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Thèbes |
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Thèbes (En Grec : Thêbai / Thễbai, pluriel) est la principale cité de Béotie. Elle aurait été fondée selon la légende par Cadmos (d'où son autre nom de Cadmée). Dans les faits, la cité est d'origine Mycénienne. Pourvue d’une forteresse, bien située au carrefour principal de la Béotie, elle parvient à présider la Ligue Béotienne. Son régime politique est une oligarchique. Ennemie d’Athènes, elle s’allie aux Perses lors des Guerres Médiques.
En 382, les Spartiates appuient un coup d'Etat à Thèbes et y laissent une garnison pour soutenir le nouveau Tyran. En 379/378, les exilés Thébains dirigés par Pélopidas libèrent leur cité. Les ambitions de Thèbes incitent Athènes et Sparte à s'allier. Mais l'armée Thébaine, dirigée par Épaminondas (418-362), remporte une brillante victoire sur Sparte, à Leuctres, le 06 juillet 371. Dès lors, Thèbes devient la nouvelle puissance de la Grèce.
Elle est continuellement en lutte pour s'assurer le contrôle de la Ligue Béotienne. Thèbes envoie des armées en Thessalie, elle arbitre des querelles de trône en Macédoine. En 362, Athènes et Sparte sont de nouveau vaincues par les Thébains à la bataille de Mantinée. Mais dans celle-ci, Épaminondas et deux de ses meilleurs généraux sont tués. Cette hégémonie va être de courte durée. La supériorité militaire de Thèbes reposant essentiellement sur Épaminondas, après sa mort, la ville est stoppée dans son ascension. En 335, le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323), écrase la ville. Sa victoire sanglante étouffe les idées de révolte des autres cités Grecques qui lui font allégeance. |
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Béotienne en costume traditionnel v.450-400 av.J.C Musée du Louvre |
L'histoire....... |
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L'Histoire de la cité sera moins importance dans l'histoire Grecque que celle d’Athènes et Sparte, mais sa réputation mythologique est inégalée. Sophocle (Auteur Grec, 495-406) la décrit comme "La seule cité où des mortelles donnent naissance à des Dieux". La Région de Béotie a eu pour premiers habitants, dont le nom soit connu, les Aones et les Hyantes et forme d'abord avec l'Attique une seule et même contrée. Toutes les deux étaient réunies sous le nom commun d'Ogygie (ou domaine d'Ogygès). L'Odyssée désigne comme fondateurs les jumeaux Amphion et Zéthus (ou Zéthos, les fils de Jupiter et d'Antiope) constructeurs de l'enceinte, qui régnèrent successivement. |
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Œdipe |
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Zéthos épousa Thébé (Qui donna son nom à la ville) tandis qu'Amphion se maria à Niobé (Fille de Tantale). Selon une autre légende, la cité de Thèbes aurait été fondée par Cadmos (D'où son autre nom de Cadmée), fils d'Agénor (Roi de Tyr). Cadmos était le chef d'une colonie Phénicienne. Celui-ci, parti à la recherche de sa sœur Europe, enlevée par Zeus. Il traversa de nombreuses contrées inconnues et finit par arriver à Delphes. La pythie lui dit de suivre la génisse qu'il trouvera dans une prairie isolée et de fonder une ville où elle s'arrêtera. Suivant les conseils de l'oracle, Cadmos et ses compagnons suivirent la vache et lorsque celle-ci s'arrêta, Cadmos après avoir battu et tué un dragon qui avait massacré ses compagnons, fonda la ville de Thèbes et en devient le Roi.
