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Pour plus de détails voir aussi : Les Nabatéens, la Civilisation - Pétra - Bosra |
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L'histoire.......
Les premières traces historiques des Nabatéens sont assez anciennes. D'après certains spécialistes ils seraient les Nahaitou mentionnés dans des inscriptions en cunéiformes et selon la Bible, leur ancêtre éponyme serait Nebaioth (ou Nebayot), l'aîné des fils d'Ismaël. À l'époque de la domination Assyrienne de la région, notamment lors du règne de l'Empereur Téglath-Phalasar III (ou Tiglath-Pileser, 745-727), les Hébreux donnent le nom de Nabata aux Araméens, puis plus tard, il est utilisé pour désigner les tribus arabes nomades qui payaient un tribut à l'Empereur Assurbanipal (669-626). On peut avancer sans trop d'erreur, qu'après la chute des Assyriens, remplacés par les Néo-Babyloniens, puis la chute du royaume de Juda, devant les mêmes Babyloniens et la prise de Jérusalem, le 29-07-586 où s'en suit la déportation des Juifs en Babylonie, un vide politico-culturel se fait sentir dans la région.
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Les Édomites, jusque là soumis au Hébreux profitent de l'occasion et s'emparent du Sud de la Judée laissant petit à petit leur ancien territoire, qui se dépeuple. Les Nabatéens occupent alors vraisemblablement ce territoire délaissé par ses habitants et poursuivent leur commerce. Ils s’installent dans la région de Pétra et sa forteresse Édomite de Sela devient au début leur capitale. C'est en effet seulement à partir cette époque que l'on retrouve des inscriptions Nabatéennes sur l'ancien territoire des Édomites. Il n'y a pas de date précise de cette migration, elle s'est surement étalée sur plusieurs dizaine d'années, mais les Nabatéens se rendent maître des côtes du golfe d'Aqaba et de l'important port d'Elath sur la mer Rouge.
Au IVe siècle, ils ont complètement supplanté les Édomites et Pétra devient la capitale, elle remplace Bosra (ou Bostra, entre Tafilah et Shobak), qui était celle de l'Édom. Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) mentionne un Roi des arabes, qui était allié aux Perses Achéménides, notamment celui du Roi Cambyse II (528-522) lors de sa conquête de l'Égypte. Il s'agit peut-être d'un Roi Nabatéens. Après la conquête de la Syrie/Palestine et la chute de l'Empire Perse par le Macédonien Alexandre le Grand (336-323), la région va s'helléniser. À la mort d'Alexandre ses anciens Diadoques vont se disputer les parties de l'Empire et la région passe aux mains des Séleucides.
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Tombe Nabatéenne |
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On retrouve des inscriptions Nabatéennes, sur l'ancien territoire du royaume d'Édom, lorsque Jérôme de Cardia, un agent des Séleucides, mentionne dans un rapport de combat l'attaque de Pétra, en 312 av.J.C par le Roi de Macédoine Antigonos I Monophtalmos (Roi, 306-301). Il nous décrit les habitants de la cité comme une peuplade nomade d'environ 10000 personnes. Les Macédoniens surprennent dans Pétra les femmes, les enfants et les vieillards, alors que les hommes sont à un marché voisin, et les mettent à mort. Cependant à leur retour, les Nabatéens font de même, ils attaquent l'armée Macédonienne par surprise et la massacrent. Antigonos I envoie contre eux son fils Démétrios I Poliorcète (Roi 294-287) qui lui préfère négocier la paix en échange d'un riche butin.
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Cette inscription Grecque et Nabatéenne trouvée à Jerash, en 1931, parle d'une statue dédiée à Arétas IV - Amman Musée |
Peu à peu les Nabatéens s'implante aussi dans l'ancien pays de Moab, jusqu'en Damascène. L'émergence d'un royaume Nabatéen structuré est constaté lorsque débute l'affaiblissement de la dynastie Séleucide en raison de ses dissensions internes et de l'opposition de Rome. Les Nabatéens passent d'une organisation de tribu à une monarchie où les Rois finissent par être divinisés de leur vivant. Le royaume Nabatéen est alors également nommé royaume de Nabata.
