Les Parthes

Les Sassanides

224  à  637

Principaux Rois

 

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 Pour plus de détails voir aussi :  Les Perses Sassanides, la civilisation

   

 

 

   L'Empire Sassanide ou dynastie Sassanide (En Perse : ساسانیان) est le nom utilisé pour la troisième dynastie Iranienne et le second Empire Perse qui va dominer la région de 224 à 651 ap.J.C. La dynastie Sassanide est fondée par Ardachêr I (ou Ardashir Babigan ou Artexerce ou Artaxerxès I, 224-241), qui renverse le dernier Roi Parthe Arsacide Artaban V (En Perse : اردوان Ardavan, 216-224) et le tue le 28 avril 224 (Quelques spécialistes avancent le 22 avril) à la bataille d'Hormizdaghan (Plaine dans la région de Suse). Elle prendra fin lorsque le dernier "Roi des Rois" (Shāhanshāh ou Shahinshah) Sassanide, Yazdgard III (ou Yazdegerd, 632-651) va être battu après 14 ans de lutte pour chasser le premier califat arabe, premier des empires islamiques. On retient traditionnellement comme territoire de l'Empire Sassanide les régions actuelles correspondant à : L'Iran, l'Iraq, l'Arménie, l'Afghanistan, l'Est de la Turquie et certaines parties de la Syrie, le Pakistan, le Caucase, l'Asie centrale et l'Arabie. Les Sassanides appelaient leur Empire Eranshahr "Domaine des Iraniens (Aryens)". La période des Sassanides présente des difficultés d’études liées notamment au manque de sources. On divise généralement l'ère Sassanide en quatre :

- La construction : De vers 205 à 310, qui correspondent à la constitution de l’Empire, au développement de l’agriculture et de l'urbanisme.

- Le premier âge d'or : De 310 à 379 où l'on remarque un certain déclin et des difficultés face aux Hephthalites.

- La période intermédiaire : De 379 à 488.

- Le second âge d'or : De 488 à 651, période qui est marquée par un renouveau de la croissance, puis un rapide déclin jusqu'à la chute, de 622 à 651.

 

 

    Suite.......La suite de l'histoire des Sassanides

 

L'histoire.......  

 

Liste des Rois Perses Sassanides  

Rois Sassanides

 

   L'origine de la dynastie remonte à un certain Sassan (v.180) et c’est de lui que sera tiré le nom de Sassanide. Il était le Grand Prêtre du temple d'Anahita. Il a un fils, Palik (Papag ou Pāpağ ou Papak ou Babak ou Babek, v.210-223), qui était à l'origine le dirigeant d'une petite ville appelée Kheir, mais avait réussi, en 205, à déposer Gocihr, le dernier Roi des Bazrangids (Vassal des Parthes Arsacides) et s'était nommé lui-même comme le nouveau dirigeant. Il épouse Rodhagh, qui était la fille du gouverneur de la province de Perse (Persis, Pārs). Les événements qui vont débuter cette longue dynastie ne sont pas claires, en raison de la nature fragmentaire des sources. Il est toutefois certain qu'à la suite de la mort de Palik, vers 210, ses deux fils Ardachêr I et l'aîné Châhpûhr (ou Šāpūr) s'engagent dans une lutte pour le pouvoir.

 

   Ardachêr I (ou Ardashir Babigan ou Artexerce ou Artaxerxès I ou Arđaxšēr en Moyen-Perse, Artaxšaθra en Parthe, 'rthštr en Pahlavi "Qui a l'ordre divin que son Royaume", 224-241), est également connu sous le nom d'Ardashīr-i Pāpagān "Ardachîr, fils de Pāpağ". Il est le descendant d'une lignée de Prêtres de la Déesse Anahita à Istakhr et est le fils cadet de Palik et de la Reine Rodhagh. Il est considéré comme le fondateur de la dynastie Sassanide. Selon une tradition, il hérite de son père le trône d'Istakhr (En Perse : استخر), également connu sous le nom de Stakhr, qui était une ville située dans le Sud de l'Iran, dans la province du Fārs, à cinq kilomètres au Nord des ruines de Persépolis, de 206 à 241.

 

   Avant de succéder à son père, Ardachêr I avait acquis le poste de Gouverneur de Darabgird (ou Dârâbgerd dans la province du Fārs), il avait reçu le titre de "Argbadh". À la mort de Palik, son frère aîné Châhpûhr (ou Šāpūr) monte sur le trône. Toutefois, Ardachêr I s'engage dans une lutte pour le pouvoir contre lui et en 208 prend la royauté à son compte qu'il gardera jusqu'en 241 et il sera "le Roi des Rois d'Iran" de 226 à 241.   

