Les Assyriens - Le Premier Empire

Les Assyriens 

Second  Empire  Assyrien 

ou  Empire  néo-Assyrien  de  912  à  609

Les Assyriens - Apogée et chute

 

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 Pour plus de détails voir aussi : - L'Empire paléo-Assyrien  

                                    - Le Premier Empire 

                                    - Apogée et chute de l'Assyrie

                                    - Les capitales Assyriennes

 

    

 

 

 L'histoire.......  

Liste des Rois d'Assur et Empereurs d'Assyrie

 

Empereurs d'Assyrie

 

   Adad-Nirâri II (ou Adad-Nerari "Adad est mon secours", 912-891) est le premier souverain de cette période. Il est fils d'Assur-Dan II. Il est généralement considéré comme le premier Empereur d'Assyrie de la période néo-Assyrienne. Il veut restaurer l'Empire Assyrien, menacée par les Araméens et va faire campagne à de nombreuses reprises contre les ennemis de l'Assyrie. Il soumet les cités Araméennes du Tigre, du Khābūr (ou Habur, actuelle Haut Djézireh) et des monts Kashiari. D'anciennes cités Assyriennes de la Jazirah sont reprises. Puis, il conquiert une grande partie de l'Ourartou. Il lance ensuite une offensive en Babylonie où régnait Shamash-Moudammiq (Shamash-Mudammiq, 942-900) qui venait de subir une attaque des Élamites. Le Roi de Babylone suivant, Nabu-Suma-Ukin I (ou Nabû-Shumi-Ukin, 900-888) contre-attaque, mais il est vaincu aussi par Adad-Nirâri II.

 

   Au Sud, il prend les villes de Kadmuh et Nisibin. Il se réconcilie ensuite avec Nabu-Suma-Ukin I avec qui il passe un traité de paix aux termes duquel Adad-Nirâri II épouse la fille du Babylonien et lui donne en échange sa propre fille. Ce traité inaugure un protectorat Assyrien sur la Babylonie qui durera deux siècles. De ses activités de bâtisseur, on sait qu'il construit ou restaure plusieurs portes et palais à Assur. Son fils Toukoulti-Ninourta II (ou Tukulti-Ninurta, 891-884) lui succède et comme lui à un tempérament de conquérant. Il va maintenir les conquêtes et il reconstruit la muraille d'Assur. Il effectue une grande tournée dans les territoires récemment reconquis par son père, exigeant à chaque ville le versement du tribut, afin de stabiliser ses acquis. Il rançonne notamment les Mosques (Mushki, ou Moushkis) et le Naïri. Il meurt avant d'avoir eu le temps d'agrandir significativement son royaume.

   Assur-Nasirpal II (ou Ashurnasirpal ou Aššur-Nâsir-Apli "Assur est le tuteur de l'héritier", 884-859), le fils de Toukoulti-Ninourta II arrive sur le trône. Il passe pour un souverain sanguinaire et il est célèbre pour les supplices et mises a mort qu'il infligeait aux populations vaincues. Grâce à ses conquêtes, il ajoute de nouveaux territoires à l’empire. Il dirige des campagnes victorieuses contre les Mosques (ou Mushki) du Taurus et les États néo-Hittites Araméens du Nord de la Syrie, dans le territoire de ce qui est aujourd'hui le Liban. Il force le passage de l'Euphrate et rançonne les riches cités néo-Hittites, Araméennes et Phéniciennes. Le tribut imposé aux habitants de Tyr, Sidon, Byblos, Mahallata, Kaiza, l'Amourrou, est énorme. Il est constitué d'or, d'argent, d'étain, de cuivre, de vêtements de lin, d'ébène, d'ivoire etc...

