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Pour plus de détails voir aussi : les Hébreux - Royaumes d'Israël, de Juda - |
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de la Dynastie |
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Les Rois et Ethnarques de Juda
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Les souverains suivants devraient normalement porter le titre de Grand Prêtre Roi, cependant certains Juifs, se basant sur les Écritures Hébraïques n'ont jamais accepté aucun des Hasmonéens comme étant un Roi légitime car ils n'étaient pas descendants de Juda, ou, plus précisément, de la maison de David (1010-970). |
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Jean Hyrcan I (ou Yokhanan Hyrkanos ou Hyrcanus ou Yohanan Girhan, 134-104) est Grand-Prêtre de Juda (Judée), Ethnarque de Juda. Il est né en 175 et est le deuxième fils et successeur de Simon Maccabée (142-135), Jean n'était pas présent au banquet à Jéricho au cours duquel son père et ses deux frères ont été assassinés, par son beau-frère Ptolémée. Apparemment, il prend le nom de "Hyrcan" lors de son accession au pouvoir. Son règne va avoir une grande |
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importance politique et culturelle, car après avoir accédé à l'indépendance, l'État Juif va devoir maintenir sa position au sein d'un milieu de grands et de petits États qui partagent tous la culture Hellénistique. Comme lui tous les dirigeants Hasmonéens vont adopter des noms Grec. |
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Jean Hyrcan a apparemment combiné énergie et capacité de leadership avec le zèle de certains de ses ancêtres. Sous son règne, la Judée va retrouver son indépendance et s'agrandir. Il est connu comme un brillant et courageux chef militaire. Son règne est souvent donné comme l'apogée de la dynastie, en termes de richesses mais aussi d'occupation de territoires. À sa prise de pouvoir, il doit d’abord reconnaître la souveraineté du Roi Séleucide, Antiochos VII Évergète Sidêtês (138-129) puis, après 130, il se révolte. Il devient une menace pour le Roi Séleucide qui marche avec une grande armée contre Jérusalem et l'assiège. Cependant Jean Hyrcan résiste tout un été et Antiochos VII étant menacé à L'Est de son Empire et n'ayant pas la force militaire pour deux fronts, décide d'entamer des négociations de paix avec le souverain Juif.
Jean demande dans un premier temps un armistice de sept jours qui est accordé. Il est difficile pour les Juifs d'accepter volontiers les conditions de la paix. Plutôt que de voir Jérusalem occupée par les troupes Séleucides, Hyrcan leur donne des otages, parmi lesquels se trouve son propre frère et Selon Flavius Josèphe (ou Titus Flavius Josephus ou Josèphe ben Mattatias, historien Juif, 37-v.100), il s'engage à verser 500 talents d'argent. Flavius Josèphe nous dit qu'il prit cette somme dans le trésor de la sépulture du Roi David (1010-970). Redevenu vassal des Séleucides, en 129, Jean Hyrcan accompagne Antiochos VII dans sa campagne contre les Parthes.
Après pourtant des débuts glorieux ils enregistrent plusieurs défaites. Antiochos VII choisit d'hiverner en Médie et propose la paix au Roi Parthe Phraatès II (ou Arsace VI 138-127). En réponse, les Parthes relâchent son frère Démétrios II Nikatôr (145-138 et 129-125) pour forcer Antiochos VII à se retirer. Face aux exactions des troupes Séleucides, les cités nouvellement conquises se rebellèrent, Antiochos VII est abandonné par ses hommes et il meurt en combattant les Parthes au printemps 129. Sa mort entraîne la perte définitive de la Mésopotamie pour les Séleucides qui restent cantonnés en Syrie. |
