Les  Pyramides
Pépi I
 

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Le  complexe  funéraire  à  Saqqarah
 

 
     mn-nfr ppi    Men-néfer Pépi    "Le beau monument de Pépi"
 
     mn-nfr mry-ra   Men-néfer Mérirê   "Le beau monument, Aimé de Rê"

 

   Pépi I (2289-2255) est le premier Roi de la VIe dynastie qui construisit son complexe funéraire à Saqqarah Sud. Ses deux prédécesseurs immédiats, Ounas (2356-2323) et Téti I (2321-2291), avaient choisi la proximité du complexe pyramidal à degré de Djoser (2628-2609) à Saqqarah Nord pour leur dernier endroit de repos. Pépi I préféra le haut désert au Nord-ouest de la pyramide de Djedkarê Isési (2389-2357), de la Ve dynastie. Sa pyramide est le monument royal le plus au Nord de Saqqarah Sud. Le nom de ce complexe, mn-nfr-ppi, "Mennefer-Pepi", "Le beau monument de Pépi", plus tard sera employé pour la ville qui s’y étend à l’Est, construite autour du temple de Ptah et qui est connu sous le nom Grec de Memphis.
 

  Voir le : Site officiel de la mission archéologique Française de Saqqarah

 

Le complexe funéraire

 
   Le complexe funéraire de Pépi I se compose de tous éléments devenus maintenant standards au cours la VIe dynastie dans ce type de construction : Une pyramide principale avec à son entrée au Nord et une chapelle, à l’Est sont localisés un temple funéraire et une petite pyramide satellite. Une longue chaussée reliait le temple funéraire (ou temple Haut) au temple de vallée (ou temple d’accueil ou temple bas) au Sud-est de la pyramide. La chaussée, comme le temple de vallée, n’ont jamais été dégagés. C’est à partir de l’année 1988 que des énormes monticules de débris situés au Sud de la pyramide principale furent examinés par une équipe Française d’archéologues qui comptait trouver une pyramide d’une Reine du côté Sud de la pyramide du Roi. Leur labeur fut récompensé au delà de toutes leurs espérance puidqu’à aujourd’hui, ils en ont découvert huit avec leurs propres temples funéraires et quelques fois leur pyramide satellite. Ils pensent encore en découvrir d’autres dans les campagnes de fouilles à venir. Les pyramides sont toutes attribuées aux Reines de Pépi I.
 

A – Pyramide du Roi 
B – Pyramide satellite
C – Chaussée
D – Entrée du temple funéraire
E – Entrée de la pyramide – Chapelle
F  – Temple intérieur
G – Mur d’enceinte

 


 

Chambre funéraire

La pyramide du Roi

 
   La pyramide du Roi mesurait 78,75 m de base pour une pente de 53° 07′ 48" et une hauteur originelle de 52,50 m. Elle ne fait plus aujourd’hui que 12 m. Ses dimensions se conforment aux normes pour les pyramides royales de la VIe dynastie. Excepté que dans la pyramide de Pépi I les Textes des Pyramides couvrent plus de murs. Sa sous-structure est construite sur le même plan que celle de d’Ounas ou de Téti I. Un grand puits au milieu fut creusé par des pilleurs de tombe. La maçonnerie du noyau à six degrés fut faite de blocs de pierre scellés avec un mortier d’argile, puis revêtue d’une enveloppe en calcaire de Tourah. L’entrée (A) de la pyramide se fait par le milieu de sa face Nord, pas sur le monument lui même, mais au niveau du sol le long de l’axe central.
 
   Une petite chapelle rectangulaire (B), dont rien ne subsiste aujourd’hui, avait été construite directement au-dessus de l’entrée. Après la chapelle un couloir descendant dans la roche, recouvert de calcaire de Tourah, mène à une petite chambre-couloir horizontale (C). Cette première chambre est suivie d’un couloir horizontal qui bute sur trois herses de granit rose (D), qui s’étendent sur plus de 6 m, dans le but d’empêcher des voleurs d’entrer dans le tombeau du Roi. Après les herses un couloir horizontal s’ouvre sur l’antichambre (E) qui est située sous le centre de la pyramide. À l’Est de l’antichambre s’ouvre une petite salle avec trois cavités (F), parfois décrites comme des magasins pour le mobilier funéraire, ou comme des emplacements de statue (Serdab).