 

Investiture d'Ardashir par le

 Dieu Ahura Mazda

 

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Peinture représentant un prétendu combat entre Ardachêr I et Artaban V

 

   Il va déplacer sa capitale plus au Sud de la Perse et va baser son pouvoir à Ardachîr-Khwarrah (ou Gur ou Firozâbâd ou Firuzabad, en Perse اردشيرخوره "La Gloire d'Ardachêr" anciennement Gur). La ville, était bien protégée par de hautes montagnes et était entourée par un haut mur d'enceinte circulaire et incluait un grand palais, dont il reste des vestiges. Elle était facilement défendable par le biais de passages étroits. Elle devient le centre à partir duquel Ardachêr I va lancer son expansion. Il étend rapidement son territoire et exige la fidélité des Princes du Fārs et en 211 / 212 prend le contrôle sur les provinces voisines de Kerman, Ispahan, Susiane et Mésène.

 

  Puis, pendant que les Parthes sont en pleine guerre civile, Ardachêr I commence à attaquer leurs territoires. Cette expansion attire l'attention du Grand Roi Parthe Artaban V (216-224) qui marche contre lui. En Susiane Artaban V essaie de lui barrer la route, mais ses troupes sont défaites. La guerre dure plusieurs années et en 224, Ardachêr I conquiert les provinces orientales de Parthie et se proclame Roi. Artaban V est définitivement vaincu et tué le 28 avril 224 (Quelques spécialistes avancent le 22 avril) à la bataille d'Hormizdaghan (Plaine dans la région de Suse). Ardachêr I se fait alors couronné Shāhanshāh (ou Shahinshah ou Šāhān šāh Ērān) "Roi des Rois l'Iran", en 226, dans sa nouvelle capitale Ctésiphon.

 

    Artaban V étant le Roi de la majeure partie de l'Empire Parthe, il est coutume de prendre cette date comme la fin de 400 ans de règne Arsacide et Artaban V comme le dernier Roi. Au cours des années qui suivent Ardachêr I élargi son nouvel Empire à l'Est et au Nord-ouest avec la conquête des provinces du Sistan, de Gorgān, du Khorassan, de Margiane (Aujourd'hui Turkménistan), de Balkh et de Chorasmie. Le Bahreïn et Mossoul ont été également ajoutés aux biens Sassanides. En outre, les Rois du Koushan et de Makran se déclarent ses vassaux. Cependant il ne chasse (et tue ?) le frère d'Artaban V, Vologèse VI qu'en 228.

  

   Selon l'historien Arthur Christensen (L’Iran sous les Sassanides), Ardachêr I établie un État qui se distingue par une forte centralisation politique. Il divise l'Empire en cantons, dont les dimensions étaient fondées sur des considérations militaires. Ces cantons sont conçus pour résister à l'influence des intérêts héréditaires et les rivalités féodales. Les Gouverneurs locaux qui descendaient tous de la famille régnante portaient le titre de Shāh (Chef).

    

    Dans une tentative visant à protéger l'autorité royale de défis régionaux, le personnel des domaines Sassanides et les membres de la branche familiale sont dispersés à travers l'Empire. Alors que les anciens Princes féodaux (Vāspuhragan) restent et étaient tenus de rendre le service militaire avec leurs troupes locales (Pour la plupart des paysans). Ardachêr I doit combattre deux des fils d'Artaban V, Archak et Artavazde.  

 

Tétradrachme d'Ardachêr I

 

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Autre monnaie d'Ardachêr I -

British Museum  

 

   Ceux-ci étaient encore jeunes lors de la prise de pouvoir en Parthie d'Ardachêr I et s'étaient réfugiés dans les montagnes avec les débris de l'armée Parthe. Quelques temps après ils reprirent la lutte contre les Perses, mais ils furent capturés et exécutés à Ctésiphon, probablement vers 235. Dans les dernières années de son règne, Ardachêr I s'engage dans une série de conflits armés avec son grand rival à l'Ouest l'Empire Romain. Les tendances expansionnistes d'Ardachêr I sont frustrées par son échec d'invasion de l'Arménie où une branche des Arsacides occupe toujours le trône et dont le Roi Tiridate II d'Arménie (216-252), neveu d'Artaban V, tente de rallier les vassaux restés fidèles à a dynastie Arsacide.

 

   Compte tenu que l'Arménie est traditionnellement un allié des Romains, Ardachêr I doit faire face à Rome et à ses légions. Il revendique alors les mêmes territoires que ces ancêtres Achéménides et envoie des ambassadeurs à l'Empereur Romain Alexandre Sévère (222-235) pour lui donner l'ordre d'évacuer l'Asie Mineure, la Syrie et ce qui avait appartenu à l'Empire Achéménide. En 230, il conduit son armée dans la province Romaine de Mésopotamie. Il fait le siège, sans succès de sa capitale forteresse, Nisibe (ou Nisibis ou Nusaybin ou Nisibia ou Nisibin, ville dans la province de Mardin, au Sud-est de la Turquie). Dans le même temps, sa cavalerie passe la frontière Romaine de menace la Syrie et la Cappadoce.

