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Athènes (ou Athênai, en Grec :
Athënai
ou Aθhναι), dominant la plus riche des plaines de l'Attique, est au début
limitée au rocher escarpé de l’Acropole. Des traces d'occupation du site sont
attestées dès le néolithique à cet emplacement (Sûrement par les Pélasges), sous
la forme d'un petit fort. Cécropia, la future Athènes va s'organiser en cité et réalise avec Thésée l’unification
de l’Attique. À ce regroupement s’ajoute l’arrivée de réfugiés, fuyant devant l’invasion Dorienne, notamment des
Ioniens et des
Mycéniens.
Cette population, diverse s'unifie autour du Démos. Ce dernier est en fait une communauté où tous
les membres vivent sur un domaine qui est propriété collective et inaliénable.
Vers 1400 la ville devient un centre important de la civilisation
Mycénienne.
Au contraire des autres villes
Mycéniennes,
comme Mycènes et
Pylos, Athènes n'est ni pillée,
ni laissée à l'abandon lors de l'invasion des Doriens, vers 1200. Cependant elle
sombre un peu dans l'oubli, redevenant une petite place fortifiée. On compte officiellement la fondation de la
ville même d'Athènes vers 800, par le synœcisme (Communauté de maisons) de plusieurs villages, eux
aussi partiellement préservés des invasions des Doriennes.
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Maquette de l'Acropole
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D'où, d'après Thucydide
(Homme politique et historien Athénien, v.460-v.395), le nom Athènes toujours au pluriel parce que à l'origine,
c'était un groupe de villages. Selon la légende, c'est Thésée qui dirigea cette l'unification de
l'Attique. Athènes va vite tirer parti de sa forteresse naturelle, l'Acropole et les Athéniens vont pouvoir résister aux
hordes de pillards qui ravageaient la région. De ce fait la cité devient rapidement un important centre du
monde Grec. Un autre motif de son rapide développement est son accès à la mer qui est un avantage certain sur ses rivales,
les cités de Thèbes et
Sparte.
À cette époque Athènes est une cité-État gouvernée par des Rois.
Ces derniers étaient à la tête des Eupatrides "les bien nés", dont le gouvernement se composait
d'un conseil qui se réunissait sur la colline d'Arès, l'Aréopage. Ce conseil élisait les représentants de
la ville, les Archontes et Polémarques. Les Archontes seront des Archontes perpétuels de 1068 jusqu'en 753,
puis verront leur fonction réduite à une durée de dix ans jusqu'en 683 où sera créé la
fonction d'Archonte annuel qui perdurera jusqu'en 301.
L'histoire.......
Au VIIIe siècle Athènes soumet d'autres villages
de l'Attique et crée l'État le plus grand et le plus riche du continent Grec dans lequel, cependant, un très
grand nombre de personnes sont exclues de la vie politique par les nobles. Au VIIe siècle le mécontentement
social va prendre de l'ampleur. En 621, l'Aréopage élit comme Archonte annuel, Dracon
(ou Drákôn, en Grec : Drákôn
ou Δράκων) qui appartenait à la classe des Eupatrides.
Il avait pour mission de rédiger un nouveau code juridique, censé être plus strict à l'égard des fauteurs de trouble.
Il sera le concepteur du 1er code civile Athénien, le thesmoi
(En Grec : θεσμόι). Pour que personne ne l'ignore, celui-ci est affiché sur
des panneaux de bois (En Grec : άξονες) et sur des stèles : Les bétyles
(Météorite, dans laquelle les anciens voyaient la manifestation d'une divinité, tombée du
ciel. Les bétyles étaient ordinairement l'objet d'un culte).
Ce code apportait plusieurs innovations majeures : Le droit était désormais écrit,
au lieu d’être oral, donc tous ceux qui avaient appris à lire étaient supposés le connaître. La loi sur l'homicide
faisait la distinction entre le meurtre, volontaire et l’homicide, involontaire. Toutefois, les spécialistes ne
sont pas unanimes sur l'existence de cette première constitution. Malgré ces nouvelles lois, dont la dureté devait
rester légendaire (D'où l'adjectif actuel draconien) et la nomination de six Thesmothètes
(Gardiens de la loi écrite) qui vinrent renforcer le collège des Archontes, la crise s'amplifia encore.
Tout le monopole politique et économique des grandes familles, les Eupatrides, n'était en rien attaqué, les
Archontes étant toujours tous issus de ce milieu.
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Démos
Le terme Démos "classes
inférieures" signifie aussi "le peuple comme un ensemble". La réforme de
Clisthène supprime le pouvoir régional des familles en créant un corps civique,
l'assemblée du peuple "le démos" qui exerce le pouvoir dans le cadre d'une
assemblée appelée l'Ecclésia.