 

   Dans un texte Assur-Nasirpal II mentionne Chypre comme île soumise démontrant que les armées Assyriennes n'étaient pas arrêtées par la mer. Il met fin violemment à une rébellion dans la ville de Bit-Suru. Il est également un habile administrateur, il réalise qu'il pouvait exercer un contrôle accru sur son Empire en installant des dirigeants locaux plutôt que des gouverneurs dans les régions conquises. À l'aide d'esclaves capturés lors de ses campagnes, il construit une nouvelle capitale sur les ruines de l'ancienne Kalkhû (ou Nimrud ou Kalhu ou Kalwakhum ou Kalakh), à environ 35 km de Ninive, où il fait ériger de nombreux monuments impressionnants.

 

   Un de ceux-ci, le palais est achevé en 879. Ses murs étaient ornés de bas-reliefs en albâtre sculptés. Ils représentaient de nombreux portraits du souverain entouré d'ailes protectrices ou à la chasse ou à la campagne. Ils étaient complétés de textes sur chaque relief.

 

Buste d'Assur-Nasirpal II

   Les inscriptions commençaient par retracer la lignée d'Assur-Nasirpal II sur trois générations et relataient ses victoires militaires. Elles indiquaient aussi les limites de son empire et racontaient comment il avait fondé Kalkhû et construit le palais. L'archéologue Britannique, AH.Layard a fouillé le site de Kalkhû en 1840. Aujourd'hui, beaucoup de reliefs provenant des fouilles, ornent les galeries du British Museum, à Londres, avec quelques autres exposées dans des musées en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. Assur-Nasirpal II épouse Milisu (ou Mulisu) et a un enfant Salmanasar III qui lui succède.

 

   Salmanasar III (ou Shalmaneser ou Salmanazar ou Shoulman-Asharid ou Šulmānu-Ašarēdu "Le dieu Shulmanu est prééminent", 859-824) lui aussi va être un grand guerrier. Son long règne est une constante série de campagnes contre les tribus orientales, les Babyloniens, les nations de la Mésopotamie et de Syrie, ainsi que le Kizzuwatna (Cilicie) et l'Ourartou. Son armée atteint le lac de Van à l'Est et les monts Taurus au Nord-ouest et au Sud jusqu’à Damas où il entre en conflit avec les royaumes Araméens de Syrie. Il entreprend de lever un tribut régulier dans toute la Syrie, il annexe le Bit Adini (Royaume Araméen) puis il soumet les cités néo-Hittites jusqu'au Taurus, dont Karkemish, qui sont contrainte de lui rendre hommage.

 

   Il attaque la Syrie centrale et les royaumes d'Hamath (ou Hama, ville sur les rives de l'Oronte dans le centre de la Syrie) et Aram-Damas. En Babylonie, déjà soumise, le Roi Marduk-Zakir-Shumi I (855-819), manque d'être renversé par son frère. Il fait alors appel à Salmanasar III pour résoudre la situation. Celui-ci l'aide à mater la rébellion et garder son trône. Il poursuit même son offensive vers le Sud, pillant les tribus Chaldéennes. En 853, Salmanasar III a à faire face à une grande coalition de 11 Rois formée par les royaumes : D'Égypte, d'Arwad (ou Aradus ou Arados ou Arvad ou Arpad ou Antioche en Pieria ou île de Ruad), du Roi Ammonite Ba'sa (ou Baasa), du Roi Irhuleni d'Hamath, du Roi d’Israël Achab (873-852), du Roi de Tyr Baal-Ezer II (ou Badezor ou Badezir ou Balbazer, 863-829) et d'autres États voisins, sous la direction du Roi Hadad VI (ou Hadadézer ou Ben-Hadad II, 880-842) de Damas. Salmanasar III ne peut faire face, il est arrêté à Qarqar (ou Karkar) lors d'une bataille, la même année.   

   Bas relief représentant Jéhu, Roi d'Israël qui s'incline devant Salmanasar III  

  

   Cependant, l'Assyrien persévère dans ses tentatives de prendre le royaume d'Israël et la Syrie. D'autres batailles vont suivre en 849 et 846. En 842, il lance une campagne contre le nouveau Roi de Damas Hazaël (842-796) et son fils Hadad VII (ou Hadadezer ou Ben-Hadad II, 796-766) forçant ce dernier à se réfugier à l'intérieur des murs de sa capitale, mais Salmanasar III ne parvient pas à prendre Damas. Il dévaste alors le royaume d'Israël du Roi Jéhu (842-815), dont les ambassadeurs sont représentés sur l'obélisque noir actuellement au British Museum, ainsi que les villes Phéniciennes et une partie du royaume de Juda de la Reine Athalie (841-835). En 836, l'Assyrien envoie une expédition contre les Tibareni (Tabal) qui est suivi, en 832, d'une autre contre la Cappadoce, puis contre l'Ourartou.