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Jean Hyrcan saisi l'opportunité offerte par la débâcle du royaume Séleucide pour étendre les frontières de la Judée. Pour se débarrasser de la servitude Syrienne et agrandir ses domaines, il tente de former une alliance avec les Romains. À cette fin, il suit l'exemple donné par son prédécesseur et envoie une ambassade à Rome. Une grande confusion existe, toutefois, à l'égard de cette ambassade et les textes de lois sénatoriales qui y sont liés. Jean Hyrcan est confirmé par les Romains qui lui donnent l'important port de Joppa et d'autres villes, telles qu'Alep. Il marche contre le fort de Madaba (Ville au bord de la route des Rois qui mène à Kerak et à Pétra), sur les rives du Jourdain, qui a toujours été hostile aux Hasmonéens, qu'il prend après une période de six mois de siège. il conquiert également la ville de Samaya (Samega), sur la mer de Galilée, d'une importance particulière en raison de sa position géographique. Il a également à son actif d'avoir réglé par la force des différents religieux entre les Juifs et les Samaritains. Il conquiert Sichem, l'une des plus importantes villes de la Samarie et détruit le 21 Kislev (Décembre) 120, le temple Samaritain sur le Mont Garizim (Bien que leurs descendants vont continuer leur culte parmi ses ruines). |
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Monnaie de Jean Hyrcan I |
Ce geste va malheureusement servir à approfondir la déjà historique haine et la rivalité entre les deux communautés. Après avoir victorieusement mis fin à la guerre en Samarie, il décide de soumettre les Édomites (ou Iduméens), ceux-ci restaient toujours une menace pour la partie Sud de son domaine. Il recrute des troupes étrangères et force les Édomites à se convertir au Judaïsme, ce qui est inhabituel pour un dirigeant Juif et une exception dans l'histoire d'une religion réticente devant les conversions. Les Samaritains, qui tiennent toujours leur ville fortifiée de Samarie, restent hostiles envers les Juifs. Pour cette raison Jean Hyrcan décide de renouveler ses attaques contre eux. Il a marche contre Samarie, à la tête d'une grande armée, mais sa présence à Jérusalem est requise, il quitte alors le siège de la ville qu'il laisse à ses deux fils, Aristobule I et Antigonos (ou Antigone). La guerre se prolonge de façon inattendue par l'ingérence du Roi Séleucide, Antiochos VIII Gryphos (125-96). |
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Le Roi d'Égypte Ptolémée IX Sôter II Lathiros (116-107 et 89-81) en septembre/octobre 107 est détrôné et chassé du pays par son frère, jusque là Roi de Chypre, Ptolémée X Alexandre I Philométor (107-88). Il cherche alors à se constituer un royaume en Judée, mais vaincu par Aristobule I, il appel à l'aide les Syriens. En 106, malgré cet appui, Aristobule I et Antigonos vont non seulement conquérir l'ensemble de la plaine de Jezréel, en particulier l'importante ville de Bethshan, mais aussi, quelques mois plus tard, le 25 Novembre, ils prennent la ville de Samarie et son fort. Ils détruisent la cité et s’efforcent d’effacer jusqu’à la dernière trace de l’existence d’une ville fortifiée sur la colline. Jean Hyrcan fortifie de nouveau les murs de Jérusalem et obtient l'indépendance de la Judée, qu'il porte à un niveau d'égalité avec les États voisins. |
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Beaucoup d'historiens pensent que le livre apocryphe des Jubilés a été écrit au cours de son règne, certains suggèrent même que ce serait à sa demande. Certains auteurs, voient la division du Judaïsme entre Pharisiens et Sadducéens datant de son époque, mais la plupart des auteurs Juifs donnent à penser que cette division c'est faite bien avant lui. Jean Hyrcan, qui a été l'élève des Pharisiens, leur est resté longtemps fidèle, bien qu'il ait aussi eut des amis parmi les Sadducéens qu'il va ensuite rejoindre sans, toutefois, comme certains l'affirment, persécuter les Pharisiens. Ce qui est sûr c'est que sous son règne, ces deux parties vont prospérer et s'établir fermement. À sa mort, son "royaume" est réparti entre ses héritiers et son épouse ce qui va entraîner des problèmes de succession.
Son épouse lui donne cinq fils dont : ● Aristobule I et Alexandre I Jannée qui lui succèdent et Antigonos (ou Antigone), qui meurt en 104. |
souverain va rapidement avoir la volonté de puissance et il prend le titre de Roi (Il sera le premier de la dynastie à le faire). Au début de son court règne, il soumet une partie de l'Iturée et met à mort sur de faux soupçons son frère Antigonos (ou Antigone), à qui il devait cette conquête. Puis il ordonne que sa mère, qui lui disputait le pouvoir et à qui Jean Hyrcan I avait tout légué par testament et ses frères soient emprisonnés.