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L' Acropole
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Athènes est en pleine crise politique et
sociale lorsque les adversaires arrivent à un consensus et élisent, en 594, en tant qu'arbitre, au
poste d'Archonte, Solon (En Grec :
Solon, 640-558). Lui aussi va être un grand législateur et sera l'auteur d’une nouvelle constitution qui
confirmera les lois Draconiennes. Solon appartenait à la classe des propriétaires terriens.
Il était soutenu par
ces derniers, mais aussi par les artisans et les commerçants. Il est choisi par les Athéniens pour sa sagesse et
sa droiture afin de réformer l'État. Il se fixe alors pour objectif de rétablir la paix dans une cité déchirée
par les querelles intestines (Stasis). Ses réformes ne vont malheureusement pas
résoudre les difficultés économiques, qui amèneront des dissensions politiques,
puis la tyrannie à Athènes et enfin son exil. Dans ses grandes réformes il
avait : Effacé les dettes, déclaré l'abolition de l'esclavage pour dettes, les
débiteurs vendus comme esclaves furent rachetés et ceux qui s'étaient enfuis à
l'étranger purent rentrer à Athènes. Il avait supprimé la contrainte par corps pour
empêcher la reconstitution d'une classe de serfs. Il stoppa le développement de
la grande propriété en permettant les testaments où bien la vente. Afin de couvrir
les besoins de la population, Solon interdit l'exportation des surplus agricoles.
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Buste de Solon
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Il mit en place la réforme censitaire qui consistait à substituer aux
droits de la naissance, les droits de la fortune. Il répartit les Athéniens en quatre classes fondées
sur leur richesse et leur capacité à s'engager dans le service militaire. Le citoyen Athénien était rattaché
à l'une des quatre classes d'après le nombre de mesures de blé, de vin et d'huile qu'il possédait.
Ces classes avaient pour nom : Les s s s s s s Pentacosiomédimnes, les Hippeis, les Zeugites
et les Thètes. Cette dernière fut la plus pauvre et la plus nombreuse. Elle eut pour la première
fois des droits politiques en votant dans
l'ecclésia. L'Aréopage continua d'exister, mais avec des pouvoirs plus limités.
Aristote (Philosophe Grec,
384-322) affirme que Solon aurait créé un deuxième Conseil de 400 membres (À raison de 100 par "tribu")
mais aucune preuve de son existence n'a été découverte à aujourd'hui.
Toutes ses réformes constitutionnelles lui
valurent la réputation d'être le père de la démocratie. Il est aussi célèbre pour ses réformes judiciaires.
Il créa l'Héliée, un tribunal populaire ouvert à tous.
À la fin du Ve siècle, les trois-quarts des familles Athéniennes possédaient une propriété
rurale. La position d'Athènes, assez proche des voies maritimes, explique qu'elle devint rapidement la capitale de
la région. De ce fait, les habitants de l'Attique vont alors devenir tous citoyens Athéniens.
Dans la cité, quelques familles très riches, vont se consacrer aux études et à la politique. La démocratie naissante
avec les réformes de Solon, va cependant être très combattue. Celui-ci ne peut pas arrêter le conflit entre les classes.
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Les Tyrannoctones - Aristogiton et Harmodios Copie découverte à la villa Adriana -
Musée national archéologique de Naples.
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Après vingt ans de trouble, de 560 à 527 (En trois périodes), le parti populaire
et paysan, les Diacriens, dirigé par Pisistrate
(ou Pisistratos, en Grec : Pisistratos
ou Πεισίστρατος, 600-527), un cousin de
Solon, s'empare du pouvoir (560 à 555, de 544 à 538 et de 534 à 527). Pisistrate
est le fils de Pisistratos (ou Hippocrate). Il se rend maître de la cité en occupant par la ruse l'Acropole.
Il avait monté un attentat simulé contre lui pour se faire attribuer des gardes du corps.
C'est avec cette milice qu'il prit le pouvoir. Il est le premier Tyran de la
ville et le fondateur de la dynastie dite Pisistratides, dynastie qui ne lui
survivra que dix-sept ans. Sa politique vaut à Athènes une prospérité incontestable.
Il garde la constitution de Solon, mais il est
l'instigateur d'une vaste réforme politique et sociale avec la création de tribunaux ambulants. En fait, il
était un chef très populaire, il fait de la ville un centre riche, puissant avec une suprématie navale en mer Égée
et culturellement important. Il s'attaque aux privilèges des riches et favorise l'industrie.