Il comprend maintenant, autre que Pétra, des villes importantes comme Bosra (ou Bostra) et Nizzana (ou Nitzana). On peu le situer entre la péninsule du Sinaï et la péninsule arabique, son voisin du Nord est le royaume de Judée et celui du Sud-ouest l'Égypte Ptolémaïque. À leur apogée la zone d'influence des Nabatéens comprendra : Damas au Nord, Wejh (Sur la côte de l'Arabie Saoudite actuelle) à l'Est, El Ula au Sud (au Nord de l'actuelle Médine), jusqu'au Delta du Nil au Sud-ouest. Le Premier Roi attesté est Arétas I. |
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Arétas I (En arabe : حارثة, Harthah ou Haritha ou Harétat, 170/168-144) dont le nom est la forme Grecque d'un nom d'origine Nabatéenne serait donc le premier Roi des Nabatéens. Son nom figure sur la plus ancienne inscription Nabatéenne retrouvée datant de 168 av.J.C, qui a été mise au jour à Halutza. Il est également mentionné dans les Apocryphes (2 livres des Maccabées 5:8). Ce livre présente la façon dont Jason, le Grand Prêtre qui a fondé un quartier Grec de Jérusalem, a été retenu prisonnier par Arétas I après avoir été forcé de quitter la ville. |
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Cependant d'autres sources mentionnent Arétas I allié aux Hasmonéens (ou Asmonéens), Mattathias Maccabée et ses fils, il y est appelé "Le tyran des Arabes". Lorsque les Maccabée se révoltent contre l'emprise Séleucide et parviennent à se rendre indépendants, ensemble ils font face au Roi Antiochos IV Épiphane (175-164). Toutefois la progression des Nabatéens à l'Est du Jourdain va finir par les mettre en conflit avec les Juifs.
Les spécialistes sont unanimes sur le nom de ses successeurs : Malichos I (144-v.120), dont on ne sais rien, puis Rabbel I (ou Rabel, v.120-v.110) qui est probablement un fils d'Arétas I. La date exacte de sa prise de pouvoir est incertaine. On a retrouvé sa statue (Tsalmâ’) il y a quelques années près du Mahramatâ’, Temple de Dushara’, le Dieu local (Appelé Dieu de Rabbel, sur l’inscription d’Imtam près de Bosra) au Qasr bint Far’un de Pétra. |
Vue d'une des entrées du site de Petra |
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Monnaie d'Arétas II |
Arétas II (ou Harthah ou Haritha ou Harétat, en arabe : حارثة, v.110 à 96 av.J.C ou v.120-96) est un chef de tribu, il bénéficie d'une certaine ascendance sur le peuple suite à ses nombreuses victoires et devient Roi des Nabatéens sous le nom d'Arétas II. Selon d'autres sources il serait un fils de Rabbel I. Son règne est marqué par des luttes contre les Hasmonéens (ou Asmonéens).
En 97, leur Roi Alexandre I Jannée (103-76) fait le siège de Gaza, qu'il prend au bout d'un an et massacre une partie de la population. Puis il se tourne vers la Transjordanie et soumet la Galaaditide. Beaucoup de Nabatéens sont convertis de force au Judaïsme par Alexandre I Jannée, qui envahit le Moab. |
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Il décide ensuite d'attaquer le plateau du Golan, mais se heurte
à Arétas II qui
lui avait tendu une embuscade. Suite a cette défaite
Alexandre I perd le
Moab et la
Galaaditide
qui passent sous le contrôle des
Nabatéens. Fort de ses succès
Arétas II lance
des raids contre les Rois, d'Égypte
Ptolémée
X Alexandre I |
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Obodas I (96-85) monte sur le trône à la suite de son père et va de suite essayer de conforter son emprise sur les territoires perdus par ses voisins Hasmonéens. Il repousse une attaque des Séleucides. Comme son père il entre en lutte contre le Roi Juif Alexandre I Jannée (103-76) avec des fortunes diverses, une de ses grandes victoires sera aussi sur le plateau du Golan. Obodas I est averti qu'Alexandre I Jannée allait l'attaquer, il lui tend un guet-apens près de Gadara juste à l'Est de la mer de Galilée, détruisant ainsi l'armée Israélite en 90 av.J.C.
