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 Naxos

ORCHOMENE de Béotie

   Naxos (ou Naxus, en Grec : Naxos ou Νάξος) est une île Cité état Grecque de la mer Égée appartenant à l'archipel des Cyclades, dont elle est la plus grande île. Elle est colonisée par les Ioniens et est à son apogée au VIe siècle av.J.C sous le Tyran Lygdamis. Au Ve siècle elle fait partie de la Ligue de Délos (Confédération Athénienne) contre qui elle se révolte en 471. En 376, l’Athénien Chabrias y bât les Spartiates. L’île était réputée pour son marbre et son vin, dont elle vouait un culte au Dieu Dionysos. Naxos est située près de l'ancienne ville de Olous, au sommet d'une montagne appelée aujourd'hui Oxa où des ruines peuvent encore être trouvés.

 Porte d'un temple dédié à Apollon  

 

 

 

 

 

L'histoire.......

 

   Dans la mythologie Grecque, selon les légendes rapportées par le pseudo-Apollodore (Nom donné à l'auteur de la Bibliothèque, anciennement attribué à Apollodore d'Athènes, IIe siècle av.J.C), l'île est le lieu où Thésée (Fils d'Égée ou de Poséidon) se réfugie après avoir tué le Minotaure. Il y abandonne Ariane (Fille du Roi de Crète Minos et de Pasiphaé), qui est recueillie le lendemain par le Dieu Dionysos et emmenée ensuite à Lemnos (Île du Nord-est de la Mer Égée).

  

   Dans une autre version rapportée par Homère (Poète, fin du VIIIe siècle) dans L'Odyssée (XI, 321–325), la Déesse Artémis tue Ariane à "Dia, l'île baignée des flots", endroit que Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur Grec, v.90-v.30) assimile à Naxos, mais qui est plus probablement l'actuelle Dia (Île au Nord de la Crête). Naxos est habitée avant 2000 et elle est ensuite colonisée par les Ioniens à l'époque archaïque. Elle devient rapidement prospère.

 

                                                                                       Elle est à son apogée aux VIIe et surtout dans la deuxième moitié du VIe siècle, notamment sous le Tyran Lygdamis (En Grec : Lygdamis). Il appartenait à la noblesse et il aide l'Athénien Pisistrate (560-527) dans sa deuxième conquête d'Athènes en 538. Celui-ci qui avait établit des colonies militaires sur l'Hellespont afin de contrôler la route pour l'approvisionnement en blé et le commerce Égéen, avait aussi conquis les Cyclades, Délos et Naxos où il porte au pouvoir Lygdamis. (Il ne faut pas le confondre avec les Lygdamis I ou II, Rois d'Halicarnasse). Sous son règne l'île domine toutes les Cyclades.

 

   Naxos offre le sphinx dit "des Naxiens" à Delphes et les célèbres lions à Délos. Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) dit qu'à cette époque, l'île surpasse toutes les autres en prospérité (Enquêtes, V, 28). En 527, une expédition Perse est montée contre les Cyclades, avec à sa tête le Tyran de Milet Aristagoras (494- ?), mais le siège contre Naxos échoue. En 491, pendant la Première Guerre Médique, les Perses de Darius I (522/521-486) vont faire une deuxième tentative pour envahir Naxos, qui est prise par le général Datis (Général Mède aux ordres de Darius I). La ville et les temples sont incendiés et les habitants qui n'ont pas pu fuir sont réduits à l'esclavage.

 

   À la bataille de Salamine, en septembre 480, les Naxiens trahissent les Perses et livrent quatre trières aux Grecs. Après la victoire, ils entrent dans la Ligue de Délos (Confédération Athénienne), mais très vite l'île se rebelle contre l'impérialisme Athénien. En 471, elle tente de sortir de la Ligue et reprendre sa liberté, mais la ville est assiégée, vaincue et asservie par Athènes. Les Athéniens enverront plus tard des clérouques (Colons) dans l'île (Cinq-cents en 443). En 338, Naxos est conquise par les Macédoniens. Elle suivra ensuite la destinée de la région et en 166 elle sera prise par les Romains qui l'incluront dans leur Empire.