Il pousse la cruauté jusqu'à la faire mourir de faim dans sa prison. Cet événement semble marquer le début du déclin de la dynastie Hasmonéenne, en un peu plus de quatre décennies, ils vont être écartés du pouvoir par la République Romaine et aucun des successeurs de Jean Hyrcan I n'approchera le niveau de pouvoir ou de prestige qu'il put avoir. Aristobule I sera hostile aux Pharisiens qu'il persécutera avec acharnement. Il meurt d'une grave maladie un an après avoir fait emprisonner sa mère et ses frères. Malgré son court règne il aura quand même agrandi le royaume de quelques territoires. Sa veuve, Salomé Alexandra, libère ses frères séquestrés et épouse un d'entre eux Alexandre I Jannée.
Lévirat, qui est un type particulier de mariage où une veuve épouse le frère du défunt, afin de poursuivre la lignée de ce dernier), Alexandre I Jannée. Ce dernier supprime d’abord un de ses frères qui revendique la royauté. Puis il prend le titre de Grand Prêtre Roi de Judée, ce qui provoque l’hostilité des Pharisiens, qu’il fait massacrer en grand nombre. Alexandre I Jannée dirige le pays avec une poigne de fer. Il réprime des révoltes intérieures soutenues par le mouvement Pharisien, en particulier la révolte des paysans contre le poids des taxes royales. |
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Sous son nom de Roi Yannaï, il apparaît comme un méchant tyran dans le Talmud, ce qui reflète en fait son conflit avec le parti Pharisien. Alexandre I Jannée engage une armée de mercenaires, dont des Pisidiens et des Ciliciens et se lance dans plusieurs guerres. Il tente de s’emparer d'Acre (ou Akko ou Ptolémaïs), qui fait appel au Roi d'Égypte Ptolémée IX Sôter II Lathiros (116-107 et 89-81) et Alexandre I doit lever le siège. |
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Monnaie d'Alexandre I Jannée |
Ptolémée IX prend Asochis en Galilée, puis Scythopolis (ou Beït Shéan, ville du Nord d'Israël) et bat Alexandre I sur les bords du Jourdain à Asophon (ou Zaphôn). En 102, Alexandre I fait appel à la Reine d'Égypte Cléopâtre III Évergète Philométor (140 et 116/5–101) qui oblige son fils Ptolémée IX à se retirer à Chypre. Alexandre I se retrouve maître du terrain et se tourne vers Galaad (ou Galahad). Il s’empare de Gadara (ou Umm Qeis, ville de Jordanie) et d’Amathonte sur la côte Sud de Chypre mais Théodore, fils de Zénon, le surprend et récupère tous ses biens après avoir tué 10 000 Juifs. Alexandre I attaque alors la côte Philistine, il prend Rafah (ou Raphia au Sud de la bande de Gaza) et pousse jusqu’à Rhinocolure (ou El-‘Arish), puis il remonte la côte d’Anthédon. En 97, il fait le siège de Gaza, qu'il prend au bout d'un an et massacre une partie de la population. Puis il se tourne vers la Transjordanie et soumet la Galaaditide. |
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Il décide alors d'attaquer le plateau du Golan, mais se heurte au Roi Nabatéen Arétas II (v.110-96) qui lui avait tendu une embuscade. Suite a cette défaite Alexandre I perd le Moab et la Galaaditide qui passent sous le contrôle des Nabatéens. En 96, les Pharisiens mettent en doute la légitimité du sacerdoce d’Alexandre I Jannée. Une inadvertance commise par le Grand Prêtre dans l'exécution du rituel de la fête des Tabernacles déclenche une émeute à Jérusalem. Le Grand Prêtre Roi avait démontré son appui aux Sadducéens en refusant le droit de la libation d'eau.
Il mate cette émeute par des massacres dans lesquels périssent 6 000 contestataires dans la cour du Temple, cette rébellion mènera à la guerre civile qui durera 9 ans. En 88, Alexandre I décide de négocier avec les Pharisiens encore révoltés. Ceux-ci repoussent ses propositions et font appel au Roi Séleucide Démétrios III Eukairos (95-88) qui bat Alexandre près de Sichem. Cependant près de six mille Juifs de l’armée de Démétrios III désertent et ce dernier doit regagner la Syrie.