   Il semble que les Romains aient jugé bon de tenter une solution diplomatique à la crise, rappelant aux Perses la supériorité des armées Romaines, mais en vain. En 231, Ardachêr I, là aussi sans succès, fait de nouveau campagne contre les avant-postes frontaliers Romains. Cette action à pour conséquence que l'Empereur Romain Sévère se déplace vers l'Est, en établissant son quartier général à Antioche, mais il éprouve des difficultés à réunir ses troupes et, par conséquent, fait une autre tentative de diplomatie vers Ardachêr I qui le repousse une nouvelle fois.

 

   Alexandre Sévère n'apprécie les paroles des ambassadeurs Perses et en 232, il conduit ses légions dans une triple attaque contre le nouveau maître de la Perse. Il est vainqueur, la même année et il prend le surnom de Parthique et de Persique. Toutefois, ses différents corps d'armée n'avancent pas de manière coordonnée et Ardachêr I est en mesure de prendre l'avantage. Il concentre alors ses forces contre l'ennemi à travers l'Arménie où il peut mettre un terme à l'avancé Romaine.

 

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 Autre fresque de l'investiture d'Ardachêr I

à Taq-i Bostan.

   

   L'ambition du Romain est de prendre la capitale Ctésiphon et il remonte vers le Nord. L'armée Romaine s'enfonce en Médie et en Mésène (Sud de l'actuel Irak), mais l'attaque de Ctésiphon est un échec. Les deux armées se rencontrent à plusieurs reprises et il semble qu'Ardachêr I soit vainqueur de façon décisive. Les Romains comprennent qu'ils ont un nouveau voisin belliqueux et se retirent. Toutefois, on peut considérer que les Perses ont du subir des pertes considérables, car rien n'est fait pour poursuivre les Romains dans leur fuite et Ardachêr I cesse de revendiquer les provinces Romaines d'Orient. Les deux dirigeants doivent avoir des raisons pour éviter d'autres campagnes. Quand Sévère retourne en Europe l'année suivante en 233, Ardachêr I ne renouvellera pas ses attaques pendant plusieurs années, probablement en concentrant ses énergies à l'Est. Dans le même temps Rome entre dans la période délicate qu'on appelle l'anarchie militaire et les Empereurs ne restent pas longtemps sur le trône.

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Ghaleh Dokhtar "La jeune fille du château",

construite par Ardachêr I en 209

 

   Ardachêr I s'installe à Ctésiphon. Il fait restaurer la cité de Séleucie du Tigre et juste à côté construire celle de Veh-Ardashir (Le Bienfait d'Ardashir). En 237, Ardachêr I avec son fils Châhpûhr I (ou Šāpūr ou Shapur ou Sapor) lancent de nouveau une campagne pour envahir la Mésopotamie. Ils remportent des victoires à Nisibe (ou Nisibis ou Nusaybin) et Carrhae (Harran). En 238, Les Sassanides profitent du faible nombre des légions Romaines pour investir la Syrie. Ces succès conduisent l'Empereur Romain Gordien III (238-244) à lancer ses armées pour protéger l'Osroène. En 241, Ardachêr I et Châhpûhr I prennent, après de rudes combats, la forteresse arabe de Hatra (Hadr en Irak), en Mésopotamie, qui était alliée des Romains et la détruise.

    

   Ardachêr I meurt quelques mois plus tard. Il avait épousé Ziyanak (ou Myrōd-Dame, Née vers 210), la fille d'Artaban V, qui sera la mère de Châhpûhr I et Adhur-Anahid. Elles prendront toutes les deux le titre de Banebshenan Banebshen "La Reine des Reines" (En Perse : بانبشنان بانبشن). Ardachêr I était un Roi énergique, responsable de la résurgence pas seulement de la Perse, mais de langue Iranienne et du peuple comme une nation unifiée avec le renforcement du Zoroastrisme. Alors que ses campagnes contre Rome n'ont rencontré qu'un succès limité, il a obtenu plus contre eux que les Parthes avaient fait depuis des décennies et a préparé la voie à l'important succès de son fils et successeur Châhpûhr I contre le même ennemi. 

 

   Châhpûhr I (ou Šāpūr ou Shapur ou Sapor, 241-272) à probablement régné également à titre de corégent, avec son père, avant la mort de ce dernier en 241. La date du couronnement de Châhpûhr I reste discutée, mais 241 est fréquemment noté. Dans une lettre de l'Empereur Gordien III (238-244) à son sénat, datée de 241, le mot "Roi Perse" est inscrit au pluriel. Des spécialistes affirment aussi que les pièces de monnaie de cette période montrent le portrait Ardachêr I face à son jeune fils et qu'elles sont accompagnées par une légende qui indique que Châhpûhr I est déjà évoqué, comme Roi. Châhpûhr I apparaît également comme dauphin dans les inscriptions de l'investiture d'Ardachêr I à Naqsh-e Rajab et Firuzabad. La même année Châhpûhr I prend pour son père, après de rudes combats, la forteresse arabe de Hatra (Hadr en Irak), en Mésopotamie, à environ 100 km au Sud-ouest de Ninive, qui était alliée des Romains et la détruit.