Il poursuit ensuite les fuyards avec une cavalerie de chameaux, Alexandre I est écrasé dans la vallée, Obodas I se vengeant ainsi de la perte de la bande de Gaza. Obodas I ne peu jouir longtemps de ses victoires, en 86 il est attaqué par le Roi Séleucide Antiochos XII Dionysos (87-84) qui envahit la Nabatène. Obodas I lui fait front, il résiste à l'envahisseur et ses armées vont même réussir à le repousser et sauver l'Empire Nabatéen, mais en 85/84, le Roi va trouver la mort dans ce conflit. Obodas I est enterré dans le Néguev, à un endroit qui a été rebaptisée de son nom en son honneur (Aujourd'hui Avdat). Obodas I sera déifié à sa mort et le Deir "Monastère" de Pétra serait lié à son culte funéraire. Son fils Arétas III lui succède. |
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Monnaie d'argent d'Arétas III |
Arétas III Philhellène (ou Harthah ou Haritha ou Harétat, 85-62 av.J.C ou 87-62 ou 84-62) dès son arrivé au pouvoir commence ses conquêtes. En 84, Alexandre I Jannée (103-76) fait face aux armées du Roi Séleucide Antiochos XII Dionysos (87-84) dans la plaine entre Kfar-Saba (ou Kephar-Saba) et Jaffa (ou Joppa) Antiochos XII est battu. La même année (on trouve aussi 83/82), il est battu une seconde fois et tué au Sud de la mer Morte, Arétas III profite de la situation et prend le pouvoir à Damas. La ville, à cheval sur la première route commerciale qui allait de la mer Méditerranée à l'Inde et le Moyen-Orient avait une position plus que stratégique. En prenant la ville Arétas III fait des Nabatéens d'une tribu nomade, une des plus grandes puissances eurasiennes. De ce fait Arétas III veut cacher ses origines nomades et se fait appeler Arétas III Philhellènes (L'ami des Grecs). |
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Comme ses prédécesseurs, il est aussi en guerre contre les Hasmonéens. En 82, il marche contre la Judée et bat Alexandre I Jannée près d’Adida et obtient la paix. Pour assurer la sécurité de son royaume face aux Nabatéens, Alexandre I fait bâtir deux forteresses : Alexandréion face à la Galaaditide et Machéronte face à l'ex royaume Moab. Arétas III continue d'étendre son territoire et sous son règne le royaume Nabatéen acquiert sa plus grande extension, il occupe tout le pays depuis Damas, avec la zone Nord de la Jordanie jusqu'au Sud de la Syrie à la mer Rouge où il fonde le port de Haoura et une partie de l'Arabie Saoudite.
L'État Nabatéen de Damas est interrompu en 72 par un siège de la ville mené avec succès par le Roi Arménien Tigrane II (95-54), mais il se reprend vite. En 69, les forces Arméniennes sont obligées de se retirer pour faire face à une attaque des Romains de la cité, permettant à Arétas III de reprendre la ville. En Judée le Roi Hyrcan II (67-40) est en lutte contre son frère Aristobule II (66-63) pour la possession du trône. En 66, un accord de paix est conclu, conformément aux termes duquel Hyrcan II renonce au trône et prend le poste de Grand Prêtre. Cet accord ne va toutefois pas durer, Antipater I, le Gouverneur d'Édom (ou Idumée), apporte son secours à Hyrcan II. |
Tombeau d'Arétas IV - le Khazneh |
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Comme celui-ci craint qu'Aristobule II ne le mette à mort, Hyrcan II se réfugie chez Arétas III. Ce dernier avait été soudoyé par Antipater I avec la promesse en retour de son aide d'un rendu de villes d'Arabie, prisent par les Hasmonéens. Aristobule II ne va pas garder le pouvoir longtemps. Les Nabatéens avancent vers Jérusalem avec une armée de 50 000 hommes et assiègent la ville pendant plusieurs mois. Aristobule II se réfugie dans le Temple avec ses partisans Sadducéens. C'est à cette époque que Pompée (106-48) après avoir battu le Roi du Pont Mithridate VI (123 ou 120-63) et le Roi Séleucide Antiochos XIII Dionysos Asiaticos (l'Asiatique, 83-64), envoie son adjoint le Consul Marcus Aemilius Scaurus (163-88) et une armée prendre possession de la Syrie.