Alexandre I écrase alors les révoltés et s’empare de leur chefs réfugiés dans Bémésélis (ou Misilya, au Sud de Jenîne, en Cisjordanie). En 86, 800 d’entre eux sont ramenés enchaînés à Jérusalem et sont crucifiés au cours d’un banquet, tandis qu’on égorge sous leurs yeux leurs femmes et leurs enfants. Terrifiés, huit mille opposants s’enfuient en exil, beaucoup vers Damas. Il est dit que 50 000 personnes vont périr dans cette guerre civile.
En 84, Alexandre I fait face aux armées du Roi Séleucide Antiochos XII Dionysos (87-84) qu'il bat dans la plaine entre Kfar-Saba (ou Kephar-Saba) et Jaffa (ou Joppa). Puis, la même année (On trouve aussi 83/82), Antiochos XII est battu une nouvelle fois et tué au Sud de la mer Morte dans un accrochage avec le Roi Nabatéen Arétas III Philhellène (85-62) qui profite de la situation et prend le pouvoir à Damas, puis il marche contre la Judée et bat, en 82, Alexandre I Jannée près d’Adida. L’année suivante, Alexandre I Jannée occupe Jerash (ou Gérase ou Gerasa, en Jordanie actuelle) et y installe une colonie Juive. Fin 81 et début 80, il s’empare de la Décapole (Ligue des dix villes à l'Est du Jourdain) et du Golan. À la fin du règne d’Alexandre I Jannée, le royaume Hasmonéen de Judée à atteint son extension maximale, qui plus jamais ne sera égalée.
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L'exécution des Pharisiens par Alexandre Jannée, par Willem Swidde |
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Il comprend : La Judée, l’Édom (ou Idumée), toute la plaine Philistine et celle du Sharon (Région centre de la côte Israélienne), la Samarie, la Galilée jusqu’au mont Thabor, le plateau du Golan, la Galaaditide et le Moab. Dans tous les territoires conquis il impose la Loi juive, mesure qui provoque des révoltes locales comme à Pella. Pour assurer la sécurité de son royaume face aux Nabatéens, Alexandre I fait bâtir deux forteresses : Alexandréion face à la Galaaditide et Machéronte face à l'ex royaume Moab.
Alexandre I Jannée meurt en 76 de maladie lors du siège de Ragaba, dans le territoire de Jerash à l'âge de cinquante. Toutefois, avant de mourir, il se résout à la séparation des pouvoirs que demandaient les Pharisiens pour limiter l'omnipotence du Grand Prêtre Roi. Il lègue la royauté à sa femme Salomé Alexandra qui était acquise au parti Pharisien. Celle-ci donne le pontificat à son fils aîné Hyrcan II et fait entrer les Pharisiens au Conseil. |
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Il est un des premiers Hasmonéens à frapper une monnaie. La monnaie d'Alexandre I est caractéristique du début des pièces de monnaie Juives dans la mesure où il évite les représentations humaine ou animale en opposition avec le milieu Grec ou Romain. Sa monnaie est axée sur des symboles, soit naturel, comme le palmier, le grenadier ou l'étoile, soit du fait de l'homme, tels que le Temple, la Menorah, corne d'abondance ou trompettes. Il est le premier des Rois juifs à introduire le symbole d'une "étoile à huit rayons".
Alexandre I Jannée a deux enfants de Salomé Alexandra : ● Hyrcan II et Aristobule II. |
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un Pharisien Nāśī (Prince) du Sanhédrin (Assemblée législative traditionnelle du peuple Juif ainsi que son tribunal suprême qui siège à Jérusalem) pendant le règne d'Alexandre I Jannée et l'homme le plus puissant de la ville d'Ascalon (Ashkelon). Les fréquentes visites au palais de ce chef du Parti Pharisien, ont du débuter dans les premières années du règne d'Alexandre I, avant que celui-ci n'est ouvertement rompu avec les Pharisiens.
Salomé Alexandra ne fut en mesure d'empêcher la cruelle persécution de cette secte par son époux. Néanmoins sa vie conjugale ne semble pas en avoir souffert, car sur son lit de mort Alexandre I confie le gouvernement, non pas à ses fils, mais à son épouse. Après la mort d'Alexandre I en 76 lors du siège de Ragaba reçoit donc les rênes du gouvernement. Elle dissimule la mort du Roi jusqu'à ce que la forteresse soit tombée de manière à ce que l'armée ne se relâche pas.