 

Drachme argent de Châhpûhr I

 

   Selon la légende, Al-Nadirah, la fille du Roi de Hatra, trahi sa ville pour les Sassanides, puis elle tue le Roi et rase la ville. Une autre légende dit que Châhpûhr I se marie avec Al-Nadirah et c'est lui qui tue son père. Le nouveau Roi se tourne vers l'Est, il met à sac Begram, la capitale d'été kouchane, puis annexe le royaume des Kouchans, à la limite de l'Inde et de l'Afghanistan. Il s'empare ensuite de Peshawar et occupe la vallée de l'Indus et traverse l'Hindou Koush. La campagne se poursuit par la conquête de la Bactriane, l'Oxus est atteint La dynastie kouchane du grand Kanishka est déposée.

 

   En 243, il continue la lutte menée par son père contre Rome et avance en Syrie. Timésithée (ou Timesitheus) préfet du prétoire et beau-père du jeune Empereur Romain Gordien III, défait les Perses à la bataille de Rhesaïna (ou Resaena ou Ras el-'Ayn, Irak) la même année. Gordien III intervient en Orient accusant Châhpûhr I d'avoir rompu la trêve maintenue depuis l'Empereur Alexandre Sévère (222-235). La campagne est victorieuse pour les Romains qui reprennent Carrhae (Harran). Ils s'emparent de Nisibe (ou Nisibis ou Nusaybin ou Nisibia ou Nisibin, ville dans la province de Mardin, au Sud-est de la Turquie), ancienne capitale de la Mésopotamie Romaine. Cependant, en 244, Châhpûhr I les arrête à Misikhè (ou Misiche ou Al-Anbar près de Falluja, Irak) sur l'Euphrate. Il capture un grand nombre de prisonniers et oblige Gordien III à la retraite. Ce dernier meurt en route (Assassinat ou blessure ?) et l'armée Romaine élit l'Empereur Philippe l'Arabe (244-249) pour lui succéder.

 

Autre monnaie de Châhpûhr I 

 

   En 244, Philippe conclu une paix avec les Perses, ignominieuse pour les Romains. Il doit régler un tribut à ces derniers, verser une rançon de 500 000 aurei pour la libération des prisonniers, les Perses gardent leurs conquêtes de 243 qui s'étendent jusqu'à Anatha ('Ana, Irak) et il s'engage à ne pas intervenir en Arménie. Avec les invasions Germaniques et le changement continu de nouveaux Empereurs après la mort de Philippe tué par Trajan Dèce (249-251), lui même tué en combattant les Goths à Abrittus (Razgrad), l'Empire Romain est considérablement affaibli. 

  

   Châhpûhr I profite de cette faiblesse et reprend ses attaques. Il conquiert l'Arménie et y installe sur le trône son fils (Filiation incertaine) Artavazde VI (ou Hormizd-Ardaschir, 252-271). C'est un motif de guerre pour Rome qui rassemble ses légions en Syrie et l'Empereur Valérien I (253-260) marche contre lui pour venir en aide aux Arméniens occupés.

 

   Châhpûhr I réagit rapidement, il réunit ses vassaux et attaque le premier avec le soutien de l'Arménie dirigée par son fils. En 252, il remporte une victoire contre les légions Romaines à Barbalissos (Bâlis, Syrie) sur l'Euphrate, puis à Chalcis (Qinnasrin, Syrie). Il ravage la Syrie entière avec l'aide d'un fonctionnaire Syrien, Mariadès, dissident Romain exilé d'Antioche. Cependant, Châhpûhr I s'arrête devant Antioche où il laisse Mariadès prendre le pouvoir (On ne sait à quel titre) et lui faire allégeance. En 254, le Roi Perse change d'avis, il prend et détruit Antioche, ses habitants sont déportés en Perse où ils participent à la création de nouvelles cités. En Syrie, Châhpûhr I se heurte à la résistance locale et aux restes reformés de l'armée Romaine dans la région d'Émèse (Homs, Syrie). Dans le même temps Valérien I, reprend pied à Antioche et rétablit l'autorité Romaine sur les territoires. Châhpûhr I se replie sur Ctésiphon, ne conservant que Nisibe (ou Nisibis ou Nusaybin ou Nisibia ou Nisibin, Sud-est de la Turquie). En 256, après un long siège, il assiège et prend la cité de Doura Europos (Salhiyé, Syrie) sur l'Euphrate qu'il détruit et vide de sa population.

   Le conflit va durer jusqu'en 260 où les deux partie vont connaître des fortunes diverses. La situation dans l'Empire Romain se dégradant suite aux invasions et à la guerre civile, le tribut n'est plus payé. Châhpûhr I envahit ce qui restait de la Mésopotamie et de l’Osroène Romaines. Il assiège Carrhae (Harran), menace l'Égypte et ses cavaliers avancent en Asie Mineure. La même année, l'Empereur Valérien I reforme une grande armée à Samosate (Samsat, Turquie) et marche contre lui. Puis il revient vers la Cappadoce chasser des partisans Perses, mais la peste décime son armée.

