Les Hébreux - Les Patriarches

Les Hébreux

de  vers 1050  à  931

Le royaume d'Israël
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 Pour plus de détails voir aussi :  Royaumes d'Israël, de Juda - les Hasmonéens -

                             la Judée, les Hérodiens - Jérusalem - Samarie - Sichem

    

 

 

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Sommaire

L'histoire, la royauté

Kish

Saül

Ishboseth

David

Salomon

Bibliographie

Fragment Biblique en Hébreu

 

 

 

 

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    La  Royauté

Liste des Rois Hébreux  (Premier Royaume d'Israël et Juda)  

Rois Hébreux

 

   Dans la deuxième partie de son livre, Josué raconte comment après la conquête de la quasi-totalité du pays de Canaan, il administre l'installation des tribus. Il divise les terres conquises entre les douze tribus d'Israël (Voir carte) comme lui avait dicté Dieu, la 13e, celle de Lévi, recevant seulement des biens et revenus et étant dédiée au service du Temple de Jérusalem. Les chefs (ou Juges) qui lui succèdent poursuivirent lentement l’occupation du territoire de 1185 à 1050, se heurtant au Philistins, qui leurs barraient l’accès à la côte. La menace persistante des Philistins incite les Hébreux à s'unir en choisissant la royauté et à cette dernière date, une monarchie est instaurée. Après plusieurs échecs, le juge Samuel est habilité à désigner un Roi.

 

   Il se tourne vers Kish (ou Quish ou Qish ou Kis ou Keis "pouvoir", ?-1030) qui est le fils d'Abiel, petit-fils de Tseror et arrière-petit-fils de Becorath de la tribu de Benjamin et du clan de Matri (1 Samuel 9:1, 14:51; Actes 13:21; 1 Samuel 10:21). Il semble que Kish, résidait à Gibeah. Kish s'était distingué par un coup de main audacieux contre Nahash (v.1020), le Roi des Ammonites. Selon la Bible Kish possédait un très grand troupeau d'ânesses. Il envoya son fils Saül avec un serviteur chercher des ânesses égarées. Ils quittèrent leur domicile de Gibeah, traversèrent la montagne d'Éphraïm, le pays de Shalisha et le pays de Benjamin jusqu'au pays de Zuph (ou Çuph) sans les trouver et finissent par errer dans ce district.

 

   Saül suggéra alors d'abandonner leur recherche. Toutefois le serviteur de Saül remarque qu'ils se trouvaient près de la ville de Rama où était installé un célèbre voyant et suggéra qu'il serait peut-être bon de le consulter d'abord. Kish ne les récupèrera jamais, car le voyant en question était le Prophète Samuel qui  prévenu par Yahvé de cette visite et à la demande du Dieu, il annonça à Saül qu'il le proclamerait Roi (1 Chroniques 12:1). Le lendemain, tel que c'était prévu, Saül reçut trois signes lui confirmant qu'il devait être Roi d'Israël. Kish a sa sépulture à Zéla, dans l'actuelle Israël. (1 Samuel 9:1-10:16).

 

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Samuel Bénissant Saül - Gustave Doré

 

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Représentation de Saül 

 

   Saül (En Hébreu : שאול Šā’ûl ou Sha'ul "Désiré", 1030-1010 ou 1047-1007) est le premier Roi à la fois, sacré et politique. Il va régner de Gibeah.  Il est couronné "Roi" (melech) à Guilgal (I Sam. 11:14-12:2). Deux autres versions sont connues de sa "prise de pouvoir". La première (1 Samuel 10:17-24 et 12:1-5) présente les Hébreux désireux d'être comme les autres nations et un mouvement populaire veut établir une monarchie centralisée. Samuel assemble le peuple à Mitspa et en dépit de fortes réserves, qu'il ne cherche pas à cacher, il permet la nomination d'un Roi. C'est Saül qui est choisi et publiquement sacré.

 

   La deuxième version (1 Samuel 11:1-11 et 11:15) nous indique que les Ammonites, dirigée par leur Roi Nahash, assiègent Jabesh-Gilead, qui est contrainte de se rendre. Aux termes de la reddition, les occupants de la ville sont réduits en esclavage et ont leurs droits supprimés. La ville envoie alors une lettre aux autres tribus d'Israël pour les informer de leurs malheurs. Les tribus à l'Ouest du Jourdain rassemblent une armée sous la direction de Saül. Celui-ci conduit l'armée à la victoire contre les Ammonites et en guise de reconnaissance et de ses compétences militaires, le peuple se rassemble à Guilgal et acclame Saül comme Roi.