Il établit des colonies militaires sur l'Hellespont afin de contrôler la route pour
l'approvisionnement en blé et le commerce Égéen. Côté militaire il lance quelques campagnes et conquiert les Cyclades,
Délos, le centre religieux et commercial,
Naxos, où il porte au
pouvoir le Tyran
Lygdamis. Cependant du fait de ses différentes prises de décision, il est chassé par l'opposition, menée par
Lycurgue, chef des Pédiens et Mégaclès, chef des Alcméonides. Pisistrate restera six ans en exil en
Thrace où l'exploitation des mines du Pangée l'enrichira suffisamment pour financer une armée de mercenaires.
Il épouse Coesyra, fille de Mégacles, qui lui donne deux fils : Hippias et Hipparque qui lui succèdent.
Hipparque
(En Grec : Hipparque) sera Co-Tyran d'Athènes de 527 à 514 avec son frère
Hippias. Il est le fils cadet de
Pisistrate et il seconde son frère dans le gouvernement.
Selon Thucydide (Homme
politique et historien Athénien, v.460-v.395), il n'est qu'une marionnette et
le véritable pouvoir est aux mains d'Hippias.
Il est très instruit et il accueille à sa cour les poètes : Anacréon et Simonide de Céos et il fonde
une importante bibliothèque. En 514, il est assassiné par les Tyrannoctones, Harmodius et
Aristogiton. Selon Hérodote
et Thucydide, Harmodius avait repoussé
les avances d'Hipparque. Celui-ci pour se venger, avait alors refusé d'admettre la sœur d'Harmodius parmi
les canéphores, jeunes femmes qui portaient sur leur tête des Panathénées (Corbeilles entourées
de guirlandes de fleurs et remplies d'objets consacrés au culte de Minerve), insinuant qu'elle n'était pas vierge.
Furieux, Harmodius mit alors en place sa conjuration.
Hippias (En Grec : Hippias) Co-Tyran
d'Athènes de 527 à 514 avec son frère
Hipparque, puis il devient Tyran de 514 à 510, il fut aussi Archonte annuel en 526. Il
fut le véritable maître du pouvoir. Il suit d’abords la politique de son père, puis, en 514, ayant échappé
au complot où décède son frère Hipparque, il pratique la
terreur et instaure une vraie dictature. En 510, il est assiégé dans l'Acropole par les Alcméonides aidés
militairement de
Sparte et il est exilé. Il se retire auprès du Roi de
Perse,
Darius I (522-486) et le pousse à entreprendre la
Première Guerre Médique. Il est tué à Lemnos au cours de celle-ci.
Il épouse la fille du Tyran de Lampsagne, Hippoclès. Un homme politique radical d'origine noble,
Clisthène, prend alors le pouvoir
et réinstaure la démocratie à Athènes.
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L'Ecclésia
Elle était
composée de tous les citoyens ayant achevé leur service militaire et jouissant
de leurs droits civiques. C'était l'assemblée de citoyens qui se réunissait sur la colline de la
Pnyx. La souveraineté de l'Ecclésia la plaçait au-dessus du Conseil de la Boulé ou du tribunal du
peuple : l'Héliée. Elle intervint sur l'ensemble des affaires intérieures de la cité. Elle
élisait les Stratèges, nommait les magistrats, les révoquait et éventuellement les condamnait. Tout citoyen
présent à l'ecclésia avait le droit de vote (Se faisant à mains levées). Il était entièrement libre de s'exprimer
(isegoria) et de proposer un amendement ou une motion. L'Ecclésia gérait les biens
publics, les esclaves, les mines et administrait aussi les affaires religieuses et les finances. Elle avait le
pouvoir de déclarer la guerre et en désignait ses chefs, elle fixait les impôts qui les financements. Elle pouvait,
pour se protéger de la tyrannie, voter une fois par an le bannissement d'un citoyen, cet acte a pour nom l'ostracisme.
Elle votait les lois en général avec la présence de 6000 citoyens si l'on en croit
Thucydide
(Homme politique et historien Athénien, v.460-v.400/395 av.J.C.).
Une fois votée, la loi était exposée au public sur l'Agora.
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La Boulé
Elle était constituée de 500 citoyens volontaires
(Conseil des Cinq Cents à raison de cinquante par tribu), tirés au sort au sein des dix tribus d'Athènes.
L'ensemble du démos était ainsi représenté. les membres furent exemptés des obligations militaires et
recevaient, à partir de Périclès, une indemnité.