 

A – Entrée de la pyramide
B – Chapelle
C – Première chambre
D – Herses
E – Antichambre
F  Magasins
G – Chambre funéraire
H – Temple funéraire
I  – Pyramide satellite
J  – Entrée
K – Chambre

 


 

Fragment de texte des pyramides

   Vis-à-vis de cette salle, à l’Ouest de l’antichambre, se trouve la chambre funéraire (G) avec son sarcophage de basalte toujours en place, trouvé vide et dont le couvercle fut brisé par les pilleurs de tombe. Il y avait inscrit une ligne avec des Textes des Pyramides. Comme c’était le cas pour la pyramide de Téti I, les murs de la chambre funéraire, de l’antichambre et d’une partie du passage horizontal sont inscrits avec des Textes des Pyramides. Les textes sont bien plus nombreux et en meilleur état de conservation que ceux de Téti I.
 
   L’antichambre et la chambre funéraire furent couvertes par une voûte de trois énormes faisceaux de calcaire en chevrons. Le plafond fut peint en bleu-foncé imitant le ciel avec des étoiles couleur or. Dans la chambre funéraire, un morceau de toile, un petit couteau de silex et un coffre à vases canopes de granit rose furent mis au jour. Ce dernier était incorporé dans le plancher devant le sarcophage et tout près se trouvait un paquet de viscères momifiés, dont on pense qu’ils furent ceux de Pépi I.

 

La pyramide satellite  (ou de culte)

 
   La pyramide satellite est localisée à l’endroit traditionnel, au Sud-est de la pyramide principale. Son entrée (J) se situe au Nord. Son couloir descendant s’ouvre sur une chambre simple (K). Des vestiges archéologiques, tels que des parties de statues, de stèles et de tables d’offrandes, y furent mis au jour. La pratique du culte de Pépi I a continué jusqu’au Moyen Empire (2022-1650). Il semble que dès le Nouvel Empire (1549 ou 1540-1080), cette pyramide avait déjà connu un affaiblissement de sa structure, comme c’est indiqué dans une inscription sur un bloc, par le Grand Prêtre de Memphis Khâemouaset, qui fut un des fils du Pharaon Ramsès II (1279-1213), qui avait entamé une restauration du monument. Une partie de l’enveloppe de la pyramide satellite, y compris le pyramidion, ont été retrouvés.
 

Les pyramides des Reines
 

A– Pyramide Satellite de Pépi I
B – Pyramide de Pépi I
C – Pyramide de Nebouenet
D – Pyramide de Inenek
E – Pyramide Ouest (Nedjeftet)
F  – Pyramide de Méritâtès
G – Pyramide d’Ânkhesenpépi I
H – Pyramide d’Ânkhesenpépi II
I  – Pyramide de Rêhérichefnakht
J  – Pyramide d’Haaherou
K – Tombeau d’Horneterikhet
L  –  Pyramide de Béhénou
M – Mastaba d’Ânkhnès

 
   C’est à partir de l’année 1988 que des énormes monticules de débris situés aux Sud de la pyramide principale furent examinés par une équipe Française d’archéologues. Grâce à ses recherches, ils trouvèrent le complexe funéraire d’au moins huit Reines de Pépi I, dont trois avaient même leur propre lieu de culte, avec leur temple funéraire. Les trois premières de ces pyramides furent découvertes lors de cette année 1988. Les huit propriétaires sont :
La Reine Nebouenet (ou Noubounet ou Nubwenet ou Nubunet) dont le monument est construit le plus à l’Est du site ;
La Reine Inenek (ou Inenek-Inti) ;
La Reine Méritâtes (II ou III ou Mérititès) ;
Les Reines Ânkhesenpépi I (ou Ânkhesenmerê I) et Ânkhesenpépi II (ou Ânkhesenmerê II ou Mériré-Ankhémes II ;
La Reine Haaherou (ou Méhâa) "Horus descend" ;
La Reine Béhénou ;
La huitième pyramide est aujourd’hui attribuée à la Reine Nedjeftet, mais sans grande certitude.