Elle réussit pour un temps à apaiser les dissensions internes du royaume qui existaient au moment de la mort d'Alexandre I et elle le fait pacifiquement sans porter préjudice aux relations politiques de l'État Juif avec le monde extérieur. Elle ouvre des négociations avec les chefs des Pharisiens et elle obtient leur appui pour une monarchie Hasmonéenne. Ceux-ci qui avaient été victimes d'une misère intense sous Alexandre I deviennent maintenant non seulement tolérés, mais la classe dirigeante de la Judée. |
Villes de la Décapole
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Salomé Alexandra installe en tant que Grand Prêtre son fils aîné, Hyrcan II qui avait le cœur des Pharisiens et le Sanhédrin est réorganisé en fonction de leurs souhaits. Cet organisme était jusqu'ici, pour ainsi dire, une "maison des seigneurs", dont les membres appartenaient à l'aristocratie, mais elle perdait toute signification quand un puissant monarque était au commandement. À partir de ce moment elle devenait une "Cour suprême" pour l'administration de la justice et les questions religieuses, sa direction fut placé entre les mains des Pharisiens. Les Pharisiens avaient maintenant le contrôle des affaires et ils est probable qu'ils traitèrent les Sadducéens avec fermeté. Un exemple est l'exécution de Diogène de Judée, dont les conseils avaient poussé le Roi Alexandre I à crucifier 800 Pharisiens. Les Sadducéens font parvenir à la Reine pétition pour demander sa protection contre le parti au pouvoir. Salomé, qui souhaite éviter les conflits de tous les partis fait partir les Sadducéens de Jérusalem et leur attribue en |
contre partie la direction de certaines villes fortifiées qui deviennent leurs résidences. Puis la Reine réorganise l'armée dont la taille est considérablement augmentée. Elle construit et agrandit de nombreux lieux fortifiés de sorte que les monarques des pays voisins soient dûment impressionné par le nombre de villes protégées le long de la frontière Israélienne. Elle ne craint pas la guerre et elle envoie son fils Aristobule II avec une armée pour libérer Damas, alors assiégée par Ptolémée Mennéos (ou Mennei), mais l'expédition sera sans résultat. Ses derniers jours de son règne vont être tumultueux. Son fils Aristobule II va essayer de prendre le pouvoir. Cependant la Reine meurt avant et n'a pas à subir la honte d'être détrônée par son propre enfant, mais la guerre civile éclate de nouveau. La légende Rabbinique va amplifier la prospérité dont jouira la Judée sous le règne de Salomé Alexandra. |
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Hyrcan II est un des fils d’Alexandre I Jannée et de la Reine Salomé Alexandra. Il est Grand Prêtre de 76 à 67, puis au décès de sa mère, en 67 il devient Roi de Juda (Judée) jusqu'en 66, puis Grand Prêtre de 66 à 63 et Ethnarque de Judée de 63 à 40. Sa nomination va être un enjeu dans le violent conflit qui oppose les Pharisiens pour Hyrcan II et Sadducéens qui soutiennent son frère Aristobule II. La guerre civile fait rage, lorsqu'Hyrcan II arrive à la direction de l'État, et il doit faire |
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face après à peine trois mois à la tentative de prise de pouvoir de son frère. Hyrcan II avance contre lui à la tête de ses mercenaires et ses partisans. Les frères se rencontrent dans une bataille près de Jéricho. Malheureusement pour Hyrcan II, de nombreux soldats de son armée désertent et passent à l'ennemi et il est battu. Hyrcan II se réfugie dans la citadelle de Jérusalem, mais Aristobule II prend le Temple de la ville et l'oblige à se rendre. |
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En 66, un accord de paix est conclu, conformément aux termes duquel Hyrcan II renonce au trône et prend le poste de Grand Prêtre. Cet accord ne va toutefois pas durer, Antipater I, le Gouverneur d'Édom (ou Idumée), apporte son secours à Hyrcan II. Comme celui-ci craint qu'Aristobule II ne le mette à mort, ses craintes étant favorisées par Antipater I qui visait à profiter de la faiblesse du Roi s'il le remettait sur son trône et ainsi contrôler lui même la Judée, Hyrcan II se réfugie chez le Roi des Nabatéens Arétas III Philhellène (85-62). Ce dernier avait été soudoyé par Antipater I avec la promesse en retour de son aide d'un rendu de villes d'Arabie, prisent par les Hasmonéens. Aristobule II ne va pas garder le pouvoir longtemps. Les Nabatéens avancent vers Jérusalem avec une armée de 50 000 hommes et assiègent la ville pendant plusieurs mois.
