Généalogie des dynasties XI et XII d’Égypte

Les dynasties XI et XII encadrent la réunification de l’Égypte et l’apogée du Moyen Empire. Le schéma relie les Montouhotep, les Amenemhat et les Sésostris, ainsi que les reines et princesses connues par les monuments et les sépultures.

Réunification et transmission du pouvoir

Montouhotep II réunit l’Égypte au cours de la XIe dynastie, puis la XIIe dynastie s’ouvre avec Amenemhat Ier. La relation exacte entre les deux maisons n’est pas une filiation directe assurée. Les corégences proposées, les reines, princesses et mariages éclairent la continuité du pouvoir, mais leur interprétation dépend des monuments, des titres et de la chronologie retenue.

Les dates de règne peuvent varier selon que l’on accepte ou non certaines corégences, notamment au sein de la XIIe dynastie. Une mention conjointe ne démontre pas à elle seule que deux souverains ont régné simultanément pendant toute la durée proposée. L’arbre doit donc être confronté aux années de règne portées par les monuments et aux notices qui exposent les différentes lectures.

Généalogie commentée · dossier vérifié le 30 juillet 2026

Dynasties XI et XII : la famille royale du Moyen Empire

Les dynasties XI et XII encadrent la réunification de l’Égypte et l’apogée du Moyen Empire. La XIe dynastie naît à Thèbes pendant la Première Période intermédiaire ; Montouhotep II rétablit ensuite un pouvoir unique. La XIIe dynastie déplace le centre de gouvernement vers Itj-Taouy et développe une monarchie capable d’administrer la vallée, le Fayoum, les routes minières et la frontière nubienne.

L’arbre associe ordre de succession, mariages et filiations, mais ces trois informations ne se recouvrent pas toujours. Un roi peut désigner un héritier sans que la documentation conserve le nom de sa mère ; une reine peut être « épouse du roi » et « mère du roi » sans que tous ses enfants soient connus. Les corégences proposées pour certains souverains de la XIIe dynastie restent également débattues : elles ne doivent pas être transformées en dates exactes par simple addition des règnes.

Des Antef à Montouhotep II : la maison thébaine réunifie l’Égypte

Montouhotep Ier et les rois Antef forment la lignée thébaine qui étend progressivement son autorité depuis la Haute-Égypte. Les conflits avec les pouvoirs héracléopolitains ne livrent pas une chronologie continue, mais ils expliquent le contexte dans lequel Montouhotep II devient le souverain de l’ensemble du pays. Son long règne et son complexe funéraire de Deir el-Bahari marquent la transition vers une nouvelle phase de stabilité.

Montouhotep III poursuit les expéditions et les constructions de la maison. Montouhotep IV est moins bien documenté ; son vizir Amenemhat est parfois rapproché du futur fondateur de la XIIe dynastie. Cette identification reste plausible, mais elle ne prouve pas à elle seule une transmission familiale directe. Le changement de dynastie peut refléter une nouvelle maison régnante tout en conservant des serviteurs, des cultes et des structures administratives issus de la cour thébaine.

Amenemhat Ier, Sésostris Ier et la consolidation de la XIIe dynastie

Amenemhat Ier fonde une résidence appelée Itj-Taouy, probablement dans la région de Licht, à proximité de son complexe pyramidal. Cette position facilite le contrôle de la Haute et de la Basse-Égypte. Sésostris Ier lui succède ; les deux règnes ont souvent été présentés comme le premier grand exemple de corégence, mais la durée et la nature exacte d’un gouvernement commun font toujours l’objet de discussions.

Amenemhat II et Sésostris II poursuivent les échanges extérieurs et l’aménagement du Fayoum. Le complexe de Sésostris II à El-Lahoun est associé à une ville planifiée et à des papyrus administratifs. Les bijoux de la princesse Sithathor-Iounet témoignent de la richesse de la cour, mais ils documentent aussi les femmes royales comme détentrices de titres et de biens, pas seulement comme noms placés entre deux rois.

De Sésostris III à Sobeknéferourê : frontières et fin de lignée

Sésostris III renforce la présence égyptienne en Nubie par un réseau de forteresses et des campagnes commémorées par les stèles de frontière. Ses portraits royaux ont souvent été lus comme l’expression d’un pouvoir vigilant, sans que leur réalisme apparent constitue un portrait psychologique certain. Amenemhat III règne ensuite sur une période de grands travaux, notamment dans le Fayoum et à Hawara.

Amenemhat IV est suivi par Sobeknéferourê, première femme dont la titulature royale complète est solidement attestée. Son règne ne représente pas une simple parenthèse : il conclut la XIIe dynastie et montre qu’une femme de la maison pouvait assumer la royauté. Le passage à la XIIIe dynastie conserve d’abord une grande partie de l’administration du Moyen Empire, malgré des règnes plus courts et une succession devenue plus difficile à reconstituer.

Sources et chronologie

L’ordre des souverains est comparé à la liste des rois du Moyen Empire de l’University College London. Le dossier de l’UCL sur le Moyen Empire rassemble sites, art, littérature et relations extérieures ; sa présentation d’Amenemhat Ier et d’Itj-Taouy précise les attestations du fondateur. La synthèse du Metropolitan Museum of Art documente les dynasties XI et XII, l’art royal, les forteresses nubiennes et la transition vers la XIIIe dynastie.

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Arbre généalogique : Généalogie des dynasties XI et XII d’Égypte
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