Généalogie des dynasties IV et V — première partie

Cette première partie relie les familles royales des dynasties IV et V, époque des grandes pyramides puis des temples solaires. Les identifications de certaines reines et princesses restent discutées ; les liens cliquables donnent accès aux notices détaillées.

Relier les bâtisseurs de pyramides

Les parentés de la IVe dynastie sont reconstituées grâce aux tombes, titres, inscriptions et emplacements des complexes funéraires. Les femmes royales jouent un rôle essentiel dans ces rapprochements, mais un titre de « fille du roi » ou « mère du roi » ne suffit pas toujours à identifier sans ambiguïté le souverain concerné. Cette première partie présente les branches principales.

Généalogie commentée · dossier vérifié le 30 juillet 2026

Dynasties IV et V : repères avant de lire l’arbre

Les dynasties IV et V appartiennent à l’Ancien Empire. Les dates restent approximatives : l’University College London place la IVe dynastie vers 2600-2450 av. J.-C. et la Ve vers 2450-2300. Ces limites servent à classer les règnes, mais elles ne transforment pas toutes les filiations en certitudes. Les listes royales ont été copiées bien après les faits, les monuments ne nomment pas systématiquement les parents et plusieurs princes connus par leur tombe ne montèrent jamais sur le trône.

La première partie de l’arbre suit la maison de Snéfrou, les bâtisseurs de Gizeh et la transition vers les premiers souverains de la Ve dynastie. Une ligne continue représente une filiation retenue par les sources ; une branche discutée doit être lue comme une hypothèse, surtout lorsque l’identité de la mère ou le rang d’une épouse demeure débattu.

De Snéfrou aux rois de Gizeh

Snéfrou ouvre la IVe dynastie. Son lien exact avec Houni, dernier roi de la dynastie précédente, n’est pas assuré par une généalogie contemporaine complète. Son mariage avec Hétep-Hérès Ire relie cependant la nouvelle maison à la cour antérieure. Leur fils Khoufou, ou Khéops, fit édifier la Grande Pyramide. L’arbre rassemble autour de lui plusieurs épouses, filles et fils attestés par les mastabas du plateau de Gizeh.

Après Khoufou, la succession ne suit pas une simple ligne père-fils. Djédefrê devint roi et installa son complexe funéraire à Abou Rawash. Khafrê, ou Khéphren, qui régna ensuite, appartenait à la même génération royale, mais l’ordre exact de certains princes et la durée des règnes intermédiaires restent discutés. Le passage de Khafrê à Menkaourê, ou Mykérinos, est mieux ancré par les monuments de Gizeh, sans que toutes les identifications de mères et d’épouses soient unanimement acceptées.

Chepseskaf succéda à Menkaourê. Il choisit une grande tombe de forme mastaba à Saqqara plutôt qu’une pyramide à Gizeh. Ce changement architectural ne suffit pas à prouver une rupture familiale ou religieuse : il faut distinguer la forme d’un monument, la place d’un souverain dans la succession et sa parenté biologique.

Pourquoi les reines sont essentielles à la généalogie

Les femmes de la famille royale éclairent des passages que les listes de rois ne montrent pas. Hétep-Hérès Ire, Mérititès Ire, Hénoutsen, Khâmerernebty Ire et II, Mérèsânkh III ou Khentkaous Ire apparaissent dans les tombes, les titres et les cultes funéraires. Le titre de « mère du roi » peut confirmer une relation, tandis que celui d’« épouse du roi » ne précise pas toujours quel fils fut choisi comme héritier.

Khentkaous Ire occupe une position particulière à la fin de la IVe dynastie. Son monument de Gizeh et ses titres ont donné lieu à plusieurs lectures : reine influente, mère de souverains ou figure de transition vers la Ve dynastie. L’arbre signale cette importance sans présenter comme certaine une filiation que les inscriptions permettent encore de discuter.

La transition vers Ouserkaf et la Ve dynastie

Ouserkaf inaugure conventionnellement la Ve dynastie. Le classement en nouvelle dynastie vient de la tradition historiographique, pas d’une preuve que toute continuité familiale aurait disparu. Les souverains conservèrent les cadres de la monarchie memphite, le culte royal et la construction pyramidale. Les liens proposés entre Ouserkaf, Khentkaous Ire et les derniers membres de la IVe dynastie doivent donc être comparés plutôt qu’additionnés comme des certitudes.

La suite de la lignée, de Sahourê à Ounas, est développée dans la seconde partie de la généalogie des dynasties IV et V. Utilisez les biographies cliquables pour vérifier un règne, puis revenez à l’arbre pour comparer les mariages et les branches collatérales.

Sources et méthode

La chronologie et l’ordre des souverains sont confrontés à la liste des rois de l’Ancien Empire publiée par l’University College London. Le dossier de l’UCL sur l’Égypte de l’Ancien Empire replace Snéfrou, Khoufou et les complexes pyramidaux dans leur contexte. La synthèse pédagogique du Metropolitan Museum of Art rappelle aussi l’incertitude des dates anciennes et les principaux monuments des dynasties IV à VI.

Arbre généalogique en grand format

Arbre généalogique : Généalogie des dynasties IV et V — première partie
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