 

   Une fois au pouvoir Saül renforce la royauté et combat les Édomites et les Philistins. Attaqué de nouveau par les Ammonites, Il mobilise tous les hommes pour arrêter l'invasion. Cependant le peuple refuse de se battre. Le Roi fait alors couper les jarrets d'une centaine de bœufs de labour et menace de faire de même avec tous les animaux. Le peuple se soumet et le lendemain, Saül traverse le Jourdain avec une armée. Il est le premier responsable qui constitue une armée permanente, forte de 3 000 fantassins, directement placée sous son autorité et commandée par Abner. Il attaque le camp des Ammonites et tue leur Roi Nahash et ravage le pays.

 

   Puis il va mener une longue guerre pour libérer la tribu de Benjamin occupée par les Philistins. Les Philistins avaient placé une garnison à Géba, afin de supprimer les Israélites. Saül hérita donc de la lourde tâche de libérer le pays de la pression des Philistins. Il entre dans la bataille contre eux à Michmash. Selon les textes, l'armée de Saül était assez petite face à celle des Philistins. Les textes précisent également que, pendant la première partie de la bataille, les Hébreux, que les textes traitent comme un groupe distinct des Israélites, prennent parti pour les Philistins (1 Samuel 14:21) et, par conséquent, deviennent les ennemis des Israélites.

 

  Les traductions modernes donnent une explication plus probable. Il semble que seule une partie des Hébreux voulait faire cette guerre. Le texte stipule qu'un homme du nom de Jonathan conduit les Hébreux et qu'il était le fils de Saül (comme indiqué dans 1 Samuel 14:1 et 13:16, 39. Il attaque les Philistins dans leur campement, ce qui provoque la panique et les repousse.

 

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David Joue la harpe pour Saül - Julius Kronberg -1885

 

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Même Scène mais par Rembrandt  

 

   Après cette première victoire, Saül fait le vœu qu'aucun Israélite ne mangera jusqu'à ce que la bataille soit complètement terminée. Jonathan, qui n'a pas entendu l'ordre de son père, consomme le miel d'un nid d'abeilles qu'il a trouvé sur le terrain. Un de ses soldats l'averti de l'interdiction de Saül, Jonathan n'accepte pas l'ordre car il pense qu'il est militairement peu judicieux qu'une armée manque de nourriture, ce qui aurait pour effet de l'affaiblir physiquement.

 

   Lorsque la bataille est terminée, les Israélites, ayant faim, tuent le bétail qu'ils avaient pris au Philistins et mangent la viande sur place, sans d'abord saigner les animaux, ce qui est une violation des lois sacrées alimentaires (Cacherout ou casher) des Israélites, qui exige que le sang ne doit jamais être consommé. Les soldats veulent ensuite poursuivre les Philistins alors que la nuit tombe, mais le Prêtre pense qu'ils devraient d'abord consulter Dieu pour obtenir ses conseils. Selon le texte, Dieu est muet et Saül décide qu'une personne doit donc avoir péché pour que Dieu ne s'intéresse plus à eux. Se servant de son don de voyance il trouve le coupable, Jonathan.

   Saül décide que Jonathan doit mourir immoler pour sa désobéissance, mais les commandants de l'armée israélite empêche le Roi de tuer Jonathan, qui avait, à leur avis, permis la victoire sur les Philistins. Saül renonce ensuite à poursuivre les Philistins et met ainsi fin aux conflits, ce qui représenta son second succès militaire.  

 

   Le règne de Saül se poursuit cependant dans la guerre contre plusieurs ennemis dont il sort toujours vainqueur. Après que la bataille avec les Philistins, les textes décrivent que Samuel charge Saül de tuer tous les Amalécites (Tribu de nomade Édomite descendants d'Amalek, qui occupaient un territoire correspondant au Sud de la Judée, entre l'Idumée, l'Égypte et le désert du Sinaï) conformément à la mitsva (Déclarations et principes de droit et d'éthique contenues dans la Torah ou les cinq livres de Moïse). Après avoir prévenu les Kenites (Un clan nomade), vivant parmi les Amalécites, de partir, Saül attaque et gagne la guerre contre les Amalécites.

 

   Cependant il tue seulement tous les bébés, les femmes, les enfants et le bétail de mauvaise qualité, laissant en vie le Roi, les hommes forts et le meilleur bétail. Lorsque Samuel découvre que Saül ne les a pas tous tué, il devient fou de colère et lance dans une longue et amère Diatribe (Texte ou discours qui attaque de façon violente une personne ou une institution) la façon dont Dieu va rejeté le Roi Saül pour sa désobéissance. 