Aristobule II se réfugie dans le Temple avec ses partisans Sadducéens. C'est à cette époque que Pompée (106-48) après avoir battu le Roi du Pont Mithridate VI (123 ou 120-63) et le Roi Séleucide Antiochos XIII Dionysos Asiaticos (l'Asiatique, 83-64), envoie son adjoint le Consul Marcus Aemilius Scaurus (163-88) et une armée prendre possession de la Syrie. Comme les Hasmonéens étaient alliés des Romains, les deux partis font alors appel à Scaurus, chacun s'efforçant de promesses de dons afin de le gagner à sa cause. Scaurus, attiré par 400 talents, se décide en faveur d'Aristobule et ordonne à Arétas III de retirer son armée. Au cours de leur retraite, les Nabatéens subissent une écrasante défaite. Cependant lorsque Pompée arrive en 63 en Syrie il se prononce, lui, pour Hyrcan II et les Pharisiens, ayant tout de suite vu qu'il était le plus faible et qu'il pourrait plus facilement en faire un allier fidèle à Rome. |
Pompée dans le Temple de Jérusalem par de Jean Fouquet - v.1470 - BnF - Paris |
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La même année les Romains entre dans Jérusalem avec leur armée sans trop de difficulté et le jour du Grand Pardon, ils veulent s'emparer du Temple où Aristobule II est assiégé. Toutefois, bon nombre de ses adeptes ne sont pas disposés à ouvrir les portes, les Romains prennent le Temple par la force, l'endommageant gravement et le profane en pénétrant dans le Saint des Saints. Aristobule II et son fils Antigonos II Mattathias sont envoyé prisonnier à Rome. Selon les sources, en 57, soit ils réussissent à s'échapper, soit ils sont libérés par César (101-44), mais plus tard, en 50 av.J.C, Aristobule II est assassiné par les partisans de Pompée. Hyrcan II est restauré, mais comme Ethnarque, car l'irruption des Romains en Judée marque la fin d'une époque, la royauté est abolie à Jérusalem, l'Empire Hasmonéen est démembré et la Judée est réduite à un petit état tributaire de Rome et le pouvoir du parti Pharisien s'en trouve renforcé. |
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Hyrcan II et Antipater I restent fidèles à Rome, en dépit de l'abaissement de l'Etat Judéen et des mesures vexatoires imposées par les Romains. Cependant la population n'est pas du même avis que ses dirigeants et, en 53, elle trouve une occasion de réagir lorsque le Proconsul Crassus (115-53) est battu et tué dans une bataille contre les Parthes. La mort de Crassus donne l'occasion à une révolte Juive suscitée par un partisan d'Aristobule II, cette révolte est malheureusement matée par le proconsul Cassius Longinus.
Un nouvel évènement va mettre la Judée sous le feu de la guerre. En 49, à Rome, la guerre civile éclate et Antipater I adopte la cause de Jules César. Il lui fournit des secours dans sa guerre contre Alexandrie. Pour le remercier celui-ci, en 48, le nomme Procurateur de Judée à la place du Prince Hasmonéen Antigonos II Mattathias (ou Antigone, 40-37), fils d'Aristobule II, tandis qu'Hyrcan II est confirmé dans son titre d'Ethnarque et est de nouveau autorisé à reconstruire les murailles de Jérusalem rasées par Pompée. Le fils d’Antipater I, Hérode (Le futur Hérode le Grand), recevait lui le gouvernement de la Galilée.