 

 

Temple de Déméter

 

 

 

 

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Orchomène   de  Béotie

ORCHOMENE d'Arcadie

  

   Orchomène (ou Orkhómenos, en Grec : Orkhómenos) est le nom de plusieurs Cités États Grecques et en particulier d'une cité de Béotie, au Nord de la plaine du lac Copaïs (ou Copaïde). C'est l'une des plus belles et des plus agréables de cette province. Dans la légende elle fut la capitale des Minyens (Race légendaire de héros dont la branche principale, d'après l'Iliade, vivait à Orchomène, IL.II,511). Pausanias (Géographe Grec, v.115-v.180.) dit qu'elle porta d'abord le nom de Minyée, ce qui est confirmé par Pline le Jeune (Caius Plinius Caecilius Secundus, écrivain et homme politique Romain, 61-v.114, liv. IV. ch. viij) qui la nomme Orchmenus Minyoeus antea dictus.

 

   La cité s’opposa toujours à la suprématie de Thèbes en Béotie, mais cette dernière réussira à l'éclipser. Orchomène fut le siège du culte des Charites (Assimilées aux trois Grâces par les Romains, qui sont des Déesses personnifiant la vie) où un temple leur était dédié, qui passe pour un des plus anciens de toute la Grèce. C'est encore à Orchomène qu'était la fontaine Acidalie où les Charites venaient se baigner. Il ne faut pas confondre l'Orchomène de Béotie avec l'Orchomène d'Arcadie près de Mantinée. Homère (Poète, fin du VIIIe siècle), avant Pausanias, les a très bien distinguées. Il caractérise cette dernière dans l'Iliade (B.v.606) par le qualificatif de "riche en troupeaux". Orchomène d'Arcadie, que Pline le Jeune (liv.IV. ch.vj) appelle Orchomenum, se situait près du lac de Phénée, à l'Est du fleuve Ladon.

   

 

                            L'histoire.......     

   Orchomène est située à l'embouchure d'une rivière dans laquelle finissait l'Hippocrène (Lieu de prédilection des Muses) dans les écrits des poètes. Le site est peuplé dès l'époque néolithique. Il devient particulièrement important lors de l'époque Mycénienne et les dirigeants étaient enterrés dans de magnifiques tombes, connues sous le nom de trésor de Minyas quand Pausanias la visita au IIe siècle ap.J.C. La richesse d'Orchomène venait de la fertilité de la plaine du Copaïs, après le drainage du lac. Son déclin est évoqué dans un mythe : Héraclès, héros de la cité rivale de Thèbes, aurait détruit le système de drainage et inondé la plaine. La cité va connaître un son apogée au VIIe siècle.

    

   Plus tard Orchomène fera partie de la Ligue Béotienne (ou Confédération Béotienne) dissoute après la bataille de Platées (479), perdue par les Thébains, du fait de leur alliance avec les Perses. En 364, la cité est détruite par Thèbes qui la supplantera sur toute la Béotie. Elle sera reconstruite par le Roi de Macédoine Philippe II (359-336). C'est à Orchomène que le général de l'armée Romaine Sylla, dans sa guerre contre le Roi du Pont Mithridate VI (120-63), alors que ses troupes l'abandonnaient, rassura ses soldats et leur redonna du courage. Il s'arrêta seul et leur dit :

"Enfants, au moins de retour chez vous, quand on vous demandera où vous avez laissé votre général, n'oubliez pas de dire que c'est à Orchomène".

Il arrêta par cette phrase les déserteurs et gagna la bataille contre l'armée de Mithridate VI.

 

 

 

Buste de Sylla, Glyptothèque de Munich

   

 

 

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Orchomène  d'Arcadie

Sicyone

 

   Orchomène (ou Orchomenum ou Orchomenus ou Orkhómenos, en Grec : Orkhómenos) est le nom de plusieurs Cités États Grecques et en particulier d'une cité d'Arcadie près de Mantinée. Homère (Poète, fin du VIIIe siècle, Il. ii. 605), avant Pausanias  (Géographe Grec, v.115-v.180.), les a très bien distinguées. Il caractérise cette dernière dans l'Iliade (B. v. 606) par le qualificatif de "riche en troupeaux". Thucydide (Homme politique et historien Athénien, v.460-v.395) l'appelle Orchomenus.