Les réunions avaient lieu en moyenne 36 jours par an. La
Boulé décidait de l'ordre du jour des débats à l'Ecclésia,
préparait les projets de décrets qui seraient votés par l'Assemblée. Elle avait le
pouvoir d'imposer une amende ou un emprisonnement.
Elle surveillait les finances publiques et la politique étrangère. Elle s'occupait
aussi des négociations secrètes, supervisait l'organisation militaire, surveillait
les comportements religieux des citoyens et organisait les grands travaux. Peu de
domaines échappaient à l'autorité du Conseil de la Boulé, le fonctionnement de la
démocratie était impossible à l'Ecclésia
sans elle. La Boulé siégeait au Bouleuterion, bâtiment contigu au Tholos sur l'agora.
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Clisthène (ou Kleisthénês,
en Grec : Kleisthénês
ou λεισθένης) est Archonte annuel en 525.
Il est le petit-fils de Clisthène de
Sicyone
par sa mère, Agaristes (ou Agariste ou Agaristè) et le fils de Mégaclès, chef politique dont la fille,
Coesyra avait épousé Pisistrate. Il est de la famille
des Alcméonides et, en 510, il prend parti pour la
constitution de Solon, qui élimine
Hippias. En 508, il est porté au pouvoir et fait triompher
la démocratie à Athènes. Il prendra en charge la reconstruction du sanctuaire de
Delphes, détruit en 548 dans un
incendie. Les réformes de Clisthène remplaçaient les quatre tribus, mises en
place à l'époque de Solon, par dix nouvelles, les phylai,
sans distinction ni de rang, ni de fortune.
Le pouvoir suprême était détenu par l’assemblée du peuple, l’Ecclésia où tous
les citoyens disposaient du droit de vote, à l’exception des femmes, des Métèques (Nom
donné aux résidents étrangers)
et des esclaves. Chaque phylè était divisée en trois trittyes et chaque trittye en
un ou plusieurs dèmes, qui étaient en fait des circonscriptions administrative, selon le nombre d'habitants.
L’assemblée
se réunissait régulièrement et tous ses membres pouvaient proposer des motions,
qui, si elles étaient acceptées à la majorité devenaient des lois. Elle comptait
cinq cents hommes (50 par tribu) tirés au sort, la Boulé. Ce conseil qui gouvernait la ville au jour le jour,
avait ces membres renouvelés tous les ans, ceux-ci et ne pouvant pas remplir plus de
deux mandats. Certains dirigeants comme les commandants militaires et les
Stratèges étaient élus tous les ans. L'Assemblée était ouverte à tous les citoyens et faisait office de législature
et de cour suprême (Sauf dans le cas d'homicides et affaires religieuses, les seuls cas traités par l'Aréopage).
Ce système restera actif, avec peu d'interruptions, pour plus de 500 ans, jusqu'à
la domination Romaine. À sa mort, Clisthène eut droit à des funérailles
publiques dans le Céramique (Quartier des potiers à Athènes, au Nord-ouest de
l'Acropole). À cette époque, avec
Sparte sa rivale, Athènes
devint, l'une des cités-états qui dominait le monde Grec. Elle prospéra
rapidement grâce au commerce maritime et à ses mines d’argent (Où un nouveau filon fut découvert en 482).
En 499,
l’Ionie se révolta contre
l’envahisseur
Perse. Les Grecs s’unirent alors pour secourir leurs frères
d’Anatolie,
avec à leur tête Athènes. On nomme ce conflit :
Les Guerres Médiques. Les Athéniens brûlèrent
Sardes, la capitale de Lydie,
mais furent par la suite battus. En 494, en représailles,
Milet
qui s'était également révoltée, fut rasée par
les
Perses. Puis ceux-ci voulurent attaquer la
Macédoine, mais leur flotte fut
détruite par un orage au Nord de la Mer Égée. En 490, les
Perses frappèrent la Grèce d’Europe, cependant leur expédition fut battue par l’infanterie Athénienne à la
bataille de Marathon.
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Buste de Thémistocle
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Thémistocle (En Grec : Thémistocle,
525-460) naquit d'une famille de petits commerçants sans fortune. Il est Archonte annuel d'Athènes en 493
et homme politique de 490 à 472. Il prit part à la
bataille de Marathon
et il convainc alors les Grecs (Athéniens,
Spartiates,
Corinthiens, Péloponnésiens) de se regrouper dans la Ligue Panhellénique et de
construire une flotte de guerre. Il fut partisan d'une politique d'expansion fondée
sur la puissance navale. Au lieu de distribuer à la population les revenus tirés
des mines d'argent du Laurion, il les remit aux plus riches des Athéniens, à
charge pour eux de construire des trières. La Seconde Guerre
Médique débuta par une formidable expédition du Roi
Perse,
Xerxès I (486-465) qui franchit l'Hellespont.