 

   Châhpûhr I se replie vers le Haut Euphrate, aux environs d'Édesse qu'il assiège. Valérien I entre en Mésopotamie pour venir en aide à Édesse. En 260, la ville tombe, l'armée Sassanide remporte la victoire face aux légionnaires affaiblis et mal approvisionnés et Valérien I est capturé (Châhpûhr I se vante de l'avoir personnellement capturé). Il tente alors de reprendre des négociations avec le Roi Perse, mais celui-ci l'aurait mis à mort. L'armée Romaine se replie immédiatement sur Émèse (ou Homs, Syrie), laissant sans défense la Syrie du Nord et le centre de l'Asie Mineure.

 

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Le triomphe de Châhpûhr sur l'Empereur Valérien I

- Naqsh-e Rustam

   L'armée Sassanide profite de cette déroute et ravage la Syrie ainsi que la Cilicie et la Cappadoce sans rencontrer de résistance. Il y a des informations contradictoires quant à la mort de Valérien I. Certains spécialistes pensent qu'il n'est pas tué par le Roi Perse. Les traditions Iraniennes, reproduites par des auteurs médiévaux comme Tha'alibi, Tabari et Firdûzî (ou Firdousi), disent que Valérien I est traité avec égards, tandis que Lactance (L. Cæcilius Firmianus, v.250-v.325) prétend que l'Empereur est maltraité puis, après sa mort en captivité est empaillé et exposé dans un temple. Châhpûhr I veut continuer à avancer en Asie Mineure, mais il est repoussé par un général Romain, Empereur usurpateur soutenu par l'Égypte, nommé Ballista qui réussit à attaquer les Perses qui assiègent Pompeleioupolis, en venant par la mer depuis la Cilicie. Il massacre plusieurs milliers de soldats Perses et capture le harem royal.

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L'humiliation de Valérien I - Plume et encre par Hans Holbein le Jeune - 1521

 

    En 262, Châhpûhr I doit battre précipitamment en retraite et sur le chemin du retour il est attaqué par le Roi de Palmyre Odénath II le Grand (ou Septime Odenathus, 260-266) qui était chargé par l’Empereur Romain Gallien (253-268) de la défense de l'Orient. Odénath II repousse l'armée Sassanide, il conquiert Ctésiphon, puis Nisibe et Carrhae (Harran) lors d'une seconde campagne en 266. Il récupère tous les territoires occupés par Châhpûhr I et prend alors le titre de "Rois des Rois". Cependant Odénath II et son fils Hérodien vont être tués durant une campagne contre les Goths en Cappadoce la même année. Châhpûhr I n'est plus en mesure de reprendre l'offensive et il va perdre aussi l'Arménie, bien qu'un autre de ses fils Narses ait remplacé son frère Artavazde VI sur le trône.

 

   L'une des grandes réalisations du règne de Châhpûhr I est la défaite des Empereurs Romains Valérien I et Philippe l'Arabe. Cette réussite est présentée dans une peinture murale à Naqsh-e Rustam où Châhpûhr I est représenté à cheval, portant des armures royales et la couronne. Devant lui, s'agenouille Philippe l'Arabe, en habit Romain, pour demander la grâce. Châhpûhr I est aussi un grand bâtisseur, il construit la grande ville Gundishapur près de l'ancienne capitale Achéménide de Suse.

  

    Il fait ériger, par les prisonniers Romains (70 000), le barrage de Sostra, sur le fleuve Karoun, en Susiane et un système d'irrigation, redirigé depuis le fleuve, pour augmenter la fertilité du district. Il est également attesté pour la construction de la ville de Bishapour, là aussi par les soldats Romains capturés après la défaite de Valérien I en 260. Châhpûhr I est mentionné plusieurs fois dans le Talmud, comme le Roi Shabur.

   Il avait de bonnes relations avec la communauté Juive et était un ami de Shmouel, un des plus célèbres des Amoraim Babylonien. Durant le règne de Châhpûhr I le prophète Mani (216-277), le fondateur du Manichéisme, a commencé sa prédication dans l'Ouest de l'Iran et le Roi lui-même semble avoir favorisé ses idées. Le Shapurgan de Mani, le seul traité en langue moyen-Perse, est dédié à Châhpûhr I.  

 

Châhpûhr I épouse :

• Gurdzad, une noble Perse qui lui donne trois fils et une fille :

- Ormizd I (ou Hormizd ou Ormuz), né en 241 et Bahrâm I (ou Vahram) qui lui succèdent.

- Châhpûhr (ou Šāpūr ou Shapur ou Sapor) qui sera Roi de Mésène.

- Narses (ou Narseh ou Narssi) qui semble être mort jeune.

- Casmak Princesse de Perse.

• Chapurdokhtak (ou Shapurdokhtak) qui lui donne un (ou deux fils) :

- Artavazde VI (ou Hormizd-Ardaschir) qui sera Roi d'Arménie (252-271). (Sources incertaines car il peut-être le même qu'Ormizd I).

- Narses (ou Narseh ou Narssi) qui sera Roi d'Arménie (272-294), puis succèdera à ses demi-frères sur le trône Perse.