 

   Le butin de ses campagnes permet d'embellir Kalkhû (ou Nimrud ou Calah), qui est devenue "Ville demeure du Roi" et il y construit un palais et laisse plusieurs éditions des annales royales où son enregistrées ses campagnes militaires, dont la dernière qui est gravée sur l'obélisque noir de Kalkhû. Il s’ensuit une période de crise qui arrête l’expansion de l’empire Assyrien et la fin du règne de Salmanasar III est marquée par une guerre civile. En 831, Salmanasar III avait remit le commandement de ses armées au Tartan (ou Turtānu, commandant en chef) Dayyan-Assur, mais six ans plus tard, Ninive et d'autres villes (27 selon des inscriptions) se révoltent contre lui, avec à leur tête son fils aîné, Assur-Danin-Pal.

 

  Limite  de  l'Empire  d'Assyrie  en  824

 

  

Nicomédie et la Bithynie Hattousa Gordion Phrygie Xanthos Arzawa Tarse Karkemish  Harran  (Carrhae) Alep Ougarit Byblos Tyr Damas Syrie- Palestine Samarie Jérusalem Israël Juda Egypte Saïs Edesse (Urfa) L'Ourartou Tushpa Ninive Kalkhû (Nimrud) Assur Eshnunna Babylone Ourouk Ur  (Our) Larsa Mari Terqa La Médie Ecbatane L'Elam Suse Chypre Emar Milid Ascalon  (Ashkelon)

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de villes ou régions

 

   La guerre civile continue pendant deux ans et en 823 la rébellion est enfin écrasée par Shamshi-Adad V (ou Samsi-Addu, 824-810 et Roi de Babylone de 812-811), un autre fils de Salmanasar III qui soutenait son père et qui lui a succédé. Lors de son règne Shamshi-Adad V voit ses pouvoirs s'amoindrir petit à petit. Cette faiblesse continue de se répercuter dans le royaume et la petite noblesse ne cesse de se révolter contre le régime. Durant cette période les gouverneurs des provinces se comportent en souverains indépendants. Ces rébellions dureront jusqu'en 746. Lors d'une campagne de Shamshi-Adad V dans le Sud de la Mésopotamie, il signe un traité avec le Roi de Babylone Marduk-Zakir-Shumi I (855-819). Il doit aussi affronter les Mèdes et les Perses pour assurer l'approvisionnement de son armée en chevaux et faire face aux menaces de l'Ourartou. L'Assyrie perd une grande partie de ses zones d'influence au Nord-est, au profit

 

de l’Ourartou qui contrôle les routes commerciales et les états vassaux dont l’Assyrie dépend en matière de main d’œuvre et d’approvisionnement en métaux et chevaux. En 813, Shamshi-Adad V se tourne vers le Sud et attaque à Babylone le fils et successeur de Marduk-Zakir-Shumi I, Marduk-Balatsu-Iqbi (ou Marduk-Balassu-Iqbi, 819-813). L'Assyrien est vainqueur et vient à bout du Roi Babylonien. Un autre Babylonien nommé Bab-Aha-Iddina (ou Baba-Ah-Idin ou Bau-Akh-Iddin, 813-812) tente de mener la résistance contre l'Assyrie, mais en 812, il est vite vaincu par Shamshi-Adad V. Ce dernier se fait alors couronner "Roi de Sumer et d'Akkad" afin de verrouiller cette partie de son empire. Il épouse Sammuramat (ou Samu-Ramat ou Shammuramat identifiée par certains spécialistes avec la mythique Samiramis ou Sémiramis) et son fils Adad-Nirâri III lui succède.