 

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La bataille de Gelboé (ou Gilboa)

par Jean Fouquet

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La Mort de Saül par Gustave Doré

 

   À la même époque les Philistins envahissent une fois                                                          de plus le pays et s'installent entre Soko et Azéqa, à Éphès-Dammim. Saül part avec son armée les affronter et David se joint à son armée. C'est dans la vallée d'Elah que David terrasse Goliath, le champion des Philistins, un exploit qui fait fuir l'ennemi et assure la victoire à Saül. Le Roi prend alors David à son service mais en devient jaloux. Il développe pour le nouveau héros une animosité qui l'incite plusieurs fois à tenter de le tuer, sans toutefois accomplir le geste. Saül veut aussi s'émanciper du clergé, car il jalouse le pouvoir religieux de Samuel et il se rend impopulaire. Il est désavoué par le Prophète et la tribu de Juda lui oppose une résistance.

 

   Après quelque temps, les Philistins se reprennent et Saül doit encore rassembler ses hommes. Dans une nouvelle confrontation contre les Philistins, en 1010, il est battu à Gelboé (ou Gilboa) et perd trois fils dans la bataille. Se voyant vaincu et perdu, désespéré face au désastre qui tombait sur son armée, il se donne la mort en se jetant sur son épée. Les Philistins trouvent Saül et ses trois fils (dont Jonathan) gisant sur le mont Gelboé. Ils leur tranchent la tête, les dépouillent de leurs armes et les exhibent dans le pays Philistin. Ils les déposent ensuite dans le temple d'Astarté. Ils suspendent leur corps décapité au rempart de la ville de Beït-Shéan (ou Bet She'an ou Beth Shean).

 

   Les habitants de Jabesh (ou Yabesh), prévenus de ce qu'il était advenu de Saül et ses fils, partent chercher les corps, les brûlent et les ensevelissent sous le tamaris de Jabesh. Samuel choisit alors David de la tribu de Juda, comme Roi. À cette date le royaume se divise en deux : Juda et Israël. Les tribus de Juda ayant reconnu comme souverain David au lieu d’Ishboseth (ou Ishbaal, le fils de Saül. La fille de Saül Nikal épousera le Roi David. L'histoire de Saül est racontée dans le Premier livre de Samuel, mais les archéologues n'ont trouvé aucune trace de lui.

   Ishboseth (en Hébreu אִֽישְׁבֹּ֫שֶׁת ou Ishbaal ou Ish-Bosheth "l’homme de la honte", 1010-1008) est l'un des quatre fils de Saül, il est choisi comme Roi  sur le Royaume d'Israël, après que son père et ses trois frères soient morts à la bataille du Mont Gelboé (ou Gilboa). Il a un règne assez bref. Ishboseth est proclamé Roi sur Israël par Abner, le général de l'armée de Saül, à Mahanaim (2 Samuel 2:8). Ishboseth a 40 ans à ce moment-là et ne va régner sur Israël que pendant deux ans (2 Samuel 2:10). Toutefois, une autre faction proclame Roi, David, qui a conduit à la guerre contre les Philistins (2 Samuel 2:12).

 

   Cette faction de David va finalement prévaloir sur celle d'Ishboseth (2 Samuel 3:1), mais pas par la guerre qui a débuté. Alors qu'il la poussé sur le trône et qu'il gouverne à sa place, Abner semble vouloir trahir Ishboseth et rejoindre David. C'est après la mort d'Abner qu'Ishboseth semble avoir renoncé à l'espoir de conserver son pouvoir (2 Samuel 4:1). Il est tué par deux de ses propres capitaines (2 Samuel 4:5), qui avaient espéré une récompense de David. Cependant ce dernier, à l'inverse, a puni les assassins comme des traîtres et enterré Ishboseth dans la tombe d'Abner, à Hébron (2 Samuel 4:12).  

 

Combat entre les champions

d'Ishboseth et de David

 

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Le Roi David - Pedro Berruguete.

 

   David (En Hébreu : דָּוִד, en arabe : داوود ou داود, Dawud "bien-aimé", 1010-970 ou 967) né en 1037, est le fils de Jessé et Ruth la Moabite, dont l'histoire est racontée en détail dans le Livre de Ruth. Il n'est que simple berger de Bethléem lorsqu'il est choisi dans la guerre contre les Philistins pour combattre leur champion Goliath, qu'il va battre avec sa fronde. Il devient ainsi un proche du Roi Saül qui est jaloux de sa popularité. David s'enfuit et devient le chef d'une bande de hors la loi.