Les mythes les plus courants disent que Cadmos eut un fils, Polydoros et quatre filles dont : Sémélé qui eut un enfant avec Zeus, le Dieu Dionysos et Agavé qui eut pour fils Penthée, qui succéda à Cadmos de son vivant. Mais Penthée s’opposa au culte de Dionysos et fut massacré par les Bacchantes, menées par sa mère. Cadmos laissa alors le trône à Polydoros. Ce dernier eut pour fils Labdacos (ou Labdacus), auquel succéda son fils Laïos (ou Laius), qui fut lui-même le père d'Œdipe qui lui succéda. Œdipe aurait délivré la cité de l'oppression du Sphinx, après avoir tué accidentellement Laïos, sans qu'il sache qu'il était son père. |
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Il obtint en récompense la main de la Reine Jocaste, sa mère. À cause de cette double offense : Inceste et parricide, Thèbes aurait été maudite, frappée par une terrible épidémie de peste, qui n'aurait disparu qu'après le départ d'Œdipe. La rivalité entre les fils d'Œdipe : Etéocle et Polynice, amena le siège de la ville par la coalition dite "des sept chefs" (L'Iliade), auquel Mycènes et Argos auraient participé. Après le duel où périrent les deux frères, l'attaque fut repoussée et six des sept chefs assiégeants moururent. Quatorze ans plus tard, leurs fils, les Épigones, recommencèrent l'expédition. Ils défirent les Cadméens qui évacuèrent la ville et de se retirèrent en Illyrie. Les Épigones installèrent alors sur le trône de Thèbes, Thersandros (ou Thersandre), fils de Polynice (IV, 406-409). Celui-ci, aurait périt dans la guerre de Troie, mais Thèbes ne figure pas dans la liste des cités ayant combattu contre Troie (cf. le Catalogue des vaisseaux, chant II de l'Iliade). Son fils Tisamenos lui succéda.
Passé la légende, en faits, la cité est d'origine Mycénienne. Elle aurait été fondée par Ogygos, premier Roi de Béotie. Les Béotiens voyaient en lui le créateur de l'humanité. Elle était l'un des centres palatiaux de la Grèce Mycénienne et probablement la capitale d'un royaume important. L'histoire véritable de Thèbes demeure obscure jusqu'à l'époque où le Corinthien Philolaos lui aurait donné sa constitution, vers 720. Cette constitution est oligarchique et le demeura longtemps. Après une phase de déclin au cours des âges sombres, la ville ré émerge au VIe siècle. Elle affirme sa prépondérance sur les autres cités et prend la tête de la Ligue Béotienne (ou Confédération Béotienne), mais elle ne sera jamais assez forte pour les unir en un seul état dont elle aurait été la cité dominante. |
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Cadmos - Musée du Louvre |
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Aryballe (Récipient) en forme
de Hérisson |
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La ville, lors de la Deuxième Guerre Médique (480-479), choisit par haine envers Athènes de s'allier avec les Perses. Elle offre même refuge au Satrape Mardonios avant la bataille de Platées. En 480/479, le soutien aux Perses lui fait perdre sa prépondérance au sein de la Ligue Béotienne et cet effacement durera jusqu'en 446. En 431, Thèbes s'empare de Platées, alliée d'Athènes et précipite de ce fait le déclenchement de la Guerre du Péloponnèse (431-404). Au début de l'hiver 424, la victoire Thébaine de Délion (Frontière avec l'Attique) empêche les Athéniens de pénétrer en Béotie. Thèbes joue un rôle majeur durant la Guerre et contribue, en 404, à la chute d'Athènes. Elle est parmi les cités poussant à la destruction totale de la ville. La Guerre du Péloponnèse est suivie d'une période de rivalité entre Thèbes et Sparte pour la suprématie de la Grèce. En 382, les Spartiates appuient un coup d'Etat à Thèbes et y laissent une garnison pour soutenir le nouveau Tyran.
En 379/378, Pélopidas (ou Pélopides) et Épaminondas (En Grec : Epameinôndas / Epameinốndas, 418-362, né en l'an 418 ou 411) à la tête des exilés Thébains et avec l'aide d'Athènes, libèrent leur cité et chasse les Lacédémoniens qui s'étaient emparés de la ville par trahison. Épaminondas est un Général et un homme politique qui s'était d'abord appliqué à l'étude des lettres et de la philosophie. Il se lie dès sa jeunesse avec le chef du parti populaire Thébain, Pélopidas. Après avoir repris le pouvoir à Thèbes il devient rapidement Béotarque (Magistrat de la Ligue Béotienne). Ces succès vont être en grande partie dus à son génie militaire. Il réorganise l’armée, la phalange Béotienne, par l'introduction d'un corps d'élite permanent de 300 hommes "Le Bataillon sacré", qui selon Plutarque (Philosophe, biographe et moraliste Grec, 46-v.125) est composé entièrement de couples d'amants. |
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Grâce à lui Thèbes va reprendre son hégémonie. Il ne va pas hésiter pas à affronter Sparte à plusieurs reprises. En 375, il est vainqueur des Lacédémoniens à Tégyres et Orchomène. En 371, Sparte propose une paix commune. Thèbes accepte la paix si Athènes et Sparte reconnaissent l'hégémonie de Thèbes sur la Béotie. Le Roi de Sparte Agésilas II (398-360) refuse, exige que Thèbes reconnaisse l'indépendance de la Béotie et se lancent dans une grande invasion de la région, menée par l'autre Roi de Sparte Cléombrotos I (ou Cléombrote, 380-371).