• Il aurait également un fils naturel d'une concubine Grecque :

- Mirian III (ou Mihran ou Mirvan) qui sera Roi d'Ibérie (265-342). Il épousera Nana, la fille du Roi du Bosphore Cimmérien Oliotès. En 337, il se convertira, ainsi que son épouse, au Christianisme qui deviendra la religion du royaume.  

  Ormizd I (ou Hormizd ou Ormuz, 272-273) est le premier des fils de Châhpûhr I à prendre le pouvoir. Il est né en 241. Avant de succéder à son père il est Gouverneur pour lui du Khorassan (خراسان en Farsi ou Khorasan ou Chorasan ou Khurasan) qui est une région située dans le Nord-est de l'Iran. Le nom vient du Perse et signifie "D'où vient le soleil". Il est fait mention d'Ormizd I pour la première fois lors des guerres de Châhpûhr I contre Rome. En fait on sait très peu de choses de son règne très court de seulement un an et dix jours. Dans la tradition Perse de l'histoire d'Ardachêr I, conservée dans un texte Pahlavi, Ormizd I est fait le fils d'une fille de Mithrak, un dynaste Perse, que la famille d'Ardachêr I avait tenté d'éliminer parce que les Mages avaient prédit que, de son sang serait le restaurateur de l'Empire de Perse. Cependant la jeune fille est sauvée par un paysan. Un jour Châhpûhr I la voit, en tombe amoureux et en fait son épouse qui lui donne un fils Ormizd I.

 

 

Monnaie d'Ormizd I

   Dans cette légende, qui a été partiellement préservée aussi par Tabari (ou Muhammad ben Jarîr ben Yazîd al                                           -Imâm abû Ja`far at-Tabarî, historien et exégète du coran, 839-923), les grandes conquêtes de Châhpûhr I sont transférées à Ormizd I. Cyrille Toumanoff identifie le Roi d'Arménie Artavazde VI (ou Hormizd-Ardaschir, 252-271) avec le personnage de l'inscription, connue des historiens occidentaux sous le nom de "Res gestae divi Saporis", que le Roi Châhpûhr I nomme : "Immédiatement après notre fille la Reine des Reines Adour-Anâhîd, notre fils Hormizd-Ardaschir, grand Roi d'Arménie". Il s'agirait dans ce cas du fils aîné et Prince héritier de Châhpûhr I, donc Ormizd I à qui l'Arménie aurait été donnée en apanage.

 

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Monnaie de Bahrâm I

 

   Bahrâm I (ou Vahram ou Varahran, 273-276) succède à son frère Ormizd I. Son nom de Bahrâm vient de Varahrän en moyen-Perse qui veut dire "victoire", et il est représenté par la divinité Zoroastrienne du même nom (Vahram). Selon une inscription Pahlavi, Bahrâm I est bien le fils de Châhpûhr I et non, comme le note Tabari son le petit-fils. Les premières références à Bahrâm I se trouvent pour son couronnement sur le monument de son grand-père Ardachêr I à Naqsh-e Rajab. Là, le futur Roi apparaît en plus petit au côté d'Ahura Mazda. Bahrâm I s'incline devant la divinité dont il porte le nom.

 

   La situation en Gaule, en Bretagne et en Dacie, puis l'invasion du Nord de l'Italie par les Alamans, empêche dans un premiers temps l'Empereur Aurélien (269-275) et son successeur Probus Marcus Aurélius (276-282) de faire la guerre aux Sassanides, ce qui va rendre le début de règne de Bahrâm I assez calme.  Cependant le Roi, qui n'a pas de bonnes relations avec Rome, soutient la Reine de Palmyre Zénobie (ou Septimia Bathzabbai, Zénobie en Grec, 266-274) et son fils Wahballat lors de sa guerre contre les Romains.

   Celle-ci était pourtant l'épouse d'Odénath II le Grand qui avait attaqué son père Châhpûhr I. En 273, suite à sa demande d'aide, Bahrâm I lui envoie un corps d'armée. Odénath II, ex-allier des Romains avait tellement élargi son royaume qu'il suscitait maintenant la jalousie de l'Empereur Romain. Malgré le soutien apporté, Zénobie perd la guerre et doit s'enfuir. Elle demande asile au Roi des Rois, mais elle est arrêtée sur le chemin avant même d'avoir atteint les territoires contrôlés par la Perse.

 

   Bahrâm I cherche alors à négocier la paix et sa libération auprès de l'Empereur Aurélien qui accepte les cadeaux envoyés ainsi que la paix. Celui-ci célèbre quand même son triomphe à Rome en 274, mais aucun prisonnier n'est présenté à la foule seuls les présent sont exhibés. En 275, les relations Romano-perses étant toujours tendues, Aurélien déclare la guerre aux Sassanides et s'avance sur leur territoire. Il avait presque atteint le Bosphore quand un complot fomenté par un de ses secrétaires l'oblige à mettre un terme à l'expédition.

 

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 Investiture de Bahrâm I à Taq-i Bostan.