   Il est contraint de se réfugier chez le Roi Philistin de Gat, Akish. Ce dernier l'établit à Ziqlag, d'où David avec sa troupe libère les clans Judéens de la menace Amalécite. À la mort de Saül, il est reconnu comme Roi de Juda par les chefs Judéens alors que dans le même temps le fils de Saül, Ishboseth (ou Ishbaal, 1010-1008) est choisi comme Roi d'Israël par Abner, le général de l'armée et reconnu par la tribu de Benjamin. La guerre s'ensuit entre Ishboseth et David.

 

   Après l'assassinat d'Ishboseth, par la diplomatie, David rallie toutes les tribus et conclu une alliance avec elles à Hébron et trois ans plus tard il est proclamé Roi de Juda et d’Israël. Les Philistins tentent de séparer les deux camps en attaquant dans la vallée d'Ephraïm, près de Jérusalem, mais David les repousse. Il va créer une monarchie centralisée et puissante. Il a besoin d'une ville neutre comme capitale. Il choisit alors de la ville des Jébuséens (ou Jébusiens) Jérusalem. Cependant cette ville possédant de hautes murailles et une alimentation en eau potable assurée par une source permanente, même en été, est imprenable.

 

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Saül tente d'assassiner David - Illustration Gustave Doré

 

    Les habitants puisent l'eau depuis un tunnel creusé dans le roc, de plus de 500 mètres, sans sortir de la ville. C'est au moyen de ce tunnel que les troupes de David prennent, v.1004/1003, Jérusalem par ruse. Le Roi en fait alors la capitale politique et religieuse des Hébreux et il y transporte "l’Arche d’Alliance" avec l'intention de construire un temple.

 

   Dieu, parlant au Prophète Nathan, l'interdit, disant que le temple doit attendre pour une génération future. La puissance de David vient de son expérience militaire réussie de chef de bande. Les hommes qu'il dirige, parmi lesquels se trouve des Philistins, deviennent sa garde privée et le noyau de l'armée professionnelle.

 

  Le Roi profite de l'effacement et des difficulté des puissances Égyptienne, Babylonienne et Assyrienne ainsi que du vide laissé en Syrie /Palestine par la disparition de l'Empire Hittite et étend son influence sur la région. Au Sud, il soumet les Moabites. Puis il prend l'initiative d'une guerre et annexe le royaume Ammonite, il prend sa capitale Rabbath-Ammon (ou Rabbah ou Rabbathammana chez les Grecs ou Philadelphia, Amman aujourd'hui). Il repousse une contre offensive  du Roi Ammonite Hanoun

 

David jouant de la Harpe

qui a rallié à sa cause les royaumes Araméens voisins de Zobah (ou Aram-Zobah), Rehob (ou Beth-Rehob ou Aram-Rehob), Beth-Maakah, Tôb et le royaume de Damas (ou d'Aram ou de Syrie) de Adad III (v.960). Dans Samuel 12:31, la victoire sur les Ammonites du Roi David est longuement décrite. Il y est aussi exposé le traitement des prisonniers qui n'est pas nécessairement barbare, la description peut être interprétée comme signifiant qu'ils sont employés comme ouvriers dans divers travaux publics.

  

   Le chroniqueur, cependant, présente quelques passages cruels. Les Ammonites, eux-mêmes, avaient une réputation de cruauté dans la guerre. Suite à cette conquête David, qui détrôna le Roi Hanoun et prit un butin considérable, pour conserver la paix, nomma Shobi (ou Shobi ben Nashah, v.1000), le frère d'Hanoun dirigeant d'Ammon.

 

   Shobi va s'avérer un fidèle vassal de David, celui-ci va même recruter pour son armée des mercenaires Ammonites. Puis David affronte Hadadezer (ou Hadad-Ezer), le Roi de Zobah (ou Aram-Zobah) à la bataille d'Hélam. Shobak le chef de l'armée ennemie, meurt au combat et 700 chars sont pris et détruits pour la plupart, les Hébreux ne connaissant pas encore l'usage de cette arme. David établit un Préfet à Damas et soumet au tribut les vassaux  Araméens  de  Hadadezer. Au  Nord, le Roi  d'Hamath  (ou Hana, ville sur les rives de l'Oronte dans le centre de la

Syrie) Toï, ennemi d'Hadadezer, se reconnaît le vassal de l'État Hébreux et paie un tribut a David. Celui-ci repousse une nouvelle fois les Philistins, mais ne tente pas d'annexer leur territoire. Il remporte aussi une victoire contre les Araméens qui est suivie par un traité de paix.

 

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Roi David dans la lettre B - Lettrine sur parchemin Inspiré d'un manuscrit Cistercien

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David contre Absalom -

Illustration Gustave Doré

 

  David contrôle maintenant au Sud, le territoire des Édomites qu'il a combattu et dévasté pour garder ouverte la route d'Aqaba. Il les bat dans "la vallée de sel", probablement près de la mer Morte. Un Prince Édomite, nommé Hadad, réussit à s'échapper et se réfugie en Égypte. Après la mort de David, Hadad essaiera de revenir et fomentera une rébellion contre les Israélites, mais il échouera en Syrie. David rattache le royaume Édomite au sien en y établissant des Préfets. 