Épaminondas parvient à convaincre ses collègues de livrer bataille malgré leur infériorité numérique. Cette même année 371, à Leuctres, le 06 juillet, avec ses 7 000 hommes, Épaminondas détruit l'armée de 10 000 Spartiates de Cléombrotos I, qui trouvera la mort dans la bataille. Il mène alors une offensive contre la ville de Sparte elle-même, qui doit enrôler de nombreux Hilotes pour repousser l'agresseur. La bataille de Leuctres commence par un combat de cavalerie où les Thébains prennent le dessus. Épaminondas, range ses meilleures troupes à l'aile gauche (Placée normalement à l'aile droite) de la phalange Thébaine sur une profondeur de 80 hommes (Contre 12 côté Spartiate).
Cette phalange se comporte comme l'éperon d'un navire et vient enfoncer les lignes Spartiates sur son aile droite. Les Lacédémoniens perdent 1 000 hommes et 400 des 700 hoplites Spartiates engagés sont tués. Après cette défaite, la puissante de Sparte est définitivement anéantie. À la fin de 370, malgré l'hiver, il s'allie aux cités de Grèce centrale, les Phocidiens, les Acarnaniens et les Eubéens et lance une grande offensive contre le Péloponnèse.
Il envahit et pille la Laconie, libère les Hilotes de Messénie et fonde une cité autour de l'Ithômé, forteresse historique des Guerres de Messénie, opposant ainsi une barrière aux ambitions de Sparte. La nouvelle ville, Messène, considère le Thébain comme son œciste (fondateur). Il manque cependant d'être condamné à mort par ses compatriotes pour avoir dépassé de quatre mois la durée de son commandement. Mais il est rapidement replacé à la tète des armées Thébaines et obtient en plus plusieurs avantages. Épaminondas impose à toute la Grèce la prépondérance de Thèbes. |
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Epaminondas |
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Sculpture du XIXe siècle de David d'Angers représentant la mort d'Épaminondas. |
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Cette supériorité, Thèbes l'acquiert aussi en étendant son autorité vers le Nord où Pélopidas se tourne vers la Thessalie, sous le joug des Tyrans successeurs de Jason, en assujettissant une partie de la région. À l'hiver 370/369, Epaminondas se tourne, lui, vers l'isthme de Corinthe dans le but d'assurer les communications entre Thèbes et ses alliés du Péloponnèse. Cependant il échoue devant Corinthe, restée fidèle à Sparte et défendue par l'Athénien Chabrias. À partir de cette époque Thèbes sera continuellement en lutte pour s'assurer le contrôle de la Ligue Béotienne. Les ambitions de la cité incitent Athènes et Sparte à s'allier en signant un traité auquel Thèbes réplique par l'envoi de garnison dans les deux cités.
Athènes et Sparte envoient alors leurs ambassadeurs plaider leur cause auprès du Roi Perse, mais celui-ci, en 367, donne raison aux Thébains et impose une nouvelle paix qui consacre l'indépendance de la Messénie, jusque là possession Spartiate. Thèbes intervient dans le Péloponnèse, aide les Arcadiens à s'organiser et envoie aussi des armées en Thessalie, enfin elle arbitre les querelles de succession en Macédoine. C'est à cette époque (368) que le futur Roi de Macédoine Philippe II (359-336), alors qu'il n'avait que quatorze ans, est envoyé comme otage à Thèbes et éduqué sous la direction d'Épaminondas. Sur mer, Épaminondas cherche à établir son hégémonie contre Athènes. |
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Il fait voter par l'Assemblée la construction d'une nouvelle flotte de cent trières, qui seront terminées en 364. La Ligue Thébaine parvient à attirer des cités maritimes comme Byzance, Chios et Rhodes et ainsi former une flotte capable de rivaliser avec Athènes. Cette suprématie va être de courte durée. Thèbes commet la même erreur qu'Athènes et Sparte avaient commise avant elle : Son armée va s'épuiser par des interventions permanentes et elle se rend antipathique aux autres cités par son "impérialisme". En 364, les Arcadiens, envahissent l'Élide et volent le trésor sacré d'Olympie. Mantinée, adversaire de Thèbes, proteste et obtient gain de cause auprès de l'assemblée des Dix-Mille, qui régit l'Arcadie.
