptions. Celles-ci indiquent parfois le nom d’un produit ou une instruction d’usage, créant un lien exceptionnel entre vocabulaire rituel et résidus matériels.
Les analyses chimiques menées sur ce type de mobilier peuvent identifier huiles, résines, graisses ou substances aromatiques. Elles montrent que l’embaumement reposait sur des recettes et des savoir-faire adaptés aux différentes parties du corps.
Le masque en argent doré
Dans une chambre funéraire, l’équipe a trouvé un masque de momie en argent partiellement doré. Les masques en métal précieux sont extrêmement rares, car beaucoup furent fondus ou pillés dès l’Antiquité.
La découverte ne concerne donc pas seulement l’atelier. Elle éclaire aussi le statut social de certaines personnes inhumées dans le complexe et la diversité des pratiques funéraires à la période saïte et perse.