 

   Il entretient d'excellentes relations avec les Phéniciens et surtout avec Hiram I le Grand (978-944 ou 969-936 selon la Bible), le Roi de Tyr. L'unité des 12 tribus d'Israël progresse, mais son projet de recensement et celui de la construction du Temple à Jérusalem sont rejetés par les prophètes. Ce sera son fils et successeur qui les réaliseront. Malgré ses succès, David doit affronter dans son propre peuple, des oppositions armées. Absalom (ou Absalon), son troisième fils, se rebelle contre son père et se fait proclamer Roi à Hébron.

  

 

   Celui-ci refuse le choix de David pour sa succession : Salomon, fils de Bethsabée. David doit fuir avec sa garde personnelle et les chefs de l'armée. Une guerre civile éclate qui sera de courte durée. Les armées de David et d'Absalom se rencontrent à la bataille du bois d'Éphraïm. Cependant, lors du combat, Absalom se prend les cheveux dans les branches d'un chêne et Joab le neveu et général de David le tue.

 

   Lorsque la nouvelle de la victoire est portée à David, il ne se réjouit pas, mais est "agité de tristesse de la perte de son fils". Les tensions entre Israël, au Nord et Juda au Sud restent vives. Shéba (ou Chéba), de la tribu de Benjamin, tente de rassembler les Hébreux du Nord et revendique l'indépendance d'Israël contre David. Joab poursuit les rebelles au Nord de Dan et met le siège devant Abel-Beth-Maakah, dont les habitants livrent les fugitifs.

 Limite du Royaume du Roi David

 

Chypre Ougarit Byblos Sidon Tyr Samarie Jérusalem Gaza Damas Les Nabaréens Petra Emèse  (ou Homs) Tadmor  (ou Palmyre) Emar Massada Jerash  (ou Gerasa) Rabbath-Ammon ou Philadelphia (ou Amman)

   De son vivant, David fait sacrer Roi son fils Salomon. David est représenté comme un Roi juste, mais pas sans faute, ainsi qu'un célèbre guerrier, musicien (Il est souvent représenté avec une harpe) et poète. Il est traditionnellement crédité de la paternité d'un grand nombre de Psaumes. Bien que la stèle de Tel Dan, qui est largement admise, appuie l'existence historique d'une dynastie royale de Judée avec à sa tête un individu nommé David, l'interprétation des preuves archéologiques, sur l'ampleur et la nature du royaume de Juda et de la Jérusalem au Xe siècle av.J.C, est une question de débat acharné avec, d'une part : L'avis d'Israël Finkelstein et Ze'ev Herzog de l'Université de Tel-Aviv. Israël Finkelstein dit, que la base des études archéologiques donnent à penser que Juda est demeuré relativement vide de population permanente, tout à fait isolée et très marginal jusqu'à passé l'époque présumée de David et Salomon.

  

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Goliath et David - Enluminure du XIIe siècle

 

   Selon Ze'ev Herzog, l'unité de la monarchie de David et Salomon, qui est décrite par la Bible comme une puissance régionale, "a été tout au plus un petit royaume tribal...". D'un autre côté William Dever estime que les preuves archéologiques et anthropologiques appuient les grands récits bibliques de la Judée comme un État important au Xe siècle av.J.C. David impose YHWH ("être" nom Hébreu de Dieu) comme Dieu officiel du royaume de Juda. Juda et Israël partagent le même culte religieux. Il est secondé dans ce sens par le Prêtre Abiathar, descendant d'Eli et par les prophètes Gad et Nathan. 

 

   David prend pour maîtresse Bethsabée, la femme d’Uri (ou Uriah ou Urie) un officier Hittite. Mais Bethsabée tombe enceinte de David. Celui-ci envoie alors Uri avec l'armée Israélite au siège de Rabba dans l'espoir qu'il se fasse tuer au combat contre les Philistins. David envoie aussi à son général Joab un message, avec pour mission d'abandonner Uri sur le champ de bataille et Uri est tué. David peut épouser Bethsabée qui porte son enfant, mais cet acte a déplut à l'Éternel. Le prophète Nathan se prononce contre le péché de David et bien que David se repent, Dieu "frappe l'enfant ... et il tombe malade ... et le septième jour, l'enfant meurt".