En 480, il brûla Athènes, envahit la Grèce et écrasa les héroïques
Spartiates aux
Thermopyles.
Mais grâce à ses navires (Athènes en comptera 200 en 480), Thémistocle remporta d'éclatantes victoires sur les
Perses, notamment à
Salamine le 29-9-480,
puis en 479,
Xerxès I est battu sur terre à Platées. Thémistocle fit construire les remparts d'Athènes et fortifier le Pirée,
en dépit de l'opposition de
Sparte. Cependant vaniteux et ambitieux, il se rendit odieux par son goût du faste.
Il avait de plus une absence totale de scrupules (Aristide l'accusa de détournements d'argent public).
Il entra en conflit avec Cimon, fils de Miltiade, sur la
stratégie à employer pour assurer l'hégémonie Athénienne. Thémistocle estimait que la principale menace viendrait de
Sparte et non des
Perses. Il fut Banni, frappé d'ostracisme (Institution qui permettait de bannir pendant dix ans un citoyen,
sans que celui-ci perde ses biens) par les Athéniens en 472.
Il se réfugia dans un premier temps à
Argos, où il fomenta des révoltes
contre Sparte.
Puis auprès du Roi
Perse,
Artaxerxès I (465-424), qui lui octroya la direction de trois cités
Grecques d'Asie Mineure :
Lampsaque (ou Pityussa sur la rive Sud de l'Hellespont, en Troade),
Myonte et
Magnésie, en Ionie, qu'il
géra jusqu'à sa mort depuis cette dernière.
Artaxerxès I envisagea de lui confier le commandement d'un corps expéditionnaire en
Égypte contre les Athéniens,
mais d'après Thucydide (Homme
politique et historien Athénien, v.460-v.395) et
Plutarque
(Philosophe, biographe et moraliste Grec, 46-v.125), Thémistocle préféra se suicider en 460. Sa mort, à 65 ans, fut
peut-être aussi due à la maladie, ou simplement à l'âge. Il y eut un autre Thémistocle
Archonte annuel en 347.
Athènes fut la principale bénéficiaire de la défaite
Perse. Bien que la menace sur la Grèce continentale fut écartée, les Grecs
d’Ionie, en
Asie Mineure, toujours sous le joug
Perse, souhaitaient continuer la lutte pour s’en libérer.
Sparte, qui avait combattu dans
la Seconde Guerre Médique s’étant récusée,
ce fut Athènes qui prit la tête des Grecs de l’Est avec lesquels elle forma une alliance en 477/476, avec la
création de la
Ligue de Délos (ou Confédération Athénienne). Celle-ci regroupait autour d’Athènes les cités
d’Ionie,
de l’Hellespont, les îles de la mer Égée et un grand nombre de villes côtières
de l’Est et du Nord de la Grèce. L'objectif étant de chasser les
Perses de tous les territoires qu’ils occupaient encore.
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Ostracon portant le nom de Cimon, 486 ou 461 -
Musée de l'Agora antique d'Athènes
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Cimon (ou Kimôn, en Grec :
Kimôn, v.510-450/449) est le fils de Miltiade et d'une
Thrace, Hégésipylé, fille d'un
Roi Thrace du nom d'Oloros.
Il est Stratège et homme d’État Athénien de 510 à 450. Il se distingue à la bataille de
Salamine et il
est élu Stratège de la
Ligue de Délos en 479. De 477 à 473, il est à la tête de presque toutes les opérations militaires de la
Ligue.
Cimon dispose à la fois du soutien populaire, mais aussi de l'appui des grandes familles nobles dont le poids
restait important dans les campagnes. En 477, il se rend maître de Byzance, en 476, il s'empare d'Eion et en 475, il
conquiert la vallée du Strymon (ou Strouma ou Strimonas) en
Thrace.
La même année il prend l'île de Skyros, dont il chasse les pirates qui rançonnaient
les navires sur la mer Égée et rapporte triomphalement les ossements supposés de Thésée, que l'on disait inhumé
dans cette île. En 471, il entre en conflit contre Thémistocle
qu'il réussit à éliminer de la scène politique. Il aide le Chef du parti oligarchique, Aristides
le Juste (v.550-467, Archonte 489), qui était aussi opposé à
Thémistocle, à obtenir que les Grecs
d'Asie Mineure et
des îles fassent allégeance à Athènes plutôt qu'à
Sparte.
