Généalogie des dynasties IV et V — seconde partie

Cette seconde partie poursuit les lignées de l’Ancien Empire jusqu’à la fin de la Ve dynastie. Elle met en regard les souverains, les reines et les hauts dignitaires dont les tombes documentent les alliances et les transmissions du pouvoir.

Du milieu de la Ve dynastie à Ounas

La seconde partie suit les lignées royales jusqu’à Ounas, dernier souverain de la Ve dynastie. Les mastabas des hauts dignitaires et les complexes pyramidaux complètent les listes royales, mais la transition entre certaines familles reste débattue. Les liens permettent de consulter séparément chaque règne, reine ou personnage associé sans confondre proximité de cour et filiation.

Généalogie commentée · dossier vérifié le 30 juillet 2026

La Ve dynastie, de Sahourê à Niouserrê

Cette seconde partie poursuit la généalogie après la transition présentée dans le premier arbre des dynasties IV et V. Sahourê succéda à Ouserkaf et fit construire son complexe pyramidal à Abousir. Les reliefs de son temple témoignent des contacts maritimes avec le Levant et des expéditions royales, mais ils ne livrent pas une généalogie complète de tous les membres de la cour.

Néferirkarê Kakaï régna après Sahourê. La reine Khentkaous II, dont le monument se trouve également à Abousir, fut l’épouse de Néferirkarê et la mère de rois. Ses titres et son culte funéraire permettent de relier plusieurs souverains mieux que ne le ferait une simple liste de règnes. Néferêfrê mourut avant l’achèvement de sa pyramide ; Niouserrê mena ensuite de longs travaux et réorganisa des complexes funéraires voisins.

Chepseskarê apparaît dans les listes entre Néferirkarê et Néferêfrê, mais son identité, sa parenté et même sa place exacte dans la séquence restent difficiles à établir. L’arbre doit conserver cette zone d’incertitude au lieu de lui inventer une filiation précise.

De Menkaouhor à Ounas : la fin de la dynastie

Après Niouserrê viennent Menkaouhor, Djedkarê Isési et Ounas. Leurs liens familiaux sont moins lisibles que ceux de la première moitié de la dynastie. Djedkarê fut un souverain de long règne, mais aucun document ne permet de présenter automatiquement chaque roi précédent comme son père. Les mariages et les carrières des hauts dignitaires montrent une cour stable, tandis que la transmission de la couronne demeure partiellement reconstruite.

Ounas clôt conventionnellement la Ve dynastie. Sa pyramide de Saqqara est la première dont la chambre funéraire conserve les Textes des Pyramides, formules destinées à accompagner la renaissance du roi dans l’au-delà. Cette innovation majeure ne signifie pas que les croyances seraient apparues soudainement sous Ounas : elle marque leur première inscription connue dans une pyramide royale.

La rupture entre Ve et VIe dynasties n’est pas absolue. Teti, premier roi de la dynastie suivante, épousa Ipout Ire, généralement considérée comme une fille d’Ounas. Cette alliance offrait un lien de légitimité avec la maison précédente et explique pourquoi la fin de cet arbre doit être lue avec le début de la généalogie des dynasties VI à X.

Pyramides plus petites, pouvoir toujours structuré

Les pyramides de la Ve dynastie sont plus petites que celles de Gizeh, mais ce constat ne suffit pas à conclure à un effondrement royal. Les complexes d’Abousir et de Saqqara comportaient temples, chaussées, domaines et personnels de culte. Plusieurs rois firent aussi construire des temples solaires associés à Rê. L’University College London souligne que le culte solaire était déjà central à la royauté de la IVe dynastie : la Ve dynastie accentue certaines formes monumentales plutôt qu’elle ne crée entièrement cette orientation.

Dans le même temps, les mastabas des élites documentent des familles de fonctionnaires et une administration étendue. Pour lire l’arbre, il faut donc distinguer trois niveaux : la parenté royale, l’ordre de succession et les réseaux de charges. Un vizir peut appartenir à la famille sans être héritier ; un souverain peut succéder à un parent collatéral ; une reine peut relier deux règnes même lorsque le nom de son propre père demeure inconnu.

Mode d’emploi de l’arbre

Commencez par Sahourê et suivez la branche de Néferirkarê, Khentkaous II, Néferêfrê et Niouserrê. Reprenez ensuite la succession à Menkaouhor, Djedkarê et Ounas sans supposer que chaque trait manquant cache une relation certaine. Les zones cliquables conduisent aux biographies individuelles ; les variantes de nom, par exemple Ounas ou Unas, Niouserrê ou Niuserre, correspondent à des conventions modernes de transcription.

Sources vérifiées

L’ordre des règnes est comparé à la chronologie de l’Ancien Empire de l’University College London. Son dossier sur l’Ancien Empire documente les temples solaires et l’évolution des complexes pyramidaux. La ressource du Metropolitan Museum of Art situe Abousir, les échanges avec Byblos et l’apparition des Textes des Pyramides sous Ounas.

Arbre généalogique en grand format

Arbre généalogique : Généalogie des dynasties IV et V — seconde partie
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Arbre généalogique des IVe et Ve dynasties d’Égypte – vue réduite

 

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