Autre monnaie de Bahrâm I    

 

   Aurélien est assassiné au printemps 275 non loin de Byzance. Ce qui arrange pour un temps les affaires des Perses. Au début de son règne, Bahrâm I, avec l'aide de Katir, veut promouvoir à nouveau le Zoroastrisme. Le Roi fait emprisonner le prophète Mani (216-277), le fondateur du Manichéisme et l'auteur du Shapurgan, le seul traité en langue moyen-Perse, dédié à Châhpûhr I et le condamne à mort. Mani va survivre à Bahrâm I mais meurt dans sa prison à Ctésiphon en 277 peu de temps avant la date prévue de son exécution. Toutefois, des rumeurs persistent que Mani aurait pu être écorchés vivants, puis sa dépouille aurait été empaillée et suspendue quelque temps au dessus d'une des portes de la grande cité de Châhpûhr I. Après l'arrestation de Mani, le Roi ordonna la persécution de ses nombreux disciples et de la hiérarchie du mouvement. Ses douze apôtres et soixante douze évêques furent à peu près tous pendus. Bahrâm I épouse une Perse dont on ignore le nom qui lui donne deux fils : Bahrâm I et Ormizd. Bahrâm I meurt en 276, apparemment de la maladie.

   Bahrâm II (ou Vahram ou Varahran, 276-293) aurait régné en tyran et se serait attiré le mécontentement de tous les Seigneurs. Ces derniers auraient fomenté un complot contre lui dans le but de le mettre à mort. Cependant le Roi fut alerté de la conjuration à temps par le chef des Mages ce qui permis de le sauver. Le Mage lui fit reconnaître ses erreurs et l'obligea à changer de comportement. Les nobles redonnèrent alors allégeance au Roi pour le reste de son règne. Bahrâm II se distingua par la suite pour sa sagesse et sa modération ce qui le rendit populaire auprès de toutes les classes sociales de son Empire. Bahrâm II est impliqué dans une campagne en Sakastan (Le Sistan aujourd'hui) et en Afghanistan. Les hostilités prennent fin en 283 avec la victoire du Roi au sur la région. Pratiquement au même moment, en 282, Bahrâm II se heurte à Carus Marcus Aurélius (282-283), le nouvel Empereur Romain qui veut venger la mort de Valérien I. Carus envahit l'Arménie, puis il traverse l'Euphrate avec ses troupes et occupe la Mésopotamie qu'il ravage. Bahrâm II n'est pas été en mesure d'offrir une résistance ses armées étant occupées en Afghanistan.

 

Monnaie de Bahrâm II

 

Autre monnaie de Bahrâm II  

   Les troupes Romaines occupent les villes de Ctésiphon et Séleucie du Tigre.                                           Toutefois, comme un oracle l'avait prédit plus tôt, la mort de Carus va couper court à sa campagne ainsi qu'à l'avancée des Romains. Les circonstances de la mort de Carus restent mystérieux et inexplicable jusqu'à ce jour, assassiné ou foudroyé dans sa tente ou même maladie ?. Après la mort de Carus, les Romains se retirent et le fils de Carus, Numérien (ou Numérianus, 283-284), conclu la paix avec les Perses. Ce traité de paix confirme la cession de deux provinces à Rome. Cependant, en 286, le nouvel Empereur Romain Dioclétien (284-305) reprend les hostilités avec la Perse et marche en territoire Sassanide.

  

   Il apporte son soutien au Prince Arménien Tiridate III (287-298) qui était en rébellion contre la Perse. L'Arménie est libérée des Perses après quelques batailles et Tiridate III déclare l'indépendance et se proclame Roi de l'Arménie occidentale avec l'accord de Rome. Dans le même temps que les légions entraient en territoire Sassanide, une insurrection éclate à l'Est de l'Empire. Le vice-Roi du Séistan, le propre frère de Bahrâm II, veut s'emparer du trône et a le soutien du Prince Kouchan Vasudeva II. Dioclétien signe un traité de paix en 287 avec Bahrâm II. Ce denier meurt peu après, son fils unique Bahrâm III lui succède. 

 

   Bahrâm III (ou Vahram ou Varahran, 293-294) avant d'accéder au trône il était Gouverneur du Sistan, puis il porte le titre de Sagân Shâh (Roi de Sacastène). Dès sa prise de pouvoir il abandonne les persécutions religieuses contre les Manichéens. Il ne règne que quatre mois, il est détrôné par Narses (ou Narseh ou Narssi), son grand-oncle, dernier fils de Châhpûhr I, qui régnait sur la partie orientale de l'Arménie (272-294) et qui se révolte contre lui.

 

   Narses (ou Narseh ou Narssi ou Narseus, 294-302) est le dernier fils de Châhpuhr I et de la Reine Chapurdokhtak (ou Shapurdokhtak). Il prend le pouvoir sur le trône d'Arménie en 272 après le règne d'Artavazde VI (Hormizd-Ardaschir, peut-être son frère) et le gardera jusqu'en 294, mais amputé de la partie occidentale prise en 287 par Tiridate III (287-298) avec l'appui des Romains. Durant le règne de son père, Narses était aussi vice-Roi du Sistan, du Balûchistân et du Sind (ou Sindh qui est l'une des quatre provinces du Pakistan), de Sacastène (ou Saka, aujourd'hui l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, l'Afghanistan).

