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Où voir les principales momies royales égyptiennes aujourd’hui ?

Les momies de vingt souverains et membres de familles royales sont réunies au Musée national de la civilisation égyptienne, au Caire. Leur présentation peut changer : ce guide explique quoi vérifier et comment regarder avec respect.

Paysage et monuments de l’Égypte antique évoquant les souverains du Nouvel Empire

Réponse directe

Dans quel musée les momies royales sont-elles exposées ?

La destination principale est le Musée national de la civilisation égyptienne, souvent abrégé NMEC, dans le quartier de Fustat au Caire. Sa galerie des momies royales réunit vingt individus transférés en 2021 depuis le Musée égyptien de la place Tahrir : dix-huit souverains et deux reines.

La liste institutionnelle comprend notamment Seqenenrê Tâa, Ahmôsis-Néfertari, Amenhotep Ier, Thoutmôsis Ier, Hatchepsout, Thoutmôsis III, Amenhotep III, Séthi Ier, Ramsès II, Mérenptah et Ramsès III. Une momie peut toutefois être retirée temporairement pour étude, conservation ou réaménagement. La page officielle du musée doit être vérifiée avant tout déplacement motivé par une personne précise.

  • Lieu principalNMEC, Fustat, Le Caire.
  • Ensemble annoncéVingt momies royales.
  • PrécautionPrésentation actuelle à confirmer.

Du XVIIe au XXe dynastie

Quels souverains peut-on reconnaître au NMEC ?

Seqenenrê Tâa et la fin de la domination hyksôs

Seqenenrê Tâa règne à Thèbes à la fin de la XVIIe dynastie. Les blessures visibles sur son crâne ont nourri plusieurs hypothèses sur sa mort violente. Les examens récents proposent qu’il ait été tué lors d’un affrontement ou exécuté après sa capture.

Son corps ne doit pas être observé comme une curiosité médicale. Il documente un moment politique majeur qui précède la réunification menée par sa famille.

Ahmôsis-Néfertari

Grande épouse royale d’Ahmôsis Ier, elle joue un rôle dynastique et religieux central au début du Nouvel Empire. Son culte se développe ensuite à Deir el-Médineh, où elle est honorée avec Amenhotep Ier.

La présence d’une reine dans la galerie rappelle que l’histoire royale ne se réduit pas à une succession de pharaons masculins.

Hatchepsout et les Thoutmôsides

Hatchepsout, Thoutmôsis Ier, Thoutmôsis II, Thoutmôsis III et plusieurs de leurs successeurs permettent de suivre la XVIIIe dynastie. Les identifications reposent sur inscriptions, provenance, histoire des déplacements et, selon les cas, analyses anthropologiques ou génétiques.

Lisez les cartels individuellement : une attribution ancienne peut avoir été précisée ou discutée par les recherches modernes.

Séthi Ier et Ramsès II

Séthi Ier et son fils Ramsès II figurent parmi les souverains les plus célèbres de la XIXe dynastie. Leurs tombes originales se trouvent dans la Vallée des Rois, mais leurs corps avaient été déplacés dans l’Antiquité pour les protéger du pillage.

La galerie donne un visage humain à des règnes connus par les temples, les reliefs et les inscriptions. Elle ne remplace pas l’étude critique de ces monuments.

Mérenptah et les derniers Ramsès

Mérenptah, Séthi II, Siptah, Ramsès III, Ramsès IV, Ramsès V, Ramsès VI et Ramsès IX prolongent le parcours jusqu’à la fin du Nouvel Empire. Leur réunion permet de comparer les pratiques d’embaumement, l’état de conservation et les trajectoires postérieures.

Les numéros de règne peuvent prêter à confusion. Préparez une petite chronologie plutôt qu’une liste de noms isolés.

Des tombes aux cachettes

Pourquoi les momies n’étaient-elles plus dans leurs tombeaux ?

À la fin du Nouvel Empire et durant la Troisième Période intermédiaire, des responsables religieux déplacent et réemballent plusieurs corps royaux. Leur objectif semble avoir été de les protéger dans un contexte de pillages et d’instabilité. Des inscriptions tracées sur les cercueils ou les linceuls consignent parfois ces opérations.