Épaminondas part alors pour mettre au pas Mantinée. Celle-ci fait appel à Athènes et Sparte, qui envoient une armée commandée par Agésilas. La guerre est dès lors inévitable. En 362, les deux villes sont de nouveau battues par les Thébains à la bataille de Mantinée, mais dans cette dernière, Épaminondas et deux de ses meilleurs généraux sont tués. Blessé à mort, Épaminondas aurait dit "J'ai assez vécu, puisque je meurs sans avoir été vaincu, mais Je laisse deux filles immortelles, Leuctres et Mantinée". Cornelius Nepos (Écrivain Latin du Ier siècle av.J.C) a écrit sa Vie. Il lui rend hommage en disant "qu'avant sa naissance et après sa mort, Thèbes est toujours dominée par une puissance étrangère, mais que pendant qu'il est au pouvoir, la cité s'est retrouvée à la tête de la Grèce". |
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Pour plus de détails voir : La Bataille de Mantinée - 362 - (Wikipédia). |
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Thèbes ne saura pas exploiter le succès de Mantinée. La supériorité militaire de la ville reposant essentiellement sur Épaminondas, après sa mort, la ville est stoppée dans son ascension. Consciente de sa faiblesse, la cité sert en Grèce, les ambitions du Roi de Macédoine Philippe II. Elle lui demande d'intervenir dans la Guerre Sacrée qui oppose l'Amphictyonie (Confédération religieuse) de Delphes aux Phocidiens, mais lorsque Philippe II, en 338, attaque Athènes, les Thébains s'allient aux Athéniens. Malgré cette association, fin août 338, les deux villes vont être battues à Chéronée (Cité de Béotie, entre la Phocide et l'Attique) et Philippe II va dissoudre la Ligue Béotienne. Il laisse alors une garnison Macédonienne dans la Cadmée (Citadelle de Thèbes). En 335, les Thébains se révoltent, le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) les écrase en cinq jours et s'empare de Thèbes. Il massacre 6 000 hommes et en prend 30 000 qui sont vendus comme esclaves. |
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Monnaie de la Confédération Béotienne v.350 av.J.C |
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À la demande de la Ligue de Corinthe qu'Alexandre présidait, la ville est rasée. En 317, le Régent de Macédoine Cassandre (Roi 301-297) la reconstruit avec l'aide de nombreuses cités Grecques qui apportent leur contribution, il y rappelle les survivants du massacre. La ville redevient prospère, mais sa puissance politique est rompue. Au milieu de ses jardins, elle avait dix-sept kilomètres de murs et de tours. Ces remparts sont abattus, en 146, par le Romain Mummius. Plus tard Sylla (ou Lucius Cornelius Sulla, Général et homme politique Romain, 138-78) lui ôte la moitié de son territoire pour le consacrer aux Dieux. Au déclin de l'Empire Romain, Thèbes redeviendra prospère. |
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La confédération (Le koînon Béotien), dont le siège était à Thèbes, était divisée en onze circonscriptions (ou districts) : Les cités d'Orchomène, de Platées de Thèbes et de Thespies en ayant chacune deux. Lorsque Platées rejoindra la Ligue de Délos (ou Confédération Athénienne, 477-404), la suprématie de Thèbes sera encore renforcée puisqu'elle se verra octroyer deux circonscriptions supplémentaires. La citoyenneté y est définie en fonction de la richesse. On compte 11 000 citoyens actifs. Chaque circonscription délègue au conseil fédéral 60 membres (ou conseillers) et un magistrat fédéral, le Béotarque ("le commandement", en Grec : boiôtarkhês / boiôtárkhês) élu pour un an. Les Béotarques forment un collège de onze Magistrats, élus donc chacun par un district de la Confédération. Ils exercent le pouvoir exécutif et assument le commandement de l'armée fédérale. Ils représentent également la Béotie dans les relations entre cités, reçoivent et envoient des ambassadeurs.