En 467, après la mort d'Aristides, il deviendra le chef du parti Aristocratique
et il restera un des seuls maîtres d'Athènes. Il bat la flotte
Perse en 468,
à l'embouchure de l'Eurymédon.
Il s'empare de près de 200 navires ennemis commandés par Tithrautès puis, ayant
débarqué son infanterie, il défait complètement l'armée
Perse dirigée par
Phérendates. À la suite de cette victoire, il impose au Roi
Perse
Artaxerxès I (465-424),
un traité de paix qui reconnaît la liberté des Grecs
d'Asie Mineure et
il interdit aux navires
Perses l'accès à cette région. Les membres de la
Ligue de Délos qui devaient payer une cotisation en or ou en navires et la suprématie
d'Athènes dans cette Ligue, amènent certains alliés à se révolter, comme
Naxos, en 470 et Thassos en 465.
Ils sont châtiés pour s’être rebellés contre Athènes. Thassos tombera après un siège de deux ans.
Avec le butin de toutes ses campagnes, Cimon va embellir Athènes. Il va achever les
Longs Murs qui reliaient la cité et la citadelle à ses ports du Pirée et Phalère au Sud-ouest.
En 462, il persuade les Athéniens de lui confier une armée afin de venir en aide à
Sparte dans sa lutte contre la révolte des
Hilotes.
Mais Sparte, refuse son aide, ce qui va discréditer tous
les partisans de Sparte et entraînera la chute de Cimon.
Il ne peut pas être aidé par l'Aréopage, qui était son principal soutien, car ses pouvoirs ont été réduits par les réformes
du chef du parti démocratique, Éphialtès. En 461, Cimon réclame l'abrogation des mesures d'Éphialtès, mais il est frappé
d'ostracisme (Institution qui permet de bannir pendant dix ans un citoyen, sans que celui-ci
perde ses biens). Il sera rappelé par Périclès
en 451 et il mènera une dernière campagne contre les
Perses afin de reprendre
Chypre. Il meurt en 450/449
en faisant le siège de Citium (Cité de la côte Sud-est de l'île, Larnaka aujourd'hui).
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Buste de Périclès, copie de
l'œuvre de Crésilas - Musée Pio-Clementino
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Périclès (ou Periklês, en
Grec : Periklês ou Περικλής,
495-429), Stratège et homme politique Athénien, est le fils de Xanthippos et d'Agaristè. Il est de
la tribu Acamantide et du dème de Cholargue, membre de la famille des Alcméonides.
Bien que grand aristocrate, il est un partisan de la démocratie. En 463, il se retrouve sur le
devant de la scène lors des attaques contre Cimon.
En 462, il s'allie à Éphialtès pour réduire les pouvoirs de l'aréopage et après le meurtre
d'Éphialtès et l'ostracisme de Cimon, en 461
il devient le chef du parti démocrate et l'homme le plus influent d'Athènes.
En 451, sur sa proposition, la citoyenneté est restreinte à
ceux dont le père était citoyen et la mère fille de citoyens Athéniens. En 449
la signature du traité appelé la paix de Callias va achever le conflit avec les
Perses et libérer l’Égée.
Périclès sera réélu quinze fois Stratège et sera longtemps un des maîtres de l’état, de 443 à 429.
Athènes va acquérir alors de plus en plus de pouvoir dans les affaires d
u monde Grec et sous sa gestion
développer une véritable politique impérialiste. La
Ligue de Délos sera transformée en un Empire Athénien où les membres n'avaient plus vraiment leur
mot à dire. En 443, il se débarrasse de
Thucydide,
un de ses principaux opposants. En 437, il fonde une colonie à Amphipolis (Région des Édoniens en
Macédoine orientale), puis peu après
il dirige une expédition pour établir l'influence Athénienne dans la région de la mer Noire.
Prospère et puissante, la population d'Athènes atteint 150 000 habitants. En 440, un conflit oppose
Samos et
Milet pour la possession de
Priène.
Dans le même temps
Samos se révolte et quitte la
Ligue de Délos.
Milet
demande alors de l'aide à Athènes. Périclès intervient avec 40 navires, il renverse l'oligarchique
de Samos
et laisse sur place une garnison. Mais les oligarques reprennent le pouvoir avec l'aide du
Satrape Perse de
Sardes
(Lydie)
et livrent la garnison Athénienne aux
Perses.
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Antisthène - British Museum
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Périclès ne peut accepter cette situation,
Samos
disposant par ailleurs d'une flotte importante, Il envoie deux cents navires.
Après huit mois de conflit, en 439,
Samos capitule.
La cité doit livrer sa flotte, payer une indemnité de guerre importante et la démocratie est rétablie.
