Généalogie des dynasties XIX et XX d’Égypte

Ce schéma couvre les dynasties XIX et XX, seconde moitié du Nouvel Empire. Il relie la famille de Ramsès II, les règnes concurrents de la fin de la XIXe dynastie et la nouvelle lignée inaugurée par Sethnakht.

Deux dynasties ramessides, plusieurs ruptures

Les dynasties XIX et XX forment la seconde moitié du Nouvel Empire, approximativement de 1292 à 1069 av. J.-C. La famille de Ramsès II domine la première partie, puis les règnes concurrents de la fin de la XIXe dynastie précèdent l’avènement de Sethnakht. Les nombreux Ramsès de la XXe dynastie ne sont pas tous reliés par des filiations entièrement assurées ; les titres et monuments doivent être comparés.

Généalogie commentée · dossier vérifié le 30 juillet 2026

Dynasties XIX et XX : comprendre les familles ramessides

Les dynasties XIX et XX forment la période ramesside. Elles commencent avec Ramsès Ier, ancien vizir choisi par Horemheb, et s’achèvent lorsque Ramsès XI ne contrôle plus effectivement l’ensemble du pays. L’arbre relie une famille militaire du Delta, la nombreuse descendance de Ramsès II, les successions disputées de la fin de la XIXe dynastie puis la nouvelle maison fondée par Sethnakht.

Le nom Ramsès est porté par onze souverains, mais ils n’appartiennent pas tous à une chaîne simple de père en fils. Des princes meurent avant leur père, des reines deviennent régentes ou souveraines et certaines filiations de la XXe dynastie restent discutées. La proximité d’un nom sur l’arbre doit toujours être comparée aux titres, aux tombes et à l’ordre des règnes.

Ramsès Ier, Séthi Ier et la fondation de la XIXe dynastie

Horemheb, dernier roi de la XVIIIe dynastie, n’a pas d’héritier survivant. Il désigne son vizir Paramessou, qui devient Ramsès Ier. Le nouveau souverain est déjà âgé et règne peu de temps, mais son fils Séthi Ier et son petit-fils Ramsès II assurent une succession préparée. La dynastie ne descend donc pas de la famille amarnienne : sa légitimité vient de la désignation, de l’exercice des hautes fonctions et de la continuité des cultes.

Séthi Ier mène des campagnes au Levant, restaure des sanctuaires et fait construire le temple d’Abydos ainsi qu’une vaste tombe dans la Vallée des Rois. Son épouse Touya et leur fils Ramsès apparaissent dans la mémoire dynastique. La documentation permet ici une filiation plus solide que dans de nombreuses périodes antérieures.

Ramsès II : épouses, enfants et succession tardive

Ramsès II règne environ soixante-six ans. Ses grandes épouses comprennent Néfertari et Isis-Nofret Ier, auxquelles s’ajoutent d’autres unions royales et diplomatiques. Les monuments nomment de nombreux princes et princesses ; l’arbre ne peut représenter toute cette descendance sans distinguer les personnes attestées des filiations proposées.

Plusieurs fils destinés à de hautes fonctions meurent avant le roi. Amonherkhépeshef, Ramsès, Khâemouaset puis d’autres princes occupent successivement une place éminente. Mérenptah, treizième fils connu, monte finalement sur le trône à un âge avancé. Cette succession tardive explique pourquoi un arbre ramesside doit suivre les décès et les changements de rang, pas seulement l’ordre de naissance.

De Mérenptah à Taousert, puis de Sethnakht à Ramsès XI

Après Mérenptah, la succession devient disputée. Séthi II et Amenmes règnent dans un ordre et sur des territoires dont les détails restent débattus. Siptah, jeune roi peut-être extérieur à la ligne principale, gouverne avec l’appui de la reine Taousert. Celle-ci adopte ensuite une titulature royale. La fin de son règne marque l’achèvement de la XIXe dynastie.

Les inscriptions furent parfois martelées puis restaurées au gré des changements de pouvoir. Cette pratique complique la lecture des monuments : un cartouche effacé ne suffit pas à dater une rébellion, et une tombe réutilisée peut réunir des décors de règnes différents. L’arbre conserve donc séparées les filiations d’Amenmes, de Siptah et de Taousert lorsqu’aucune source ne permet de les rattacher avec certitude à la branche de Séthi II.

Sethnakht fonde la XXe dynastie et rétablit l’ordre selon ses propres inscriptions. Son fils Ramsès III affronte des coalitions libyennes et les groupes appelés « Peuples de la mer ». Les textes de Médinet Habou présentent ces victoires dans le langage royal ; ils doivent être confrontés aux transformations régionales de la Méditerranée orientale.

Les règnes de Ramsès IV à Ramsès XI sont marqués par des difficultés économiques, des conflits de cour, le pillage des tombes et l’autonomie croissante des grands prêtres d’Amon à Thèbes. Hérihor et Piânkh exercent une autorité majeure au sud, tandis que Smendès domine le nord. Le passage à la XXIe dynastie résulte ainsi d’un partage progressif du pouvoir plus que d’un seul changement de famille.

Sources et chronologie

La séquence des souverains est vérifiée dans la liste des rois du Nouvel Empire publiée par l’University College London. Le parcours de l’UCL sur le Nouvel Empire documente Ramsès II, la période ramesside, les temples et les relations extérieures. Le dossier général de l’UCL sur les sites et les pratiques funéraires des dynasties XVIII à XX complète ce cadre. La synthèse du Metropolitan Museum of Art présente Qadesh, la fin de la XIXe dynastie, Ramsès III et la crise du pouvoir ramesside.

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