Pour plus d’autres détails voir :
Les pyramides des Reines
de Pépi I (D)

 


 

Base : 20,96 m
Hauteur :  environ 21 m

La pyramide de Nebouenet

 
   Le complexe pyramidal de la Reine Nebouenet (ou Noubounet ou Nubwenet ou Nubunet) est le plus oriental, connu à ce jour, de la pyramide principale de Pépi I. La pyramide a une longueur de 20,96 m. de côté pour une hauteur originelle également d’environ 21 m. Il fut découvert au cour de l’année 1988, par une équipe Française d’archéologues. Il inclus une pyramide satellite et un petit temple funéraire. Il est maintenant en grande partie détruit. La pyramide fut construite avec des pierres de calcaire. L’entrée du couloir menant dans la chambre funéraire était dans le trottoir de la cour, sur la face Nord de la pyramide, sous une petite chapelle.
 
  La chapelle était construite en briques crues et dans ses ruines des fragments d’un autel en calcaire furent mis au jour. À partir de là, un couloir descendant dans une seul chambre, puis continue a l’horizontale. Devant l’entrée de la chambre funéraire il y avait une herse simple de granit rose. La chambre est orientée Est-ouest et est située légèrement au Sud du centre de la pyramide. Elle avait un plafond plat. Les fouilleurs y ont retrouvé seulement des fragments du sarcophage de granit rose et des plaques d’albâtre inscrites, dont la fonction n’est pas claire. Dans le serdab, la petite salle à l’Est de la chambre funéraire, les archéologues ont découvert des fragments en bois provenant du mobilier funéraire.

 

La pyramide d’Inenek

 
   Le complexe pyramidal de la Reine Inenek (ou Inenek-Inti) se trouve au Sud de la pyramide principale de Pépi I et sur l’Ouest de la pyramide de la Reine Nebouenet. Il est en grande partie identique à celui de cette dernière. Il fut découvert au cours de l’année 1988, par une équipe Française d’archéologues. Il inclut une pyramide satellite et un petit temple funéraire. Il a encore son mur d’enceinte. À l’intérieur de la sous-structure de la pyramide, seulement l’endroit de la chambre funéraire, sur l’axe vertical de la pyramide, représente une différence avec l’aménagement de la pyramide de la Reine Nebouenet. À l’angle Sud-est, sa petite pyramide satellite (ou de culte) à un côté et une hauteur de 6,30 m. À la porte d’entrée de l’enceinte, deux obélisques de calcaire d’une hauteur de 2,20 m furent mis au jour. Ils sont marqués à la peinture rouge et peint de manière à imiter le granit rouge. De l’enterrement de la Reine les fouilleurs ont juste retrouvé le sarcophage de grès et quelques récipients, vases et ustensiles.
 

La pyramide de Méritâtes

 
   Le complexe pyramidal de la Reine Méritâtes (II ou III ou Mérititès) se trouve au Sud de la pyramide principale de Pépi I. Il fut découvert en 1995. La pyramide fut construite sur une colline naturelle de sable et de silex. La chambre funéraire est très basse de plafond. Ce dernier est composé de poutres. Elle n’a pas été fouillée entièrement et il pourrait encore y être trouvé des objets funéraires. Déjà un appui-tête et quelques fragments de bois, qui appartenait probablement à une boîte on été mis au jour.
 

La pyramide d’Ânkhesenpépi I

 
   Le complexe pyramidal de la Reine Ânkhesenpépi I (ou Ânkhesenmerê I) se trouve au Sud de la pyramide principale de Pépi I. C’est en 1998 qu’il fut découvert au Sud-ouest des pyramides de Méritâtes et d’Ânkhesenpépi II. Avec une longueur de 31,20 m côté, c’était la plus grande pyramide des Reines du complexe du Roi. Malheureusement aujourd’hui elle est écroulée et usée par l’érosion. Sur le côté Nord, des vestiges d’un bas-relief décoré furent mis au jour dans une chapelle et semble appartenir à la chambre funéraire. Au Nord de la pyramide on a découvert 20 chambres de stockage.
 