 

    David est connu pour avoir eu en tout huit épouses  :

 

 Bethsabée, elle lui donne quatre fils : Shammua, Shobab, Nathan, Salomon,

 Nikal (ou Michal) la 2e fille du Roi Saül, puis la délaisse sans avoir eu d'enfants,

 Achinoam (ou Ahinoam ou Akineam) Princesse Juive de Jezréel, elle lui donne un fils Amnon, né à Hébron,

 Abigaïl (ou Abigail ou Abigayil ou Abigaël), Princesse Juive, précédemment épouse de Nabal, un riche marchand, elle lui donne un fils Daniel, né à Hébron,

 Maaka (ou Maachah), une fille du Roi de Geshur Talmai, elle lui donne un fils Absalom, né à Hébron et une fille Tamar, qui plus tard fut violée par son frère, ce qui conduisit ce dernier à la mort.

 Haggit (ou Haggith), elle lui donne un fils Adonijah, né à Hébron,

 Abital, elle lui donne un fils Shephatiah, né à Hébron,

 Égla (ou Eglah), elle lui donne un fils Ithream, né à Hébron,  

David à aussi huit autres fils nés d'autres mères à Jérusalem : Ibhar, Elishua, Eliphelet, Nogah, Nepheg, Japhia, Elishama, Eliada.

Selon : 2 Chroniques 11:18, un autre fils est né de David, qui n'est pas mentionné dans aucune des généalogies : Jerimoth. Et selon : 2 Samuel 9, David adopte Jonathan le fils de Mephibosheth le dernier descendant de Saül

 

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Bethsabée vue par Rembrandt

  

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Salomon Roi -

Illustration de Gustave Doré 

 

   Salomon (En Hébreu : שְׁלֹמֹה, Chelomoh ou Šзlomo ou Šlomo, en arabe : سليمان, Sulayman, 970-931) est le 4ème fils de David et de Bethsabée. Il est aussi appelé Jedidiah dans le Tanakh (Ancien Testament). Il hérite d'un véritable Empire à la situation économique florissante mais qui reste à consolider. À son avènement, il doit faire face à de nombreuses rivalités et révoltes au sein de son royaume. Il élimine les partisans de son demi-frère Adonias.

   Le Prêtre Abyatar est exilé et Joab est exécuté. Il assure l’alliance entre Tyr, maître de la Phénicie et l’Égypte.  Le règne de Salomon marque l’apogée de la puissance des Hébreux. Il unifie l'administration du royaume à l'aide de scribes Égyptiens, tâche qui lui vaut la réputation de "sage" (hâkâm). Comme son père, il s’entoure de hauts fonctionnaires et de conseillers (Prêtre, secrétaire, héraut, chef de l’armée) mais crée de nouvelles fonctions (Maître du palais, chef des préfets et chef de la corvée). La famille du prophète Nathan est très influente dans ce cabinet.

 

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Le Jugement de Salomon par Jacques Stella (1596-1657) - Kunshistorisches Museum - Vienne

 

   Salomon crée un corps de fonctionnaires (lévites), dévoués au service de l’État. Il institue des écoles pour les former. Il encourage le commerce caravanier (Encens, aromates) en rendant plus sûres les routes commerciales vers l'Afrique, l'Asie, l'Arabie et l'Asie Mineure par la construction de forteresses. Les excellentes relations entre Salomon et le Roi de Tyr, Hiram I le Grand (978-944 ou 969-936 selon la Bible), permettent aux Hébreux de disposer d'une flotte commandée par des Phéniciens, basée à Ezion-Geber, dans le golfe d'Aqaba, sur la Mer Rouge.   

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L’embarquement de la Reine de Saba Makéda

Claude Gellée dit Le Lorrain

  De là, Salomon lance des expéditions conjointes de commerce avec les Phéniciens (Produits et animaux tropicaux, or) sur la mer Rouge et qui se déploient jusqu'à l'Océan Indien. Son Empire commerçait aussi par mer avec Tarsis (Espagne), Ophir et le Sud de l'Inde. Sa relation avec la Reine de Saba (Yémen aujourd'hui) Makéda n'est pas étrangère à sa politique commerciale. Il commerce avec la Phénicie pour le blé, l'huile, le cèdre, le cyprès. Salomon modernise son armée avec l'introduction massive de chars. il nomme à sa tête l’ancien chef de la garde personnelle de David.