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Autre monnaie d'Arétas III
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Comme les Hasmonéens étaient alliés des Romains, Aristobule II et Hyrcan II font alors appel à Scaurus, chacun s'efforçant de promesses de dons afin de le gagner à sa cause. Scaurus, attiré par 400 talents, se décide en faveur d'Aristobule II et ordonne à Arétas III de retirer son armée. Au cours de leur retraite, les Nabatéens subissent une écrasante défaite. Malgré la reconnaissance de suzeraineté d'Arétas II envers les Romains, en 62, Scaurus marche sur Pétra et Assiège la ville. Toutefois, la combinaison de plusieurs facteurs : Le terrain accidenté, peu de réserve de nourritures pour son armée et l'opportunité de prendre le royaume du Pont, après le suicide de son Roi Mithridate VI (120-63), Scaurus est obligé de quitter le siège et il envoie Hyrcan II négocier la paix avec Arétas III. Le siège est levé en échange de plusieurs centaines de talents d'argent donnés à Scaurus lui-même et la reconnaissance pour les Nabatéens de la suprématie Romaine. |
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Arétas III conserve quand même tous les territoires en sa possession, mais devient un vassal de l'Empire Romain. Afin de renforcer davantage la nouvelle culture hellénique et Romaine des Nabatéens, Arétas III s'est efforcé de construire, dans la capitale Pétra, avec un mode d'architecture Grec et Romain. Il créé de nouvelles colonies de peuplement, tels que Humayma, ainsi qu'un aqueduc de 26,8 km de long. Il est le premier souverain Nabatéen à produire des pièces d'argent, dans un style hellénique, avec le lettrage de son nom en langue Grec au lieu de la langue arabe Nabatéenne. C'est sous son règne que les Nabatéens adoptèrent l'écriture Grecque. Le royaume va être entouré par la lente expansion de l'Empire Romain, qui conquiert l'Égypte et annexe la Judée, mais il réussit à préserver un temps une certaine indépendance officielle tout en étant un client de Rome. |
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Malichos II (ou Malchos, 60-30 av.J.C) va développer une amitié avec les Romains ce qui va assurer une certaine prospérité a son royaume. Cependant il va commettre une erreur politique grave en soutenant l'invasion des Parthes. En 40, le fils d’Aristobule II, l'Hasmonéen Antigonos II Mattathias (40-37 av.J.C) cherche à reprendre le trône de Judée en renversant l'Ethnarque Hyrcan II (63-40) et il entre en conflit avec Hérode le Grand (Roi 40-4 av.J.C) alors Tétrarque de Galilée et son frère Phasaël qui soutenaient Hyrcan II. Il attaque Jérusalem, mais Phasaël défend les murs et le palais d'Hérode contre ses antagonistes. Antigonos II invoque alors l'aide de l'Empire Parthe, les ennemis des Romains. Le Roi Parthe Pacorus I (V.40-38) avec son général Barzapharnès, envahit la Syrie, prend Jérusalem et il détrône Hyrcan II. En dépit de l'avertissement d'Hérode, Phasaël se rend avec Hyrcan II dans le camp du chef Parthe Barzapharnès afin d'entamer des négociations de paix, mais il sont emprisonnés. |
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Drachme de Malichos II