   À l’Est de ces magasins, fut trouvé dans des reliefs peints le portrait de la Reine. Une autre découverte importante est un bloc de la pyramide de Pépi I avec des inscriptions. Il est un objet important pour la reconstruction de l’histoire de la famille royale de la VIe dynastie. Dans ce petit complexe, sur le côté Est de la pyramide, on trouve le temple funéraire, qui a une forme inhabituelle et se prolonge vers le Nord. En 2001, dans les débris de la chambre funéraire du tombeau d’Ânkhesenpépi I, un énorme sarcophage de basalte noir fut mis au jour, ainsi que la décoration du serdab de celle-ci. Mais la découverte la plus passionnante fut les Textes des Pyramides inscrits sur les murs de la chambre, ce qui souligne son statut important.

 

La pyramide d’Ânkhesenpépi II

 
   Le complexe pyramidal de la Reine Ânkhesenpépi II (ou Ânkhesenmerirê) se trouve au Sud de la pyramide principale de Pépi I. C’est en 2001, au Nord des magasins de stockage du complexe d’Ânkhesenpépi, que fut découvert celui de la Reine. La chambre funéraire est décorée de bandes de hiéroglyphes donnant les noms et les titres de Reine. Au Sud-est du bâtiment se trouve la petite pyramide de culte. Dans la chambre funéraire très endommagée, pratiquement entièrement détruite et pillée par des vandales, furent mis au jour par une équipe de fouille dirigée par Audran Labrousse, outre le sarcophage en grauwacke (Roche sédimentaire verte d’origine marine) de la Reine : Des statuettes, des restes de ce qui semble avoir été un métier à tisser, des vases et des stèles où figure des textes rituels destinés à ouvrir la voie de l’éternité à la souveraine parmi le monde des Dieux.
 

La pyramide d’Haaherou

 
   La pyramide de la Reine Haaherou (ou Méhaâ comme elle fut longtemps appelée) "Horus descend", se trouve au Sud de la pyramide principale de Pépi I. Elle est située contre le mur d’enceinte de la pyramide satellite de Béhénou. Elle est aujourd’hui gravement endommagée. Parmi les inscriptions qui y furent retrouvées il faut signaler que la lecture de son nom est encore incertaine ce qui fait que certains chercheurs n’attribuent pas cette pyramide à cette Reine. Elle fut à l’origine, par erreur de lecture justement attribuée à Méhaâ, une demi-sœur de Pépi I. Dans la chambre funéraire, se trouve encore les vestiges de la décoration murale, dans un style de façade de palais, et quelques inscriptions. Cette Reine était totalement ignorée avant la découverte d’une inscription et d’une représentation dans la tombe de son fils, Horneterikhet. Cependant la tombe de celui-ci pourrait également être le temple funéraire d’Haaherou. La pyramide a une longueur 22,60 m. de côté.
 

La pyramide de Béhénou

 
   Le complexe pyramidal de la Reine Béhénou se trouve au Sud de la pyramide principale de Pépi I. Il fut découvert en 2007, au Nord-ouest de la pyramide d’Haaherou par les archéologues Français. Sur le côté Sud de la pyramide fut dégagé les vestige du temple funéraire et également sur ce même côté, ceux de la petite pyramide de culte. Dans les vestiges de la tombe furent mis au jour des fragments de végétaux et des décorations murales comportant des Textes des Pyramides, ainsi que la tête d’une statue de la Reine Béhénou. Ce n’est que début 2010 que fut fouillée la chambre funéraire. Celle-ci mesure 10 m × 5 m et contenaient des vestiges de décoration murale, ainsi que le sarcophage de la Reine.
 