En 44, après l'assassinat de César la Syrie tombe sous le pouvoir de Cassius, un des assassins de César. La situation d’Hyrcan II et Antipater I devient alors délicate lorsque Marc Antoine (83-30), un fidèle de César, doit faire face aux Parthes qui lancent une nouvelle offensive sur la Syrie. Antipater I est assassiné en 43, son fils Hérode prend sa place et se rallie au pouvoir Romain. C’est alors qu'en 40, le fils d’Aristobule II, Antigonos II Mattathias, avec l'aide Parthes revendique ses droits au pontificat et renverse Hyrcan II. Il devient un temps Roi et Grand Prêtre des Juifs (40-37). |
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Il fait mutiler son oncle Hyrcan II en lui coupant les oreilles afin de le rendre inapte aux fonctions sacerdotales, pour lesquelles la loi Juive exigeait l’intégrité physique. Hyrcan II est fait prisonnier par les Parthes. Il est emmené à Babylone où pendant quatre ans, il vit au milieu des Juifs de la ville. En 37 av.J.C, Hérode est nommé Roi de Judée par le Sénat Romain. Antigonos II perd l’appui des Parthes qui sont vaincus. Hérode fait alors au printemps le siège Jérusalem qu'il prend et devient le seul Roi. En 36, Hérode, qui craint qu'Hyrcan II demande de l'aide aux Parthes pour reconquérir le trône, décide de l'inviter à revenir à Jérusalem. Hyrcan II accepte et est reçu par Hérode avec une grande marque de respect, il lui attribue même la première place à sa table et la présidence du Conseil d'État. Toutefois, en 30, Hérode accuse Hyrcan II d'un complot avec les Nabatéens et il le fait mettre à mort.
Hyrcan II a une fille Alexandra qui épouse son cousin Alexandre un fils d'Aristobule II, qui meurt en 53 av.J.C. Elle lui donne une fille Mariamne I, qui sera l’épouse du Roi Hérode le Grand et un fils Aristobule III de Judée, qui sera Grand Prêtre, Hérode les fera assassiner tous les deux. Un écrit Essénien, le Commentaire d’Habacuc qui appliquait la prophétie biblique à l’histoire de la secte laisse entendre que son chef spirituel, le "Maître de Justice" a été supplicié par un "Prêtre impie". Ce "Prêtre Impie" est peut-être Hyrcan II. C’est sous son règne que les Esséniens marqués par la profanation du Temple développèrent les idées Messianiques. Hyrcan II a laissé le souvenir d’un personnage de peu d'énergie et de faible détermination, qui par son alliance avec les Romains s'est rendu complice de l'avilissement de la Judée, de la profanation du Temple, qui n’a pas su s’opposer a ses neveux et qui enfin est resté sous la coupe d'Antipater I. |
Buste de Jules César - Museo Pio-Clementino |
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Antigonos II Mattathias (ou Antigone ou Antigonus, en Hébreu : Mattatayah, 40-37 av.J.C) est dernier fils d'Aristobule II, né vers 80. Lorsque les Romains, devenus une grande puissance dans la région, succèdent aux Séleucides, ils accordent à son oncle le Roi Hyrcan II, une autorité limitée et le titre d'Ethnarque, sous le contrôle du Gouverneur Romain de Damas. Il est alors envoyé prisonnier avec son père, à Rome d'où ils s'échappent (?) en 57. Les Juifs, hostiles au |
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nouveau régime, multiplient les insurrections au cours des années suivantes. C'est Antigone II Mattathias qui fait les deux dernières tentatives de restaurer la gloire de la dynastie Hasmonéenne. La première, en 42, pour saisir le gouvernement de Judée par la force est avec l'aide de Ptolémée Mennéos (ou Mennei), mais ils sont battus par Hérode le Grand. L'état de la situation en Judée, ainsi que les conditions générales prévalant dans l'ensemble de l'Empire Romain lui seront très propices. |
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Monnaie d'Antigonos II Mattathias |
L'excès de fiscalité pour enrichir les Romains suscite de façon profonde la haine contre Rome et Antigonos II a seulement à se montrer à la population pour gagner leur allégeance par rapport à Hérode ou Hyrcan II vendus à la puissance Romaine. Il obtient également l'adhésion de la classe aristocratique, à Jérusalem et probablement la coopération des chefs des Pharisiens. Ce qui va l'inciter pendant les deux années qui suivent à poursuivre la lutte et monter une nouvelle opération. En 40, il demande de l'aide aux Parthes, les ennemis des Romains, pour prendre le trône de Judée. Le Roi Parthe Pacorus I (V.40-38) avec son général Barzapharnès, envahit la Syrie et prend Jérusalem. Il prend en otage le frère ainée d'Hérode le Grand, Phasaël et détrône Hyrcan II, qui après avoir été mutilé sur l'ordre d'Antigonos II afin de ne plus être éligible au poste de Grand Prêtre, est envoyé à Babylone et il met sur le trône Antigonos II. |