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Après sa fuite de Jérusalem, Hérode cherche à se mettre en sécurité chez les Nabatéens, mais il est mal reçu par le Roi Malichos II qui soutenait les Parthes. Il rejoint alors Alexandrie, puis Rome où il va plaider sa cause. Bien accueilli par Marc Antoine (83-30) et Octave (Empereur Auguste, 27 av.J.C-14 ap.J.C), après avoir confirmé son alliance avec les Romains, il est nommé Roi de Judée en décembre 40. Hérode part alors en guerre, il bat les partisans d’Antigonos II près d'Isana. Puis attaque Pappus, un des généraux d'Antigonos II et le met en déroute, de sorte que toute la Palestine, jusqu'à Jérusalem tombe sous sa coupe, mais pas encore la cité. En 37, Hérode est nommé Roi d'Israël "Roi des Juifs" par le Sénat Romain. Antigonos II perd l’appui des Parthes qui sont vaincus. Après la défaite de ceux-ci, Malichos II doit payer un tribut pour conserver son indépendance. Hérode fait alors au printemps le siège Jérusalem, qu'il prend au bout de cinq mois avec l'aide des Romains. |
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En 32, Hérode se lance dans la guerre contre les Nabatéens, avec l'appui de la Reine d'Égypte Cléopâtre VII (51-30), qu'il gagne à peine un an plus tard. À cette époque la Judée subit un tremblement de terre dévastateur. En 31, Cléopâtre VII obtient de Marc Antoine la région de Jéricho et un tribut des Nabatéens. Cependant ceux-ci se soulèvent, cessent de payer le tribut à Cléopâtre VII et envahissent Israël. Cléopâtre VII exige d'Hérode qu'il leur déclare à nouveau la guerre. Celui-ci traverse le Jourdain à Philadelphia (Amman aujourd'hui).
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Les deux camps se retranchent et les Nabatéens, sous les ordres du général Elthemus, refusent de commencer la bataille, Hérode décide alors d'attaquer leur camp. Les Nabatéens, surpris et désorientés tentent de tenir la lutte mais ils sont battus, Hérode occupe Tell al-Ashari. Les survivants battent en retraite jusqu’à Canatha (ou Qanawat, aujourd'hui en Syrie), Hérode les poursuit et certains se rendent.
Les survivants offrent aux Roi de Judée 500 talents contre la paix, mais Hérode refuse. Cependant les nabatéens, assiégés sont forcés de sortir de leur position retranchée, afin de chercher de l'eau, ils sont alors écrasés. Puis Hérode saccage et pille la Nabatène avec sa cavalerie et le royaume de Nabata devient vassal d'Hérode le Grand. On ne connaît pas les raison de la mort de Malichos II, est-il tué par les Judéens ? |
Autre monnaie de Malichos II |
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Obodas III (30-9 av.J.C), sûrement un de ses fils, lui succède. Il tente de se libérer de la tutelle des Judéens et doit lutter sans succès contre le Roi d'Israël Hérode le Grand (41-4 av.J.C). Il laisse le pouvoir à son ministre Syllaios (ou Syllæos). En 25, lorsque le Romain Ælius Gallus entreprend une expédition dans le Sud de l'Arabie, Syllaios lui offre 1 000 hommes et se propose d'être son guide dans la région. Cependant il le dirige mal, de façon à lui rendre la campagne très dure et il lui fait faire en six mois un trajet qui n'en exigeait que deux, ce qui fait échouer l'expédition Romaine. |
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Drachme d'Obodas III
