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L'histoire....... |
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Les premières traces d'habitation sur le site remontent au IIIe millénaire. Selon la mythologie Grecque, Mycènes est fondée par Persée et devient le royaume du Roi Agamemnon, qui conduit l'armée Grecque lors de la guerre de Troie. Certains archéologues font remonter la création de la cité encore plus tard suite à des découvertes sur le site de débris épars datant du néolithique (de vers 3500). En fait, il est estimé aujourd'hui que Mycènes était dirigée par des Indo-Européens qui pratiquaient l'agriculture et l'élevage, vers 2000 av.J.C. Des artéfacts de cette période ont été retrouvés.
Dans le même temps, la Crète Minoenne développait une civilisation très complexe en relation avec Mycènes. À l'âge du Bronze moyen, entre 1800 et 1700, les premiers enterrements dans des fosses ou des tombes ont commencé à l'Ouest de l'acropole. À cette époque la cité est une colline fortifiée entourée par les hameaux. Puis Mycènes va devenir la capitale d'un État qui va dominer une grande partie de la Méditerranée orientale et qui donne son nom à la civilisation Mycénienne, qui se développe à partir de 1700 en Grèce continentale. |
Vue du site de Mycènes |
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Comme il existe peu de documents où l'on peu apporter une datation exacte, l'habitat de l'époque n'ayant pas été préservé et en l'absence de la dendrochronologie (Méthode scientifique permettant en particulier d'obtenir des datations de pièces de bois à l’année près en comptant et en analysant la morphologie des anneaux de croissance des arbres) qui n'a pas encore été réalisée sur le site, les événements qui sont énumérés sur l'histoire de la cité sont encore très vagues dans leur chronologie. |
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Le tombeau (tholos) d'Egisthe (ou Aegisthus) à l'extérieur des murs de la citadelle |
Il en est de même sur le fait
que Mycènes fut une très riche cité. L'origine d'une telle affluence de
richesses n'est encore aujourd'hui qu'hypothèses. Sir Arthur John Evans, qui a
mis au jour la cité de
Les blocs de pierre ont été utilisés de façon massive et dans ces murs on trouve une grande partie de ce qui peut encore être vu sur le site dont le monumental palais. Le matériel et l'iconographie des tombes montrent que Mycènes est alors dominée par une aristocratie guerrière. Elle se distingue par son goût pour les objets de luxe et par l'importance accordée aux monuments funéraires. La tombe à tholos dite "d'Égisthe" (ou Aegisthus) a nécessité le travail de 20 hommes pendant 240 jours, puis une phase de maçonnerie pendant près d'une année. |
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La construction du palais a été faite l'époque avec une architecture similaire dans tout le Sud de la Grèce. Un peu plus tard, autour de 1250 un projet de rénovation de l'enceinte a été entrepris. Le mur a été étendu à nouveau sur le côté Ouest, avec une sortie sur le port et un passage secret à travers et sous le mur. La cité était alimentée en eau par un tunnel creusé depuis une source plus lointaine sur un terrain plus élevé. La tombe "le Trésor d'Atrée" a été construite à cette époque. L'Égypte avait des relations avec Mycènes qu'elle connaissait sous le nom de "Mukana", dont on a retrouvé des traces à Thèbes (en Égypte).
Au cours de cette période, Mycènes a pratiqué une politique, militaire et économique qui lui a permis d'étendre son influence sur la Crète, Pylos dans l'Ouest du Péloponnèse, Athènes et à Thèbes. Il semblerait aussi qu'elle est établie des comptoirs sur la côte de l'Anatolie. Une collision avec l'Empire Hittite, lui aussi en plein développement, devint inévitable les deux voulant les emplacements stratégiques dans cette région. |
Vue des ruines de l'acropole |
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Malgré sa puissance, le monde Mycénien va connaître une disparition relativement brutale sans que l'on ne puisse en expliquer précisément les raisons. La fin de la suprématie Mycénienne pose beaucoup de problèmes qui ne sont toujours pas résolus, du point de vue chronologique et de l’interprétation des événements. Des recherches récentes à Mycènes et Thèbes nous ont appris que le monde Mycéniens subit un premier choc vers 1280 (HR III B1). À partir de cette date, en peu de temps, tous les palais du Sud de la Grèce sont brûlés, y compris celui de Mycènes. Ces faits sont traditionnellement attribués aux invasions des Doriens, des Grecs du Nord, bien que certains historiens doutent maintenant que cette invasion eut lieu. En fait les causes sont à la fois externes : Des tremblements de terre peuvent être l'origine du déplacement de sources d'eau et des habitants, des raids de nouvelles populations comme effectivement les Doriens; et internes : Une administration trop centralisée et trop rigide, incapable de surmonter de nouvelles crises. |