Périclès met en place le Misthos, qui est une indemnité versé au citoyen pour le temps qu'il consacre à la vie politique.
La puissance et les ambitions impérialistes d’Athènes inquiétèrent de nombreuses villes Grecques,
Sparte, en particulier.
Il semble que Périclès avait prévu bien à l'avance la guerre avec cette cité.
La ville, maître de la
Ligue du Péloponnèse, avait entre autres alliés :
Argos,
Corinthe,
Thèbes et
Mégare. Cette
Ligue
avait pour but de contrer la suprématie d'Athènes. Périclès va résister à toutes les exigences des
Péloponnésiens et préconiser aux Athéniens une attitude ferme face aux
Spartiates, qui cherchaient un
prétexte pour déclencher le conflit.
Quand Athènes s’appuyant sur les cités à régime démocratique,
voulut détacher certaines cités oligarchiques de la
Ligue du Péloponnèse, le conflit éclata. Ce conflit est appelé
la Guerre du Péloponnèse. Il va déchirer la Grèce de 431 à 404, presque sans interruption.
Pendant l'été 431, les Spartiates,
Corinthe et leurs alliés envahissent l'Attique, sans rencontrer de résistance, ils trouvent un pays déserté.
Ils ravagent la région pendant un mois avant de se retirer. Les
effectifs terriens Athéniens étant bien inférieurs à ceux de
Sparte, Périclès prouve à ses concitoyens que
la fin du conflit est inéluctable. Il persuade alors les Athéniens de se réfugier derrière les
longs murs qui relient la ville à ses ports, de manière à ce qu'Athènes, transformée en forteresse,
puisse se ravitailler par la mer.
Tandis que dans le même temps la cité, grâce à sa flotte, ruine les côtes
ennemies et finira même par s'emparer d'Égine en 430.
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Sophocle - Musées capitolins de Rome
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Socrate - Musée du Louvre
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Sa stratégie d'encerclement et
de blocus maritime autour du Péloponnèse est au début un succès. Mais profitant du découragement populaire que
cette guerre créait, ses adversaires attaquèrent sa gestion. Les Athéniens mécontents d'avoir perdu leurs biens
lors de l'invasion Spartiate en Attique lui
intentèrent un procès. Périclès fut condamné par les juges à une forte amende et à la déchéance de ses droits
civiques, il se retira alors de la vie politique. Quelques mois après, sa condamnation fut
annulée et les citoyens Athéniens firent de nouveau appel à lui. Fin 430, une épidémie de peste (ou typhus ?)
décime près de la moitié de la population d'Athènes.
En 429, Périclès qui venait d'être réélu Stratège pour la 15e fois figure parmi
les victimes. Ce fut aussi un grand bâtisseur. Sous son "règne" le prestige et la
trésorerie de la ville se développèrent et lui permirent de devenir la cité la plus resplendissante de l'Hellade.
Périclès commanda de la construction du Parthénon, commencée en 448.
Ce temple dédié, à Athéna, sera achevé en 437, des Propylées (Vestibules situés en avant d’une entrée de sanctuaire
où de palais). Il fit aussi ériger d'autres bâtiments importants sur l'Acropole. Les richesses de la
Ligue de Délos, avaient été transférées de
Délos à Athènes en 454, permettant à celle-ci de les utiliser à son gré, Périclès n'hésita pas à se servir
dans les caisses pour financer ses constructions.
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Buste de Thucydide -
Musée royal de l'Ontario
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Il était très cultivé, il fut l'élève d'Anaxagore (500–428, philosophe
présocratique). Il attira à Athènes de nombreux philosophes, savants, poètes, artistes, historiens etc.. qui
permirent à la cité de devenir la capitale culturelle de la Grèce. On trouvait autour de lui dans la ville,
Anaxagore, le philosophe Antisthène (444-365), le poète Aristophane (v.450-v.385), le tragédien Eschyle
(526-465), l'>historien Hérodote (v.484-v.425),
le sculpteur Phidias (v.490-v.430), le sophiste Protagoras (v.485-v.420), le philosophe
Socrate (469-399),
le tragédien Sophocle (495-406) et l'homme politique et historien
Thucydide (v.460-v.395).
Périclès épousa une femme avec qui il eut deux fils : Xanthippe et Paralosa.
Puis, vers 445, cinq ans après son divorce avec cette dernière, il eut pour maîtresse la
Milésienne Aspasie
(495-v.429), qui était une Métèque et avec qui il eut un fils, en 447, Périclès le Jeune, qu'il parvint à faire
inscrire comme citoyen malgré ses propres lois. Il fut exécuté en 406.