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En 22, l'Empereur Romain Auguste, accorde à Hérode les régions de Trachonitide (ou Trachonitis, en Hébreu : Argob), de Batanée (ou Batanæa, aujourd'hui Ard el-Bathanyeh) et l'Auranitide (ou Auranitis ou Hauran) au Nord-est de la Judée. En Trachonitide il lui demande de Pacifier la région. En effet Zénodore, le Tétrarque d'Iturée, se livrait à des actes de vol et de pillage dans la région de Trachonitide, au Sud-est de Damas, ainsi que sur la ville de Damas elle même. Les habitants de la ville se tournent alors vers le Gouverneur Romain de la Région pour qu'il leur vienne en aide, les Nabatéens étant impuissants, ce qui conduit l'Empereur Auguste à donner à Hérode la tâche de mettre de l'ordre dans la région. Zénodore part à Rome pour tenter de plaider sa cause, mais il revient sans avoir obtenu quoi que ce soit. |
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Désespérer de sa situation, Zénodore vend une partie de ses terres, appelées Auranitide (ou Hauran), a Obodas III pour cinquante talents, même si ces terres avaient été confisquées par Auguste et données à Hérode. Zénodore décède (d'une occlusion intestinale) peu après, en 20 av.J.C, à Antioche. Il meurt sans héritier et Auguste donne alors officiellement à Hérode les territoires de Zénodore. Obodas III est particulièrement furieux car il perd le territoire et l’argent qu’il avait versé. En 10, Hérode débute une nouvelle guerre contre les Nabatéens, cependant cette action lui provoque la disgrâce d'Auguste. Durant le règne d'Obodas III, le royaume Nabatéen va connaître un important essor culturel. C'est à cette époque que la plupart de tombeaux et temples vont être construits. C'est aussi lors de cette période que les Romains tentèrent de découvrir l'origine des épices et des parfums que les Nabatéens commerçaient, afin de ne plus passer par leur intermédiaire. Obodas III était précédemment connu de l'histoire comme Obodas II.
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Autre monnaie d'Obodas III |
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Drachme argent d'Arétas IV Philopatris
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Arétas IV Philopatris "Ami de son peuple" (ou Harthah ou Haritha ou Harétat, 9 av.J.C-40 ap.J.C), étant le plus puissant voisin de la Judée, va souvent prendre part aux affaires de ce pays et va jouer un rôle important dans la définition du destin de ses dirigeants. Il n'est pas particulièrement en bons termes avec Rome, comme l'indique son nom, "ami de son peuple", qui est en opposition directe à la prévalence φιλορώμαις "ami des Romains" et φιλόκαισαρ "ami de l'Empereur" et c'est seulement après beaucoup d'hésitation que l'Empereur Auguste (27 av.J.C-14 ap.J.C) le reconnaît en tant que Roi. Arétas IV prendra toute fois part à l'expédition de Varus contre les Juifs en l'an 4 av.J.C et placera une armée à la disposition du général Romain. Il se débarrasse de son ministre Syllaios (ou Syllæos) qui est mis à mort à Rome. Il reprend possession de Damas et y reprend le titre de Roi. |
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En 34, Arétas IV fait arrêter le Chrétien Apôtre Paul de Tarse (ou Saül ou saint Paul, v.10-v.65) à Damas. Celui-ci mentionne que pour s'échapper de Damas et fuir le Roi Arétas, il dut se faufiler dans un panier, par une fenêtre (2 Corinthiens 11:32, 33, cf Actes 9:23, 24). Parce que les Juifs de Damas sont mentionnés comme étant à la recherche de Paul, il est très probable qu'Arétas IV est fait la tentative de capture de Paul à leur demande. De cela, on peu en déduire que les Juifs devaient avoir eu une influence dans le royaume Nabatéen, sinon ces derniers auraient pris soin d'éviter toutes interférences avec Paul, qui était un citoyen Romain.