Deux ensembles sont particulièrement importants : la cachette royale de Deir el-Bahari, dite DB320, découverte au XIXe siècle, et la tombe d’Amenhotep II, KV35, dans la Vallée des Rois. Les momies y avaient été rassemblées longtemps après leur inhumation initiale. Le lieu de découverte moderne n’est donc pas toujours le tombeau d’origine.

Après leur entrée au Musée égyptien de Tahrir, les momies ont connu plusieurs présentations et campagnes d’étude. En avril 2021, vingt momies ont été transférées au NMEC lors d’un cortège officiel. Cette nouvelle galerie cherche à restituer un environnement funéraire tout en contrôlant lumière, température et humidité.

Pour comprendre les techniques, consultez le dossier momification et momies égyptiennes. Pour replacer les souverains dans leur paysage, utilisez le guide visiter la Vallée des Rois.

Voir sans surinterpréter

Ce que l’imagerie et l’anthropologie peuvent réellement établir

Radiographies, tomodensitométrie, analyses dentaires, examen des tissus et datations peuvent renseigner sur l’âge au décès, certaines pathologies, les techniques d’embaumement et les blessures. Ces résultats restent dépendants de l’état du corps, des contaminations et de la qualité des comparaisons.

L’identification d’une momie ne repose pas sur un simple « portrait ressemblant ». Elle combine inscriptions, inventaires anciens, contexte archéologique, anatomie et parfois parentés biologiques. Les annonces spectaculaires doivent être confrontées aux publications et aux réserves des chercheurs.

MéthodeCe qu’elle peut indiquerLimite importante
TomodensitométrieOs, dentition, lésions, objets et gestes d’embaumementNe prouve pas seule une identité
Étude des inscriptionsNom, transfert, restauration antiqueUn cercueil peut avoir été réemployé
Analyses biologiquesSexe biologique, parentés possibles, agents pathogènesConservation et contamination difficiles
Contexte archéologiqueCachette, mobilier associé, chronologie des déplacementsContexte parfois perturbé avant la fouille

Comment visiter la galerie avec respect ?

  1. Vérifier la présentation actuelle. Consultez le NMEC et sa billetterie officielle avant de partir.
  2. Lire le nom et la provenance avant d’observer le corps. Le contexte rend à chaque personne son histoire.
  3. Respecter strictement les règles de photographie. Elles peuvent différer de celles du reste du musée.
  4. Éviter les commentaires sensationnalistes. Il s’agit de dépouilles humaines conservées et exposées dans un cadre patrimonial.
  5. Prévoir une visite plus large du NMEC. Les galeries de civilisation replacent les souverains dans l’histoire sociale, technique et culturelle de l’Égypte.

Le guide comparer les musées du Caire aide à répartir NMEC, Grand Musée égyptien et musée de Tahrir. Le parcours où voir Ramsès II aujourd’hui relie la momie aux colosses et aux temples.

Questions fréquentes

La momie de Ramsès II est-elle au Grand Musée égyptien ?

Non. Le NMEC indique Ramsès II dans sa galerie des momies royales. Le Grand Musée égyptien présente notamment une statue colossale du souverain.

La momie d’Hatchepsout est-elle exposée ?

Elle figure dans la liste officielle du NMEC. Une présentation précise peut changer pour conservation ; vérifiez la page institutionnelle avant la visite.

Toutânkhamon fait-il partie des momies du NMEC ?

Non. La momie de Toutânkhamon demeure associée à sa tombe KV62 dans la Vallée des Rois, sous réserve des conditions de conservation et d’accès.

Peut-on photographier les momies ?

Les règles peuvent évoluer et différer selon les espaces. Seule l’indication donnée par le musée le jour de la visite fait foi.

Sources officielles

Sources vérifiées le 28 juillet 2026. La présence de chaque momie doit être confirmée auprès du musée avant un déplacement spécialement motivé par elle.