 

   Le territoire israélite est divisé en douze préfectures dirigées par un préfet (nesîb), nommé par Salomon. Il choisit la diplomatie plutôt que la guerre et par des alliances matrimoniales il renforce la position du royaume. Ainsi il épouse une Princesse Égyptienne, fille du Roi de Tanis, Siamon (XXIe dynastie, 978-959). Siamon avait profité de la mort de David pour organiser une expédition en Palestine. Il avait pris et détruit Gaza. Mais devant l'arrivée de l'armée de Salomon, il préféra une paix de compromis. Avec ce mariage Salomon signe un traité avec Siamon où il est autorisé à fixer, de manière permanente, les frontières méridionales de son royaume en occupant Gaza, qui dorénavant, restera une région d'Israël.

 

Représentation du Premier Temple de Jérusalem

 

  Il compose certains livres de l’Ancien Testament et il est réputé pour sa sagesse et ses jugements. Cependant un seul récit seulement documente cette réputation, celui de Salomon proposant de diviser un bébé en deux avec une épée afin de déterminer sa vraie mère, que l'on trouve dans l'Ancien Testament, dans le livre des Rois (chapitre 3 verset 16-28)

 

  Deux prostituées se présentent devant Salomon pour résoudre une querelle qui les  oppose à propos de savoir laquelle d'entre elles est la véritable mère d'un bébé.

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Le jugement de Salomon -

Illustration Gustave Doré

                                                                           Un deuxième bébé étant mort dans la nuit et chacune revendique l'enfant survivant comme le sien. Lorsque Salomon suggère de diviser l'enfant vivant en deux avec son épée, la vraie mère s'interpose et dit qu'elle est prête à abandonner son enfant à l'autre femme plutôt que de le voir tuer. Salomon donne alors l'enfant à cette femme car il déclare ensuite la femme qui montre le plus de compassion est inévitablement la véritable mère.

 

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Gravure représentant Salomon

et la Reine de Saba Makéda

 

   Il est aussi un grand bâtisseur. Dans sa quatrième année de règne, il fait construire le premier temple de Jérusalem avec l'aide des Tyriens, notamment pour le bois. Le temple sera achevé en sept ans et demi. Salomon est également décrit pour avoir érigé des temples pour un certain nombre d'autres divinités (1 Rois 11: 4).

   Il fortifie Jérusalem et d'autres villes comme le port d'Ezion-Geber et la construction de Tadmor (Palmyre) dans le désert comme un entrepôt commercial et avant-poste militaire. Il engage la construction d'un palais royal sur Ophel (Un promontoire de collines dans le centre de Jérusalem).

  

  Salomon fait ériger aussi de grands ouvrages construits dans le but d'assurer un approvisionnement abondant en eau à la ville. Toutefois, les fouilles de Jérusalem ont montré un manque évident d'architecture monumentale de l'époque. Ni les vestiges du Temple de Salomon, ni ceux du palais n'ont été trouvés.

 

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Icône Russe du Roi Salomon - XVIIe s. - Monastère de Kizhi -  Russie

   Cependant, il convient de noter qu'un nombre significatif de zones sensibles politiquement de la ville, n'ont pu être encore excavées, y compris le site où le Temple est traditionnellement localisé. Il faut espérer qu'un accord entre les deux parties permette rapidement de lancer de nouvelles campagnes

  Les preuves historiques qui attestent de la réalité du Roi Salomon, indépendamment de la Bible, sont rares. Rien d'incontestable datant de son règne n'a été trouvée. Les fouilles archéologiques à Hazor, Megiddo, Bethshan (ou Beth-Shan ou Beit Shéan) et Gezer ont mis au jour des structures que les archéologues Israéliens : Ammon Ben-Tor et Amihai Mazar, secondés par le Professeur William G.Dever des États-Unis, soutiennent comme appartenant toutes à son règne.

 

  Elles auraient toutes été détruites simultanément par un raid du Pharaon Sheshonq I (ou Chechanq ou Shishaq dans la Bible, 945-924). Cependant certains spécialistes, comme Israël Finkelstein, font valoir que ces structures sont datées à la période Omride, plus d'un siècle après le règne de Salomon. Les fouilles sur ces sites sont toujours en cours.

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Jugement de Salomon - Abbaye de

Saint-Denis -  XIe s. - Musée du Louvre

   Dans la Bible il est écrit que le royaume à son apogée percevait en hommage 666 talents d'or par an (1 Rois 10:14). Certains spécialistes estiment que, compte tenu des preuves archéologiques, le royaume d'Israël au temps de Salomon était un peu plus d'une petite cité-État, de sorte qu'une telle somme paraît peu plausible. Par ailleurs, Thomas L.Thompson suggère que Jérusalem ne devint une ville et capable d'agir comme une capitale qu'au milieu du VIIe siècle.