La pyramide Ouest (ou de Nedjeftet)

 
   En 1988, à côté de la pyramide de la Reine Inenek, fut mis au jour un complexe pyramidal avec une pyramide appelée à l’époque "la pyramide Ouest", parce que son propriétaire était inconnu. Aujourd’hui les chercheurs ont découvert que celui-ci fut la Reine Nedjeftet. Toutefois il faut signaler que l’on a aucune preuve qu’elle fut une des épouses de Pépi I. C’est la proximité de son tombeau avec celui du Roi qui a amené les chercheurs à cette déduction. Les dimensions de la pyramide sont les mêmes que celle de Nebouenet, mais le système de chambre est configuré différemment. Le serdab n’est pas ici sur l’Est, mais sur le côté Sud de la chambre funéraire. Beaucoup d’objets funéraires ont déjà été retrouvés. Parmi eux se trouvaient les restes d’un cercueil de granit rouge, une paire de sandales dorées, des outils de cuivre, des poteries et des objets en bois. Le temple funéraire de ce complexe fut construit, semble t-il à la hâte, de briques crue. Son achèvement ne se fit que sous le règne de Pépi II (2246-2152). Il était décoré de reliefs illustrant les processions de la cour.

 

Le temple funéraire

 
   Comme pour la pyramide principale, le temple funéraire de Pépi I est aujourd’hui très endommagée. Toutefois, les pièces restantes ont permis aux archéologues de définir le plan de base de cette structure. Son arrangement semble être devenu standard depuis la construction de celui du Roi Djedkarê Isési (2389-2357). À partir de la chaussée (A) et de l’entrée à l’Est, un premier couloir transversal (B) mène : À des magasins (E) au Nord et au Sud, et au corridor d’entrée (C) qui est situé le long de l’axe du temple Est-ouest. Celui-ci donne accès à une cour publique, ouverte, rectangulaire (D), avec dix huit piliers carrés de granit, qui sont typiques dans les complexes funéraires de la VIe dynastie, au lieu des colonnes rondes. L’autel au centre de la cour était fait d’albâtre. Derrière la cour publique, se trouve un deuxième couloir-salle transversal (G) qui était la séparation entre le temple extérieur et le temple intérieur.
 

A – Chaussée et Entrée du temple
B – Premier couloir transversal
C – Corridor d’entrée
D – Cour a colonnes
E  – Magasins
F  – Pyramide satellite
G – Deuxième couloir transversal
H – Salle aux cinq chapelles
I  – Antichambre
J  – Sanctuaire

   Cette salle transversale s’étendait sur toute la largeur du temple intérieur et en distribuait plusieurs parties. Outre deux accès aux magasins, elle donnait, sur son côté Nord, sur le péribole. Sa partie Sud avait accès à la pyramide satellite (F) du complexe funéraire du Roi et un autre accès sur le péribole. Enfin au centre de cette salle transversale (G), le long de l’axe Est-ouest du temple, on accédait par une unique porte à sa partie intérieure.
 
Tout de suite en entrant, un petit escalier d’albâtre amenait à la salle aux cinq chapelles (H) avec ses emplacements pour les statues du Roi. Cette salle des chapelles donnait sur une petite antichambre carrée (I) dont le toit était soutenu par une colonne simple, faite de quartzite rouge.
 
   Une porte dans le mur Nord de cette antichambre menait au sanctuaire (J). On y trouvait la salle dans laquelle il y avait la stèle fausse-porte de granit, construite contre la face Est de la pyramide du Roi. Devant cette fausse porte les offrandes quotidiennes pour le souverain étaient déposées.
 
   Ces salles du temple intérieur étaient flanquées de ce qui semblent être des magasins destinés à abriter les objets du culte. Plusieurs statues de calcaire représentant des ennemis attachés et décapités, furent mises au jour dans ce temple. Elles symbolisent les ennemis de l’Égypte et leurs Rois rendus impuissants par leur décapitation. Des statues semblables furent trouvées près des complexes de Djedkarê Isési, de Téti I et de Pépi II.

 

 

 
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