 

Principaux Rois d'Orchomène d'Arcadie

 

Rois d'Orchomène

  Orchomène d'Arcadie, que Pline le jeune (liv. IV. ch. vj) appelle Orchomenum, se situait près du lac de Phénée, à l'Est du fleuve Ladon. Ses ruines se trouvent à proximité de la ville moderne de Kalpaki. Il ne faut pas confondre avec l'Orchomène de Béotie qui se situait au Nord de la plaine du lac Copaïs (ou Copaïde). La cité était entourée de tous les côtés par des montagnes. La plaine où elle se trouvait était bordée : Au Sud par des collines basses, appelées Anchisia, au Nord par une grande chaîne, appelée Oligyrtus et enfin à l'Est et à l'Ouest par deux chaînes parallèles (Qui n'avaient aucun nom spécifique dans l'Antiquité). La plaine avait un accès réduit par un étroit ravin entre deux collines. La colline de l'Ouest était appelée Trachy (En Grec : Τραχύ) dans l'Antiquité, à l'Ouest du sommet de la montagne se trouvait l'acropole d'Orchomène. Elle s'élevait à près de 900 m de hauteur. Elle ressemblait à la forteresse Messénienne d'Ithômé.

 

 

 

Ruines du stade d'Orchomène

 

 L'histoire.......

 

    Par sa situation et son histoire légendaire, nous pouvons en déduire qu'Orchomène était une des plus puissantes cités d'Arcadie. Pausanias (Géographe Grec, v.115-v.180- Livre VIII. 3. § 3) rapporte que la ville a été fondée par un héros éponyme, le fils de Lycaon (Roi d'Arcadie qui était réputé pour son mépris des Dieux). Mais la tradition veut que ce soit à la mort d'Arcas (Fils de Zeus et de Callisto et Roi éponyme d'Arcadie) où la région fut partagée entre ses trois fils, qu'un de ceux-ci, Elatus, obtint en part Orchomène. Héraclide du Pont (Ponticus Heraclides, 388-315, philosophe Grec Platonicien) nous avance que les Rois d'Orchomène auraient régné sur presque toute l'Arcadie. Pausanias donne aussi une liste des Rois d'Orchomène, qu'il représente en même temps comme Roi d'Arcadie.    

 

   L'un de ces Rois, Aristocratès I (ou Aristacratos, en Grec : Aristocratos, VIIe siècle), fils d'Aechmis, est lapidé à mort par le peuple pour avoir violé la vierge prêtresse d'Artémis Hymnia. Son fils Hicetas lui succède, puis le fils de celui-ci Aristocratès II (v .650-v.600 ?). Au cours de la Deuxième Guerre de Messénie Aristocratès II trahit les Messéniens, lors de la bataille de la Fosse, au profit des Spartiates. Il sera lapidé comme son grand-père. Il semble avoir été le dernier Roi d'Orchomène, qui régna sur l'Arcadie, la royauté sur toute la région étant sûrement supprimée, mais sa famille n'a pas été privée du royaume d'Orchomène, puisque comme il est indiqué dans certaines sources, nous trouvons son fils Aristodème présenté comme Roi de la ville. (Pausanias. Livre VIII. 5; Polybe. Livre IV. 3; Héraclide du Pont. Lc). Selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425- Enquête VIII. 102), lors des Guerres Médiques (499-479) Orchomène envoie 120 hommes à la bataille des Thermopyles en 480 et 600 à celle de Platées en 479 (ix. 28).

 

   Pendant la Guerre du Péloponnèse, les Spartiates déposent à Orchomène les otages qu'ils avaient pris en Arcadie. Les murs de la ville étaient alors dans un état de délabrement important et quand les Athéniens et leurs alliés du Péloponnèse avancent, en 418, contre la ville, Orchomène n'oppose pas de résistance et remet les otages. À partir de cette époque la cité perd son importance politique, mais compte tenu de sa situation géographique, sa possession va être fréquemment l'objet de conflits entre les pouvoirs de l'époque. Après la guerre entre le Régent de Macédoine Polyperchon (319-317/316) et Cassandre (Roi de Macédoine de 301-297) elle tombe, en 313, dans les mains de ce dernier. Orchomène épouse ensuite le parti de la Ligue Étolienne (Constituée au IVe siècle, elle atteignit sa plus grande expansion en 226) mais elle est prise par le Roi de Sparte Cléomène III (235-219). Elle est ensuite reprise par le Roi de Macédoine Antigonos III Dôson (229-221), qui pille la ville et y place une garnison. La cité suivra alors l'histoire de la région et passera aux mains des Romains.