 

 

   Adad-Nirâri  III (ou Adad-Nerari ou Adad-Nêrârî "Adad est mon aide", 810-782) est très jeune lorsqu'il hérite du pouvoir et sa mère Sammuramat (ou Samiramis ou Sémiramis) est régente pendant cinq ans jusqu’à ce qu’il soit en âge de régner. Elle va avoir du mal à lutter à la hauteur des ambitions de pouvoir de la plupart des hauts officiers, des gouverneurs et les dirigeants locaux. Selon les inscriptions de Adad-Nirâri III, il a dirigé plusieurs campagnes militaires dans le but de retrouver la force dont jouissait l'Assyrie à l'époque de son grand-père, Salmanazar III.

 

   Selon le canon éponyme, il fait campagne dans toutes les directions jusqu'à la dernière année de ses 28 ans de règne. Il conquiert les Royaumes Araméens de l'Ouest. En 796, il tient le siège de Damas défendue par son Roi Hadad VII (ou Ben-Hadad III, 796-766) qui se soumet, ce qui entraînera l'éclipse du royaume Araméen de Damas. Il permet le rétablissement du royaume d'Israël sous ses Rois : Joas (ou Jehoash, 804-790) et Jéroboam II (790-750) qui doivent payer un tribut à l'Empereur Assyrien en échange de leur semi-liberté.

 

    Il doit aussi lutter contre la montée en puissance des Mèdes en Perse. À la fois Roi de Babylone (810-783), il est soutenu par les Babyloniens pour lutter contre cette nouvelle force. Adad-Nirâri III mène également trois campagnes dans le Taurus et six dans le Nord-ouest Iranien pour se défendre de l’expansionnisme de l'Ourartou. Il est le bâtisseur du temple de Nabu à Ninive. En dépit de la vigueur d'Adad-Nirâri III, l'Assyrie entre, après sa mort, dans une longue période de plusieurs décennies de faiblesse. Il a trois fils (ou quatre selon les spécialistes) qui vont lui succéder.

 

 

Stèle représentant Adad-Nirâri III entouré d'un texte religieux - Ninive

 

    Le premier est Salmanasar IV  (ou Shalmaneser ou Salmanazar, 782-773). Il y a très peu d'informations à propos de son règne qui ont survécu. Selon le canon éponyme, il a dirigé plusieurs campagnes contre l'Ourartou. Son pouvoir a été fortement limitée par l'influence croissante des hauts dignitaires, en particulier celle de Shamshi-t II (ou Šamši-t), qui était alors commandant en chef de l'armée. Son frère Assur-Dan III (ou Aššurdān ou Assourdan, 773-755) lui succède. Il règne à une période difficile pour la monarchie Assyrienne. Selon le canon éponyme, en 765, l'Assyrie est frappé par une épidémie de peste. En 763 une révolte éclate à Assur, Arrapha et Guzana (Tell Halaf), qui va  durer jusqu'en 759, date  à  laquelle  le  pays

 

doit subir un tremblement de terre. Son frère Assur-Nirâri V (ou Assur-Nerari ou Ashur-Nirari, 755-745) arrive au pouvoir. Il hérite de la situation difficile de son prédécesseur. Selon le canon éponyme, Assur-Nirâri V est obligé de rester quatre ans de suite "dans la terre". Il était d'usage pour un souverain Assyrien que chaque année il effectue une campagne. Cette indication pourrait signifier que la royauté avait été sérieusement affaiblie. Cependant, fin de l'an 4 et début de l'an 5 de son règne il aurait fait une expédition à Namri et contre Arpad en Syrie qui aboutit à un traité d’alliance. En 746 une révolte éclate à nouveau et l'année suivante Téglath-Phalasar III est porté sur le trône. (Voir Apogée et chute).

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour plus de détails voir aussi : - L'Empire paléo-Assyrien  

                                   - Le Premier Empire 

                                   - Apogée et chute de l'Assyrie

                                   - Les capitales Assyriennes

 

 

 

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