 

   Il est cité dans l'inscription de son père comme : "Notre fils le noble adorateur de Mazda, Narses, Roi de Sind, de Sacastène et de Tourène, jusqu'au bord de la mer...". En 294, Narses, détrône son petit neveu Bahrâm III et restaure l'unité de l'Empire. Il pratique une politique hostile à Rome et entre dans une énième campagne contre eux. Il prend la direction de Carrhae (Harran) et ses cavaliers occupent rapidement l'Arménie, L'Osroène et la Syrie jusqu'à Antioche sans prendre la ville. En 297, le futur Empereur Romain Galère (ou Galérius, 305-311), alors César de Dioclétien, revient en toute hâte du Danube et tente d'arrêter Narses en Mésopotamie.

 

Monnaie de Narses

  

Autre monnaie de Narses

 

 

    Trois batailles sont menées les deux premières restant indécises. Lors de la troisième Galère est battu près de Callinicum sur l'Euphrate et est forcé de battre en retraite. Le Romain traverse l'Euphrate en Syrie pour rejoindre son beau-père Dioclétien à Antioche. Narses détrône alors le Roi d'Arménie Tiridate III (287-298), que Dioclétien avait soutenu. Totalement décidée à se venger, Galère se prépare tout au long de l'hiver de 297 et aidé de contingents Illyriens et Sarmates en renfort, envahit l'Arménie avec 25 000 hommes. Soutenu par les Arméniens, Galère surprend Narses dans son camp et lui inflige une défaite écrasante l'obligeant à s'enfuir.

 

   Sa femme, ses sœurs et un certain nombre de ses enfants sont capturés. Lors d'une nouvelle bataille Narses est vaincu et blessé sur l'Araxe. Galère envahit la Mésopotamie, prend Nisibe (ou Nisibis ou Nusaybin ou Nisibin, Sud-est de la Turquie) et entre dans Ctésiphon. En 298, Narses doit conclure un accord de paix par lequel la Mésopotamie et cinq provinces de la rive gauche du cours supérieur du Tigre sont cédées aux Romains.

  

   Un écrivain donne les noms à ces provinces de : Intilène, Sophène, Arzanene, Corduene et Zabdicene, par un autre on a : Arzanene, Moxoène, Zabdicene, Rehimène et Corduene. De plus Narses doit renoncer à tous ses droits sur la péninsule Ibérique et accepter la souveraineté des Romains sur le Royaume d'Arménie, enfin il doit reconnaître Tiridate III Roi. Dans le même temps, il est incapable d'enrayer la menace Kouchane. Il marie alors son fils Ormizd II à une Princesse Kouchane pour obtenir une paix relative avec le royaume du Gandhara. Le Roi Perse ne va pas survivre longtemps après la conclusion du traité humiliant avec les Romains. Il abdique en 301, en faveur de son fils, Ormizd II. On ne sait pas pendant combien de temps il survécu après son abdication. Toutefois, il est sur que Narses était déjà mort au moment de la mort de Ormizd II en 309. 

   

  Ormizd II (ou Hormizd ou Ormuz, 302-309) ne règne que sept ans et cinq mois, mais on ne connaît presque rien de son règne. Il a juste laissé la réputation d'un Roi juste et doux. Il est battu et tué par les arabes et sa succession ouvre la voie à des luttes internes. Il épouse une fille du Roi Kouchan du Gandhara qui lui donne 3 fils : Adhur-Narseh, un dont le nom est inconnu et Ormizd (ou Hormizd ou Ormuz). Puis il épouse Ifra-Hormazd, qui lui donne deux fils Châhpûhr II et Ardachêr II. Après sa mort, son fils aîné Adhur-Narseh (ou Adarnases) lui succède, mais il est tué par les nobles après un très court règne de quelques mois.

 

  Il se serait fait remarquer par sa cruauté ce qui lui aurait coûté son trône. Un de ses frères est aveuglé et un autre Ormizd est maintenu prisonnier 13 ans. Le trône est alors donné à Châhpûhr II, un enfant qu'Ormizd II a eu de sa deuxième épouse (ou concubine ?). Une autre version dit que Châhpûhr II était le fils de la première femme d'Ormizd II. Que celle-ci aurait été faite Reine lors de son accouchement de manière à ce que Châhpûhr II naisse Roi. Ormizd va s'échapper de prison avec l'aide de son épouse, en 323 et trouvera refuge à Constantinople à la cour de l'Empereur Romain Constantin I le Grand (305-337). Ce dernier lui offrit de grands domaines qui seront plus tard repris par l'Empereur Justinien I (527-565). 

 

Monnaie d'Ormizd II

 

 

 

      Suite.......La suite de l'histoire des Sassanides

 

 

Pour plus de détails voir aussi : Les Perses Sassanides, la civilisation  

 

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