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L'hypothèse interne est renforcée par le fait que dans les tablettes Mycéniennes, le nom du magistrat chargé de l'administration des villages change et devient une forme ancienne d'un nom dont aurait pu dériver le titre d'archonte (Roi-Prêtre de la Grèce archaïque). Ce qui signifierait que l'administration Mycénienne se désintégra au point que les citoyens ne reconnurent plus que les magistrats locaux comme souverains et autorité suprême. D'un autre côté l'hypothèse externe est elle basée sur le fait que l'on constate à cette époque que beaucoup d'étrangers parlant le Grec Dorique entrent en Grèce. |
tombes royales |
Par ailleurs, certaines populations Mycéniennes, qui plus tard parleront un dialecte Dorien, quittent la superstructure Mycénienne et s'installent dans de nombreuses régions anciennement contrôlées par elle et les populations déplacées échappent aux pouvoir Mycénien. Une autre théorie est qu'il se serait produit une grande et longue sécheresse qui aurait causé le déclin de la cité, mais il n'y a pas de preuves climatologiques de ces faits. Une autre encore est que la destruction du palais de Mycènes, lieu du pouvoir de la cité, est liée aux "Peuples de la Mer". Les populations qui ont été la cause de la destruction de l'Empire Hittite et des attaques sur la XIXe, puis XXe dynasties de l'Égypte. |
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Amos Nur fait valoir que les tremblements de terre ont joués un rôle majeur dans la destruction de Mycènes et de nombreuses autres villes à la fin de l'âge du Bronze. Toutefois, aucune preuve concluante n'a été avancée pour confirmer que telle ou telle théorie est la raison pour laquelle la citadelle Mycénienne et d'autres autour d'elle sont tombées à cette époque. Ce que l'on constate de sur c'est qu'à cette période appelé "submycénien", Mycènes n'était plus une grande puissance. Ses céramiques et leurs styles décoratifs ont été changés rapidement. L'artisanat et l'art ont nettement diminué. La citadelle a été abandonnée à la fin du XIIe siècle, du fait qu'elle n'était plus un lieu stratégique et était trop éloignée de la cité. |
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L'entrée du tombeau (tholos) de Clytemnestre à l'extérieur de la Citadelle |
Plus tard, au début de la période classique, Mycènes est reconstruite et habitée de nouveau, sans toute fois jamais retrouver son importance antérieure. Les Mycéniens vont combattre aux Thermopyles et à Platée lors des Guerres Médiques contre les Perses Achéménides. Puis la cité sera supplantée par Argos dont, en 462, les troupes prendront la ville et expulseront les habitants. À partir de cette date, Mycènes cessa d'être habitée.
À la période Hellénistique et Romaine, les ruines de Mycènes étaient une attraction touristique, un peu comme elles le sont aujourd'hui. Une petite ville s'est construite à côté du site et a vécu au service du tourisme. À la fin de l'époque Romaine, cependant, le site avait été complètement abandonné. Les ruines considérables de Mycènes furent visitées par Pausanias (Géographe Grec, v.115-v.180) au IIe siècle. Il fit une description précise des tombeaux, des remparts massifs et la porte aux Lions, encore visibles aujourd'hui. Toutes les connaissances sur ceux qui avaient construit cette remarquable cité avaient disparu bien avant l'époque classique et les Mycéniens ne furent connus des Grecs qu'à travers les mythes et les légendes.
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Le site et l'archéologie |
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Les premières fouilles à Mycènes ont été menées par l'archéologue Grec Kyriakos Pittakis en 1841. Il a retrouvé et restauré la porte aux Lions. En 1874, l'archéologue Allemand Heinrich Schliemann est arrivé sur les lieux et a procédé à une fouille complète. Schliemann cru à la vérité historique des récits Homériques et interpréta le site en conséquence. Lors de la découverte d'un crâne humain sous un masque mortuaire en or dans l'une des tombes, il a déclaré : "J'ai regardé le visage d'Agamemnon". Depuis l'époque de Schliemann plusieurs fouilles ont eu lieu à Mycènes, principalement par les archéologues Grecs, mais aussi par la British School at Athens. Elles ont révélé que Mycènes était habitée dès le IIIe millénaire par une population préhellénique proche de celle de la Crète Minoenne contemporaine. L'Acropole a été fouillée en 1902 et les collines environnantes ont été méthodiquement étudiées. Mycènes possédait probablement le plus prestigieux des palais de l'époque. Mais son site renfermait aussi : Un complexe administratif, des d'habitations, des cours ornées de fresques et de sculptures, des sanctuaires et des magasins etc... |
Le palais
Le palais Mycénien était de dimension plus réduite et d'une structure plus simple que celui des Minoens. Il était accessible par un chemin très raide et était situé au point le plus élevé de la citadelle. Il en reste peu de vestiges, car il a été détruit dans un incendie et presque entièrement modifié. La construction du palais a été faite l'époque avec une architecture similaire dans tout le Sud de la Grèce. On peut distinguer, dans la salle du trône, plus vaste que celle de Pylos, les éléments constitutifs d'un mégaron ou salle du Trône, avec un foyer central soulevé dans le cadre d'une ouverture dans le toit, qui était soutenu par quatre colonnes carrée autour du foyer.Un trône était placé au centre d'un mur à côté du foyer, permettant une vue dégagée de l'entrée. Des fresques ornaient les murs de plâtre et le plancher. La chambre était accessible à partir d'une cour avec un portique à colonnes. Un grand escalier conduisait à partir d'une terrasse au-dessous de la cour sur l'acropole. Le palais était protégé par des murs d'enceinte qui abritaient également des bâtiments. |