       

   Pausanias lors de sa visite à fait une description des vestiges de la ville. Il mentionne : Une source abondante, les temples de Poséidon et d'Aphrodite avec des statues de pierre et plusieurs morceaux de colonnes en marbre blanc, des tumuli principalement composés de pierres. Près de la ville une statue en bois d'Artémis est enfermée dans un grand cèdre, elle est appelée "Cedreatis". Quand au XIXe siècle William Smith a visité le site, la vieille ville sur le sommet de la montagne était en ruines et il ne restait que quelques vestiges de l'agora et des remparts de la ville, mais au pied de la Montagne une petite ville est encore habitée, le village moderne de Kalpaki. Sur le territoire d'Orchomène, mais jouxtant celui de Mantineia, sur le versant Nord du mont. Anchisia, était le temple d'Artémis Hymnia, qui était tenu en haute vénération par tous les Arcadiens depuis les temps les plus reculés. Son site est probablement indiqué aujourd'hui par une chapelle de la Vierge Marie. 

 

 

 

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   Sicyone (ou Sikyôn, en Grec : Sikyôn ou Σικυών) est une Cité-État de l’Arcadie (Péloponnèse) située sur un plateau, sur le golfe de Corinthe. La cité est réputée pour être l'une des plus anciennes de Grèce. Elle était connue sous les noms d'Égialée (ou Ægialée), puis de Méconé. Son héros éponyme, Égialée, est selon Pausanias (Géographe Grec, v.115-v.180.) un autochtone de la région de Sicyone qui a trois fils, Europs, Europs Telchis et Telchis Apis et selon le pseudo-Apollodore (Nom donné à l'auteur de la Bibliothèque, anciennement attribué à Apollodore d'Athènes, IIe siècle av.J.C), il est le fils du Dieu d'Argolide Inachos et de l'Océanide Mélia et le frère de Phoronée.  

                             L'histoire.......

 

Tyrans de Sicyone

 

Tyrans de Sicyone

    Sicyone est fondée par les Ioniens au XXe siècle. Elle est prise ensuite lors de l'invasion des Doriens et passe sous tutelle d'Argos. Elle est prospère et atteint son apogée sous la Tyrannie des Orthagorides (Dynastie des Orthagoras) de 670 à 510, qui était une lignée de Tyrans anti-Doriens. La cité comptait quatre tribus, trois d’origine Dorienne et une regroupant les anciens habitants Achéens. Profitant de l’hostilité entre ces tribus, Orthagoras (En Grec : Orthagoras) réussit à prendre le pouvoir et fonde la dynastie des Orthagorides. Parmi ceux-ci figurait Clisthène (ou Klisthène, en Grec : Klisthène, 601-570) qui sera le grand-père de Clisthène qui réformera Athènes. Il était le fils de Myron II. Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) l'évoque dans ses Histoires (Enquête - livre V).

 

   Il va chercher à établir une réforme démocratique. Pour ce faire il souhaite chasser Adraste, héros de la ville et il consulte la Pythie de Delphes pour obtenir son accord, mais celle-ci, hostile au régime des Orthagorides, lui répond : "Qu'Adraste était le Roi de Sicyone et lui un misérable à lapider". Contre l'avis de la Pythie Clisthène remplace le culte à Adraste par celui à Mélanippos, autre héros, qui était l'ennemi juré d'Adraste. Sa fille Agariste (ou Agaristes) épouse Mégaclès I d’Athènes. Il aurait organisé un concours pour donner la main de sa fille. Les deux principaux concurrents étaient l'Alcméonide Mégaclès I et Hippoclides. Hippoclides s'étant ridiculisé en dansant en état d'ivresse, c'est Mégaclès qui obtint le "trophée".

 

     Vestige du temple

 

                                                       

 Lysippe de Sicyone

 

   Sicyone devient un grand centre culturel, notamment dans le domaine de la sculpture. Ses ateliers de bronze et de céramique étaient très réputés. Son école de sculpture forma tout au long de l'Antiquité de grands artistes comme Lysippe (Sculpteur et bronzier, 395-305), Polyclète (sculpteur Grec du premier classicisme, Ve siècle) et Scopas (Sculpteur et architecte, 420-330). La prospérité de la ville va perdurer jusqu'à la fin du VIe siècle. La cité tombe à cette époque sous la domination de Sparte.

 

    Elle participe alors à la Ligue du Péloponnèse contre Athènes, dans la Guerre du Péloponnèse, mais elle sera prise par les Thébains en 369. Plus tard, en 303, sous son Tyran Cléon, fondateur de la Dynastie des Aristratos, elle est détruite par le Roi de Macédoine Démétrios I Poliorcète (294-287). Elle est rebâtie non loin de là, mais de nouveau détruite par un tremblement de terre en 23 ap.J.C.

 

                                                                                                                                                                       

 

 

 

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