Arétas IV repousse les frontières de son royaume, qui atteint sous son règne son apogée. Sa zone d'influence comprend : Damas au Nord, Wejh (Sur la côte de l'Arabie Saoudite actuelle) à l'Est, El Ula au Sud (au Nord de l'actuelle Médine), jusqu'au Delta du Nil au Sud-ouest. Pour se ménager le voisinage du Tétrarque de Galilée et de la Pérée, Hérode Antipas (4 av.J.C-39 ap.J.C), il lui offre sa fille Phasaelis en mariage. Quand ce dernier la répudie pour épouser Hérodiade (ou Hérodias) la fille d'Aristobule IV, qui avait auparavant été mariée à son frère Hérode Philippe I, Phasaelis fui vers son père. |
Paul de Tarse par Rembrandt - 1635 |
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Autre vue du Khazneh - Tombeau d'Arétas IV |
Selon les Evangiles, le Nouveau Testament, c'est la condamnation de ce mariage par Jean Baptiste, qui a conduit Antipas à le faire arrêter et ensuite mettre à mort. Ce divorce ajoute un grief personnel aux différents déjà important, entre Arétas IV et Hérode Antipas, sur leur territoire et la frontière entre la Pérée et le royaume Nabatéen. Le Roi Nabatéen veut défendre l'honneur de sa famille et attaque Antipas. Il envahit la Judée et marche avec son armée sur Machéronte et prend les territoires le long de la rive occidentale du Jourdain, y compris les zones situées autour de Qumran. Flavius Josèphe (ou Titus Flavius Josephus ou Josèphe ben Mattatias, historien Juif, 37-v.100), relie une bataille, qui se déroule au cours de l'hiver 36/37, avec la décapitation de Jean Baptiste, qui a eu lieu en même temps.
Cette guerre s'avère désastreuse pour Antipas qui fait alors appel à l'Empereur Romain Tibère (14-37). Celui-ci lui envoie le soutient du Gouverneur de Syrie qui attaque Arétas IV. Mais du fait de la mort de l'Empereur, en l'an 37, son action est abandonnée. En 39, Hérode Antipas est accusé par son neveu Hérode Agrippa I de complot contre le nouvel Empereur Romain Caligula (37-41). Celui-ci l'envoie en exil dans le Sud de la Gaule à Saint-Bertrand de Comminges. Arétas IV est aussi un grand bâtisseur, beaucoup de monuments de Pétra sont construits sous son règne dont le Khazneh que l'on suppose aujourd'hui être son tombeau, le théâtre, le Qasr-al-Bint, la plus part des grandes rues de la ville etc...). Son fils Malichos III lui succède et sa fille Shaqilat II (ou Shaqilath) épousera son frère. |
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Malichos III (ou Malchus, en arabe : مالك, Malik, 40-70 ap.J.C) monte sur le trône et d'entrée décide de mener une politique pro-Romaine. Au cours de son règne, la puissance Nabatéenne diminue et Nabata perd le contrôle de Damas. Lors de la révolte Juive de 66 à 70, Malichos III est allié de l’Empereur Titus (79-81), auquel il fournit un contingent de 5 000 cavaliers et 500 archers, lors de la prise de Jérusalem en 70. Après sa mort, le 20 octobre 70, sa femme et sœur Shaqilat II (ou Shaqilath), assure l'interrègne jusqu'à la majorité de son fils Rabbel II. Des Pièces de cuivre où elle est représentée avec son mari et d'autres avec son fils ont été mises au jour. |
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Drachme de Malichos III
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Rabbel II Sôter (70-106 ou ar-Rabil), surnommé "Celui qui fait vivre" et "Sauveur du peuple", titre qu'il se donnera lui même, est jeune lorsque son père décède et c'est sa mère Shaqilat II (ou Shaqilath) qui assure la Régence de 70 à 76. Son épitropos (Tuteur) ‘Inayshu, semble être son oncle maternel. Il sera le dernier Roi de l'Empire Nabatéen. Il transfère sa capitale pour des raisons économique de Pétra à Bosra (ou Bostra). Après sa mort, en 106, l'Empereur Romain Trajan (98-117) donne l'ordre au Gouverneur de Syrie Cornelius Palma de prendre possession de la région. Confronté pratiquement à aucune résistance, apparemment pas de combat, il conquiert le royaume Nabatéen. Le 22 Mars 106, Nabata est intégré à la nouvelle province Romaine d'Arabie (Provencia Arabia), qui s'étendait du Hauran jusqu'à la mer Rouge et Bosra reste la capitale provinciale, gouvernée par une hipparchie (Division de cavalerie) où entreront de nombreux Nabatéens. Cependant la manière exacte de l'annexion reste inconnue. De cette époque paraît dater la voie Romaine reliant Pétra à Jerash (ou Gérase ou Gerasa, en Jordanie). Trajan poursuit ses campagnes en Arabie et lance une expédition vers le grand Sud, Arabia Felix. Un des fils de Rabbel II, Arétas (ou Harthah ou Haritha ou Harétat) servira de guide aux légionnaires de la VIe légion Ferrata.
