Khéphren : pyramide, règne et complexe funéraire
Dans ce dossier
Gizeh · IVe dynastie · architecture funéraire
Pyramide de Khéphren : dimensions et complexe
La pyramide de Khéphren est la deuxième grande pyramide de Gizeh par sa construction et par sa taille. Elle atteignait environ 143,5 mètres à l’origine, contre près de 146,6 mètres pour la pyramide de Khéops. Son emplacement sur une partie plus élevée du plateau et sa pente plus forte expliquent pourquoi elle paraît souvent la plus haute.
Le monument ne se réduit pas à sa masse de pierre. Il appartenait à un ensemble comprenant un temple funéraire, une chaussée, un temple de la vallée, une petite pyramide associée et des espaces nécessaires au culte royal. Le parement de calcaire encore visible au sommet permet d’imaginer l’enveloppe lisse qui couvrait autrefois les faces.
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Comparer sans illusion d’optique
Les mesures essentielles
Les valeurs sont arrondies : l’état du monument et le point exact de mesure expliquent de légères différences entre les publications.
| Mesure | Pyramide de Khéphren | Lecture |
|---|---|---|
| Hauteur initiale | Environ 143,5 m | Légèrement inférieure à celle de Khéops |
| Côté de la base | Environ 215 m | Plan presque carré, orienté vers les points cardinaux |
| Pente | Un peu plus de 53° | Plus raide que celle de la Grande Pyramide |
| Terrain | Plus haut sur le plateau | Renforce l’impression de domination visuelle |
À l’intérieur
Deux entrées, des couloirs et une chambre sobre
Deux entrées sont connues sur la face nord, l’une ouverte dans le parement et l’autre au niveau du sol. Le réseau intérieur est moins développé que celui de la pyramide de Khéops. Des passages descendants et horizontaux conduisent à la chambre funéraire creusée en partie dans le rocher.
Un sarcophage de granite y est encore en place. Lorsque Giovanni Battista Belzoni pénétra dans la chambre en 1818, la sépulture avait déjà été pillée et la momie royale ne s’y trouvait plus. L’absence du corps interdit donc d’identifier directement les restes du souverain.
Temples et Sphinx
Un paysage cérémoniel cohérent
La chaussée reliait le temple funéraire proche de la pyramide au temple de la vallée. Ce dernier emploie d’imposants blocs de calcaire et un revêtement de granite ; plusieurs statues de Khéphren furent découvertes dans son environnement. L’ensemble organisait les funérailles puis le culte durable du roi.
Le Grand Sphinx et le temple placé devant lui sont généralement rattachés au programme de Khéphren en raison de leur position et de leur relation avec la chaussée. Cette attribution est solide mais reste une interprétation archéologique : aucune inscription contemporaine conservée ne nomme explicitement le commanditaire du Sphinx.
Questions fréquentes
Reconnaître la pyramide de Khéphren
Est-elle plus haute que celle de Khéops ? Non à l’origine. Elle paraît souvent la dépasser parce que sa base repose sur un terrain plus élevé et que ses faces sont plus inclinées.
Pourquoi reste-t-il du revêtement au sommet ? Une partie de l’enveloppe de calcaire a échappé au démontage et à l’érosion. Elle montre que les degrés visibles aujourd’hui étaient initialement recouverts par des faces lisses.
La momie de Khéphren a-t-elle été retrouvée ? Non. La chambre était déjà violée lors de son exploration moderne ; le sarcophage vide ne permet pas de retrouver le corps du roi.
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| Le
Complexe funéraire de
Guizèh
« Khafrê est grand » |
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Après
Khoufou (ou Khéops, 2551-2528),
Khafrê (ou Khéphren, 2518-2492) est le deuxième Roi qui choisit
Guizèh (À proximité du Caire) comme site pour son complexe funéraire. Il est le quatrième fils de
Khoufou, par la Reine Henoutsen et
demi-frère du Roi Djédefrê (2528-2518)
à qui il succède. Djédefrê,
lui, n’avait pas suivi les traces de son père et s’était éloigné de
Guizèh pour une région plus montagneuse, à
Abou Rawash (ou Abou Roach ou Abu Roache), environ 8 km au Nord, établissant de ce fait la partie la
plus au Nord de la nécropole Memphite.
Les raisons du départ au Nord de Djédefrê et du
retour de Khafrê
à Guizèh ne sont pas connues. Les théories au sujet
de ces faits sont, à aujourd’hui, que pure spéculation. Les considérations pratiques ou religieuses
ont pu avoir été des raisons.
Khafrê construit sa pyramide au Nord-ouest
de celle de son père. La diagonale de sa pyramide est une suite presque parfaite de la diagonale de celle de
Khoufou.
Bien que la pyramide de Khafrê semble être
plus grande que celle de son père, elle est en fait environ 3 m plus petite, mais elle fut construite sur un
plateau plus élevé, ce qui donne cet effet d’optique.