Dame de Mycènes, fresque du XIIIe siècle retrouvée à Mycènes représentant une Déesse - Musée national archéologique d'Athènes |
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La porte Ouest dite : Porte aux Lions |
La citadelle, la porte aux Lions et l'enceinte cyclopéenne
Les vestiges de la citadelle de Mycènes ont été entièrement fouillés et on peut voir aujourd'hui le palais Mycénien entouré de son enceinte cyclopéenne et d'un grand nombre de tombes à fosse ou à coupole. Dans le temple construit à l'intérieur de la citadelle, un scarabée de la Reine d'Égypte Tiyi I épouse du Roi Amenhotep III (1390-1353), a été retrouvé dans la salle des idoles à côté d'une statue. Les fortifications étaient dotées de deux portes situées au Nord et à l'Ouest percée dans l'enceinte cyclopéenne. La porte Ouest, baptisée la Porte aux Lions (ou Porte des Lionnes) nous a livré deux félins sculptés. Elle constitue l'entrée principale. Elle est formée d'un Trilithe (Structure mégalithique composée de deux pierres verticales ou orthostats) au linteau énorme surmonté d'un triangle de décharge à encorbellement obturé par une plaque sculptée représentant deux lions dressés de part et d'autre d'une colonne à chapiteau. L'ensemble est daté de vers 1250. |
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La porte Nord de l'enceinte, elle aussi constituée d'un Trilithe, mais plus petite et sans décor sculpté. Le mur a été construit en trois phases : La première daterait d'environ 1350. Puis autour de 1250 un projet de rénovation de l'enceinte a été entrepris. Le mur a été étendu à nouveau sur les côtés Ouest et Sud, avec une sortie sur le port et un passage secret à travers et sous le mur. La cité était alimentée en eau par un tunnel creusé depuis une source plus lointaine sur un terrain plus élevé qui aboutissait dans le mur à une citerne. Vers 1200 se situe le renforcement et l'extension de la citerne et des entrepôts.
Les cercles des tombes
Juste après la porte, on découvre un cercle de dalles verticales enfermant des tombes, appelé cercle A des tombes royales. Le cercle A, découvert par Schliemann, s'étend à l'intérieur de l'enceinte. Ces tombes datent d'entre 1600 et 1500. Dans les cinq tombes on a découvert 17 os de membres inférieurs, essentiellement masculins, ainsi qu'une grande quantité d'objets en or : Des bijoux (or et en pierres précieuses), des épées décorées, des masques, de la vaisselle, des appliques, etc. Un très riche mobilier funéraire avec des figurines de terre cuite et des céramiques. Au Sud-ouest de la ville, un second cercle de tombes, appelé Le cercle B n'a été dégagé qu'après 1950. |
La porte Nord |
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On y a trouvé des tombes encore plus anciennes que celles du cercle A, remontant, pour certaines d'entre elles, au XVIIe ou XVIe siècle, c'est-à-dire au tout début de la civilisation Mycénienne, mais seule une tombe contenait des objets. À l'intérieur on été mis au jour : Des vases en céramique et en métal précieux, des perles d'ambre et un masque funéraire en électrum. Dans le cercle B des tombes à fosse situés près de l'acropole, ont été datée de 1650-1600. |
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Les tholoi
Les sépultures de Mycènes comportent cinq types de tombes : Les tombes à puits, les tombes à ciste, les tombes à fosse, les tombes à chambre et les tholoi ou tombe à coupole. On a découvert à l'extérieur de l'enceinte neuf grandes tombes monumentales à coupole, en forme de ruches, construites selon la technique de l'encorbellement. Un de ces imposants tholoi semi enterré, qui a été découvert à Mycènes, est certainement celui d'un Roi de l'époque. La porte de ce célèbre tholos est appelée le "Trésor d'Atrée". Les autres tombes portent elles aussi des noms évoquant les héros Homériques : "Tombeau d'Agamemnon", de "Clytemnestre", "d'Égisthe"(ou Aegisthus), etc... |
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Sans qu'aucun élément ne vienne indiquer que les tombeaux aient vraiment appartenu à ces personnages. Le trésor d'Atrée est l'un des monuments les plus impressionnants de Mycènes. Cette tombe, précédée d'un long corridor, était accessible par une porte monumentale, surmontée d'un linteau constitué par deux blocs pesant chacun 12 tonnes, qui était déchargé par un triangle obturé par une plaque décorée, analogue au dispositif encore en place sur la porte aux Lions. La salle funéraire circulaire dite "Trésor d'Atrée", haute de plus de 13 m et d'un diamètre de plus de 14 m, est surmontée par une coupole composée de trente-trois assises disposées en encorbellement. Elle est accessible par un couloir de 36 m de long et de 6 m de large. |






Masques en or provenant
de