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Phasaël lui se suicide (ou est assassiné selon les sources). Le but des Parthes est de placer à la tête de la Judée un allié capable de défendre la Syrie au Sud d'une éventuelle attaque des Romains à partir de l'Égypte. Antigonos II avait promis aux Parthes que s'ils arrivaient à supprimer Hérode le Grand avec son parti et à destituer Hyrcan II de ses fonctions de Grand Prêtre Ethnarque pour être intronisé à sa place, il leurs donnerait mille talents et 500 femmes Juives choisies dans l'entourage d'Hérode. Les trois ans de règne d'Antigonos II ne vont être qu'une succession de luttes. Cependant Hérode avait réussit à s'enfuir lors de la prise de Jérusalem et après avoir confirmé son alliance avec les Romains il est nommé Roi de Judée en 40. En 39, il débute une campagne contre Antigonos II. Jaffa (ou Joppé) est conquise, puis il occupe Massada où sa famille se retranche. Il assiège Jérusalem, mais il doit renoncer à l'approche de l'hiver. |
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Au printemps 38, Hérode va conquérir la province de Galilée, une possession d'Antigonos II, une victoire seulement temporaire, car lorsqu'Hérode peu de temps après se rend à Samosate pour présenter ses respects au Romain Marc Antoine (83-30), les Galiléens en profitent, il tuent son frère resté sur place et chassent son armée. Hérode, est rapidement informé et retourne en Palestine, désireux de venger son frère. Il n'ose pas attaquer l'armée d'Antigonos II près de Jéricho, car il n'avait pas encore la force nécessaire, mais quand Antigonos II bêtement divise ses forces, Hérode attaque Pappus un des généraux d'Antigonos II et le met en déroute, de sorte que toute la Palestine, jusqu'à Jérusalem tombe sous sa coupe.
En 37 av.J.C, il est nommé Roi d'Israël "Roi des Juifs" par le Sénat Romain. Antigonos II perd l’appui des Parthes qui sont vaincus. Hérode fait alors au printemps le siège Jérusalem. On assiste à ce moment à une extraordinaire marque de bravoure de la part des partisans d'Antigonos II. Avec une défense solide ils tiennent près de cinq mois contre les attaques de l'ennemi et les affres de la famine. Antigonos II se comporte aussi vaillamment pendant le siège, mais lorsque l'assaut final est donné, il n'y a plus aucun espoir et il se rend au général Romain Sosius. Marc Antoine fait trancher la tête Antigonos II Mattathias dans Antioche, il sera le premier Romain à faire périr un Roi de la sorte. En se servant d'un tel supplice honteux pour un Roi, Antoine pensait obscurcir la mémoire d'Antigonos II et adoucir l'aversion des Juifs contre Hérode. La mort d'Antigonos II Mattathias met fin a la dynastie Hasmonéenne. |
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Aristobule III de Judée (ou Aristobulus) est né en 53 il est Grand Prêtre des Juifs, de 47 à 35 av.J.C. Il est le dernier descendant de la maison royale Hasmonéenne qui aura une fonction sacerdotale. Il est le petit-fils d'Hyrcan II et d'Aristobule II, le fils Alexandre et Alexandra et le frère de Mariamne I, l'épouse d'Hérode le Grand. Il est très apprécié par la population en raison de son ascendance noble et sa belle présence. De ce fait il devient un objet de crainte pour Hérode, qui |
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qui cherche d'abords à l'ignorer tout à fait, puis par lui interdire le haut sacerdoce. Mais sa mère Alexandra, par l'intercession de la Reine d'Égypte Cléopâtre VII Théa Philopator (51-30 av.J.C) et du Romain Marc Antoine (83-30 av.J.C), contraint Hérode le Grand à retirer Hérode Hananel (ou Ananel) de la fonction de Grand Prêtre et de nommer Aristobule III à sa place. Pour s'assurer contre le danger que pouvait représenter Aristobule III, Hérode met en place un réseau d'espionnage contre Aristobule III et sa mère. Cette surveillance est si lourde que la mère et le fils cherchent à obtenir leur liberté en se réfugiant près de Cléopâtre VII. Leur plan est déjoué et sa divulgation a pour effet d'accroître les soupçons d'Hérode contre son beau-frère. Comme il n'ose pas recourir directement à la violence, en 35 av.J.C, Hérode fait noyer Aristobule III lors d'une baignade à Jéricho. |
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