 

   Ces points de vues sont fortement critiqué par William G.Dever, Helga Weippert, Amihai Mazar et Amnon Ben-Tor entre autres. De même, l'ampleur du temple de Salomon est jugé trop grande par certains comme Israël Finkelstein alors que d'autres, comme Kenneth Anderson Kitchen, affirment au contraire qu'il est d'une taille raisonnable pour une telle structure de cette région à l'époque.

 

   Salomon épouse Naamah, une Ammonite, probablement une fille du Roi Shobi. Elle lui donne un enfant, Roboam (ou Rehoboam ou Rehav'am) qui sera Roi de Juda (931-911). Il est écrit qu'au cours de son règne, Salomon prit 700 épouses et 300 concubines, c'était le moyen d'assurer la paix avec les multiples cités-États voisines. À la fin de son règne, des problèmes internes font naître des mouvements de révolte. Les prophètes l’accusent d’idolâtrie en raison de sa tolérance pour les cultes étrangers. Son peuple, soutenu par les Égyptiens, lui reproche son autoritarisme, son faste, le poids des impôts et des corvées et ses constructions indisposent la population. Édom et Damas se soulèvent et se libèrent de la domination d'Israël. Tout cela favorise la scission entre Juda et Israël qui a lieu après sa mort. Les deux royaumes vont demeurer dès lors distincts de 931 à 724.

   Israël sera constamment perturbée par des révolutions intérieures et des guerres extérieures, tant contre les Rois Araméens de Damas, que contre le royaume de Juda. À la suite des querelles avec Juda, qui avait fait appel aux Empereurs Assyriens, sa capitale, Samarie, sera assiégée et prise par ces derniers et l’Empereur d’Assyrie Sargon II (722-705) annexera le royaume d’Israël et déporta une partie de la population en 724.

 

   Le royaume de Juda survivra encore jusqu’en 586. Le Roi de Juda Ézéchias (726-697), après avoir entrepris une brillante restauration politique, s’alliera avec l’Égypte et sera attaqué par l’Assyrie. En 701 il sera assiégé dans Jérusalem par l’Empereur Sennachérib (705-681) et son royaume sera réduit à une zone étroite.

 

   La chute de l’Assyrie sous les coups de Babylone, en 612, permettra à Juda d’échapper à la tutelle Assyrienne, mais le Roi Josias (640-609) sera tué à la bataille de Megiddo, en 609, dans un combat contre les Égyptiens qui annexeront le royaume. Quelques années après les Babyloniens arriveront à leur tour et soumettront les Judéens qui après deux tentatives de révolte, seront déportés en Babylonie en 586 et 581, tandis que la ville de Jérusalem sera pillée et le temple détruit. Durant la période d’exil de 586 à 538 les Hébreux ne perdront pas l’espoir d’une restauration.

 

 

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Dans la vallée de Joséphat, le pilier d'Absalon, serait, selon la Bible, le tombeau de Salomon.

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur les souverains Hébreux voir les ouvrages de :

 

Jacques Cazeaux :  

- Saül, David, Salomon : la Royauté et le destin d'Israël, Cerf, Collection : Lectio Divina, n°193, Paris. 2003.

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman :

- Les rois sacrés de la Bible : A la recherche de David et Salomon, Bayard Centurion, Collection : Etudes et essai, Paris, Mars 2006 - En Anglais, David and Solomon : In Search of the Bible's Sacred Kings and the Roots of the Western Tradition, Free Press, New York, 2006.

Gershon Galil :

- David and Hazael : War, Peace, Stones and Memory, Palestine exploration quarterly 139, N°2, Published at the Fund's Office, Londres, 1937-Février 2007.

John Garstang :

- The foundations of Bible history, Joshua : Judges, Constable & Co., London, 1931 - Kregel Publications, (posthume) 1978.

- The heritage of Solomon, Williams and Nortgate, 1934.

Henri Gaubert :

- David et l'avènement de Jérusalem, Mame, Paris, 1965 - Hastings House New York, 1969.

Louis Ginzberg :

- Les légendes des Juifs. Josué, les Juges, Samuel et Saül, David, Salomon, Éditions : Cerf & Institut A. de  Rothschild, Collection Patrimoines, Judaïsme, Aout 2004.

Jonathan Kirsch :

- King David : The real life of the man who ruled Israel, Ballantine, 2000.

Beno Rothenberg :

- Salomon, Bonne Presse, Paris, 1960.

Peter Schäfer :

- Histoire des Juifs dans l'Antiquité, Paris, 1989.

Friedrich Thieberger :

- Le Roi Salomon et son temps : Un des carrefours de l'histoire, Payot, Paris, 1957.

 

 

Pour plus de détails voir aussi :  Royaumes d'Israël, de Juda - les Hasmonéens -

                             la Judée, les Hérodiens - Jérusalem - Samarie - Sichem

 

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