Le conseil fédéral décide de la politique étrangère, du montant (Eisphorai) à verser au trésor fédéral. Il possède une cour de justice et une monnaie fédérale que seule Thèbes est habilitée à frapper. Tout en conservant leur indépendance, les cités de la Ligue partagent une armée de conscription, commandée par les Béotarques. L'effectif des armées est fixé à 1 000 hoplites et 100 cavaliers par circonscription. Dès le Ve siècle, les Béotiens constituent une infanterie puissante de 11 000 hommes. Auquel il faut ajouter un corps d'élite de soldats Béotiens. Leur puissance vient de leur cavalerie, qui compte 1 100 cavaliers dirigés par un Béotarques qu'il faut distinguer des commandants locaux.
L'histoire.......
La Ligue Béotienne ou Confédération Béotienne est une fédération des cités Grecques de Béotie. Elle nous est attestée grâce à un papyrus qui nous fait connaître l'essentiel de cette organisation. Thèbes va y occuper une position prépondérante et va mettre en place un système où les charges sont réparties entre les différentes cités de la confédération. Elle est fondée à la fin du VIIe siècle. La Ligue regroupe autour de Thèbes quatorze Cités-États dont : Achraiphia, Chéronée, Copai, Coronée, Haliarte, Labadée, Orchomène, Platées, Tanagra et Thespies. Dès sa fondation, la Ligue entretient des relations conflictuelles avec Athènes. Elle est dissoute à la fin de la Deuxième Guerre Médique (480-479) après la bataille de Platées (479), perdue par les Thébains, du fait de leur alliance avec les Perses. Sparte propose alors d'exclure aussi les Béotiens de l'Amphictyonie dont Thèbes assurait la gestion depuis 447. Puis Sparte change d'opinion et contribue à la renaissance de la ligue, pour faire face à la menace Athénienne, mais elle est une nouvelle fois dissoute, en 457, par Athènes à la suite de la bataille d'Œnophyta.
Après dix ans de soumission à Athènes, la Béotie restaure la Ligue grâce à sa victoire à Coronée (447). Au cours de la Guerre du Péloponnèse (431-404) la Ligue combat Athènes aux côtés de Sparte en fournissant notamment 25 trières aux Spartiates. Elle inflige à Athènes une défaite à Délium en 424. À la fin de ce conflit, leur flotte compte 50 trières et est dirigée par un Avarque. Celle-ci, ajoutées à l'armée de terre considérable de la Ligue, constituait une force importante. C'est pourquoi les Spartiates étaient très heureux de dissoudre cette Confédération à l'occasion de la "paix du Roi" en 386. Cette dissolution est éphémère. En 379/378, elle est reconstituée pour un temps très court avec le soutient d'Athènes et est dirigée par le Général Épaminondas (418-362), qui a retourné ses alliances aux dépens de Sparte. Après avoir vaincu celle-ci à Leuctres le 06 juillet 371, la Ligue s'assure durablement la domination du Péloponnèse et de la Thessalie, avec le soutient des Perses.
Elle parvient à attirer des cités maritimes comme Byzance, Chios et Rhodes et ainsi former une flotte capable de rivaliser avec Athènes. Elle entre alors en conflit direct avec la cité qui coalise autour d'elle : Sparte, la Ligue Étolienne et la Ligue Thessalienne. En 362, la Ligue Béotienne est Victorieuse à la bataille de Mantinée où Épaminondas et deux de ses meilleurs généraux sont tués. Elle impose alors la paix à ses adversaires. Elle s'allie de nouveau à Athènes devant la menace Macédonienne, mais elle est définitivement vaincue, fin août 338, par le Roi de Macédoine Philippe II (359-336) à la bataille de Chéronée, puis démantelée. En 335, la destruction de Thèbes par le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) met un terme à la puissance de la Béotie |