Le complexe funéraire
La Pyramide du Roi
La première entrée est au niveau du sol
dans la cour (B). Une troisième entrée fut creusée par des
voleurs (C) à 8,50 m du niveau du sol, au centre de la face Nord. De là une
galerie s’enfonce dans la pyramide et rejoint la galerie supérieure, à un
endroit situé après le passage à herse qui débouche dans la chambre funéraire.
Les deux entrées sont suivies d’un couloir descendant qui débouche dans une
section horizontale. L’entrée supérieure ne fut jamais couverte d’une voûte
comme celle qui couvre l’entrée de la pyramide de
Khoufou.
Elle donne dans un couloir long de 37 m avec une pente de 26° 30′. Ce couloir
haut de 1,78 m avait ses faces entièrement recouvertes de granit rose. Il
aboutit dans la section horizontale débutant par un passage à herse. La herse
de granit fut mise au jour par
Giovanni Battista Belzoni. Cette section horizontale donne sur un embranchement
vertical permettant d’emprunter une descenderie menant à la chambre inférieure (D).
Le sarcophage y est inséré. Il
est taillé dans un seul bloc de granit noir. Dans les murs Nord et Sud
se trouvent deux petites cavités taillées au carré mesurant 33 cm et 43 cm.
Selon
Ludwig Borchardt, ces niches servaient de supports à une poutre pour la manœuvres des blocs dans
la chambre funéraire. D’autres spécialistes affirment quelles servaient à
maintenir une séparation qui partageait la chambre funéraire en deux, abritant
un serdab d’un côté. L’entrée inférieure (B) est située au pied de la face
Nord de la pyramide. Elle est alignée suivant la verticale avec la première entrée (A).
La pyramide satellite
Le temple funéraire
La construction a été faite avec
d’énormes blocs de calcaire, qui ont été revêtus d’une couche plus fine d’un autre
calcaire de meilleure qualité. Cette technique est encore une autre innovation qui fut
inaugurée pendant le règne de Khafrê.
Les murs intérieurs étaient tous entièrement recouverts de granite rose
d’Assouan.
Ceux de l’extérieurs aussi, mais seulement sur les premières assises. Le sol était
recouvert d’albâtre. Ses dimensions sont de 111 m x 48 m et il se compose de deux parties.
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Le temple de la vallée
Le Grand Sphinx
Le bâtisseur de cet ouvrage reste aussi aujourd’hui sujet à de vives
discussions. Certains spécialistes l’attribuent à
Djédefrê,
alors que pour d’autres ce fut le Roi
Khafrê (ou
Khéphren).
Dans le même flou, puisque personne n’a de preuve formelle on trouve aussi le Roi
Khoufou (ou Khéops) ?.
Le sphinx fut taillé directement dans
la roche naturelle car il se trouve au milieu d’une grande carrière qui
fournissait les blocs destinés à la construction de la pyramide. Les pattes
tendues, furent ajoutées en maçonnerie. Une étude géologique approfondie de cet ouvrage
et des temples voisins a indiqué que les grands blocs qui furent
employés pour construire le
temple de vallée furent
très probablement extraits des couches qui couvraient la partie supérieure de son corps.
Ce qui signifie qu’il fut sculpté presque au même temps que le
temple de vallée fut construit.
Ceci a amené certains spécialistes à supposer que
la tête que l’on voit aujourd’hui fut sculptée de nouveau sur la tête originale. Cette
différence de proportion peut aussi se situer dans le fait que plusieurs fissures naturelles
courent le long du corps du sphinx, la plus grande coupant directement la partie
la plus mince de son corps. Ceci aurait forcé les sculpteurs à prolonger le
corps, le rendant disproportionné avec sa tête. La tête est depuis longtemps identifié a
Khafrê,
mais quelques spécialistes avancent qu’il pourrait en fait représenter son
père, le Roi Khoufou (ou Khéops).
Lors de l’expédition de Napoléon en Égypte au XIXe siècle, ou
les dessins du sphinx sont fidèles à l’original, le nez est déjà absent. Une
partie de l’épaule droite s’est effondrée en 1988 et des travaux de
restauration ont eu lieu en 1989. Mais depuis avril 2006, une nouvelle
restauration complète du sphinx a été entreprise.
Le Dieu promit au Prince « De lui
donner la royauté sur terre, à la tête des vivants et de lui faire porter la
couronne blanche et la
couronne rouge sur le trône de
Geb« . En échange le jeune Thoutmôsis devait libérer cette statue des sables.
Le Prince obéit évidemment à la volonté de ce Dieu et en récompense
Thoutmôsis IV fut le
prochain Roi. Son père,
Amenhotep II (1428/27-1401) avait déjà construit un petit temple pour le sphinx au Nord-est
de celui-ci. Dans cette histoire, ce qui est sûr, c’est qu’au milieu de la
XVIIIe dynastie, le sphinx fut en
effet enterré dans les sables, puis déjà déblayé.
Le temple du sphinx
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Bibliographie