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Rabbel II et la Reine mère Shaqilat II |
Rabbel II meurt le 21 mars 106 et selon certains spécialistes il aurait eu un successeur, Malichos IV, le royaume de Nabata étant officiellement province Romaine à cette époque, ce Malichos IV (S'il a vraiment existé) n'aurait eut que des pouvoirs de Gouverneur tout au plus. Les archéologues ont retrouvé beaucoup d'inscriptions portant le nom de Rabbel II. Il était, comme ses prédécesseurs, Roi Prêtre et il servait lui-même en pagne pourpre ses pairs et dignitaires lors de banquets et autres repas sacrés. Marâ’nâ Rabbel II, comme l’appelaient ses fils sur une inscription, est inhumé dans l’un des tombeaux qu’il avait fait creuser dans la roche d’Arquem à Pétra. Il s'agit peut-être du tombeau dit "corinthien" ou selon d'autres spécialistes, plus probablement, le tombeau voisin dit "à étages" Palace tomb de 49 m x 49 m. |
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Rabbel II a deux épouses : - Gamilat (ou Gamilath) qui est également sa sœur, qui lui donne un fils, Abdath (Sources incertaines). - Hagru qui lui donne deux fils, Arétas (ou Harthah ou Haritha ou Harétat) et Petsâël et une fille Huldah. |
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Malgré un déclin dû à l'émergence de la route commerciale maritimes entre Myoshormus et Coptos sur le Nil, Pétra va rester un centre commercial cosmopolite. Soumis à la Pax romana, les Nabatéens perdent leurs habitudes guerrières et pastorales et deviennent un peuple pacifique voué au commerce et à l'agriculture. À partir de cette période la culture des Nabatéens se dissipera et disparaîtra. Le royaume aura été un rempart entre Rome et les hordes sauvages du désert. Un peu plus d'un siècle plus tard, pendant le règne de l'Empereur Alexandre Sévère (222-235), la monnaie Nabatéenne est abolie. Au IIIe siècle ap.J.C, les Nabatéens avaient cessé d'écrire dans leur langue. Le Christianisme pénètre en Nabatène vers le IVe siècle. Pendant ce temps, Palmyre a grandi en importance et a attiré le commerce d'Arabie loin de Pétra. |
Rabbel II et la Reine Gamilat |
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Il semble, toutefois, que la cité est résistée en tant que centre religieux. Elle fait désormais partie de l'Empire Byzantin et l'Empereur Dioclétien (284-305) y encourage, comme sur tout son territoire, la diffusion du Christianisme en construisant des églises. En 350, un évêque est nommé à Pétra. Il n'y eut plus de construction de somptueux tombeaux, apparemment en raison de l'invasion de la région par les Perses Sassanides. Un violent tremblement de terre frappe la Nabatène le 19 mai 363, endommageant des monuments et les aqueducs, paralysant le système de gestion de l'eau indispensable à la ville. Selon Cyrille, Évêque de Jérusalem, presque la moitié de la ville de Pétra fut détruite. La cité qui était déjà affaiblie depuis le début de la domination Romaine par la diminution de ses activités commerciales, n'est pas reconstruite et se vide lentement de ses habitants. Les nouveaux envahisseurs arabes, trouvent les derniers Nabatéens transformés en paysans (ou fellahun). Leurs terres sont réparties entre les nouveaux Byzantin vassaux des arabes Ghassanide et les arabes Himyarite vassaux Knidite.
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Pour plus de détails voir aussi : Les Nabatéens, la Civilisation - Pétra - Bosra |
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