Finalement en 421,
Sparte et Athènes signent la
paix (Paix de Nicias). Cet accord, qui devait durer cinquante ans, était plus un compromis et ne réglait
aucun problème. Ce fut surtout un succès pour Athènes qui conservait son Empire intact, tandis que ses ennemis
étaient divisés, car cette paix ne fut conclue qu'entre Athènes et
Sparte.
Corinthe,
Mégare,
et Thèbes refusèrent de la voter,
car elle permettait à Athènes de garder ses prétentions territoriales et aux deux nouveaux "alliés" de se
mettre d'accord pour modifier le traité comme ils souhaitaient, sans en référer à la
Ligue du Péloponnèse. La cité d'Argos vas
alors fonder sa propre ligue concurrente de la
Ligue du Péloponnèse, ce qui
va entraîner la désagrégation de cette dernière.
Alcibiade
le Jeune (ou Alkibiadês, en Grec : Alkibiadês
ou AλκιBιάδης, 450-404) est un homme d’État
Athénien et vers 420 il devient chef du parti démocrate et la même année il est élu
Stratège. Il était le fils aîné de Clinias, un Eupatride et de Dinomaché, une
descendante de l'Alcméonide Mégaclès. Après que son père fut tué à Coronée en 446, il fut éduqué
par son tuteur Périclès.
Ses ambitions politiques vont le conduire à trahir successivement Athènes et
Sparte durant la
Guerre du Péloponnèse. Il poussa les Athéniens à la reprise des hostilités
en les faisant s'allier avec
Argos, Élis et Mantinée, alors en conflit avec la cité de
Sparte.
En aout 418, les alliés attaquèrent Épidaure et avancèrent sur Tégée.
Sparte fut obligée de faire mouvement
contre eux et remporta une grande victoire à la bataille de Mantinée.
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Buste d'Alcibiade, copie Romaine
- Musée du Capitole
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Argos abandonna alors
l'alliance avec Athènes qui se retrouva de nouveau isolée. En 416, pourtant la cité attaqua et ravagea l'île de Mélos,
qui était pourtant restée neutre, mais s'était montrée amicale envers
Sparte.
En 415 Alcibiade pousse les Athéniens à envahir la Sicile. Il commande avec Nicias l'expédition. La ville de Syracuse
appelle alors Sparte à son aide. Dans le même temps,
mis en cause dans le scandale des Hermès (ou Hermai) mutilés (L'affaire des Hermocopides),
Athènes dépêche un vaisseau pour ramener Alcibiade dans la cité. Celui-ci s'enfuit à
Sparte où il convainc les
Spartiates de la nécessité d'envoyer des secours à
Syracuse contre les Athéniens.
La cité y détache des troupes, qui en 413 anéantissent Athènes. En 412, Alcibiade part en
Ionie et avec une armée
Spartiate, il fomente une révolte contre Athènes, d'abord à
Chios et ensuite
dans d'autres cités, mais les Spartiates se méfient de
lui. Il entreprend des négociations avec
Tissapherne, le
Satrape
Perse qui était resté neutre.
Alcibiade souhaite revenir à Athènes, à l'été 411, après des mois de négociation délicate, la flotte Athénienne de
Samos
le fait général et jusqu'en 406 il va diriger les opérations militaires. En 407, le régime démocratique
restauré à Athènes le rappelle, et lui confie la mission de passer une alliance avec les
Perses,
mais en 406 la défaite de la flotte Grecque à la bataille de Notion lui fait perdre son prestige.
Il se retire alors en
Chersonèse de Thrace,
où les recommandations qu'il donne aux commandants Athéniens avant la bataille d'Aigos Potamos en 405 sont ignorées.
En 404 la flotte Athénienne est complètement détruite et décimée par la famine et la cité capitule
devant Sparte. Alcibiade
se réfugie alors auprès du
Satrape
Perse de
Lydie,
Tissapherne. Il meurt en
exil en Phrygie, assassiné
sur l’ordre du
Satrape
Perse de
Bithynie, Pharnabaze (D'autres
sources disent à l'instigation du
Sparte, Lysandre).
Une Oligarchie (les 30 Tyrans)
favorable à Sparte, dirigée par le sophiste Cristas,
impose alors la terreur aux Athéniens jusqu’en 403, dont
Aristote (384-322, philosophe Grec)
traite aux chapitres 35 et 36 de "la Constitution d'Athènes".
Thrasybule (ou Thrasýboulos, en Grec :
Thrasýboulos ou ΘρασύBουλος,
445-388) est général et homme politique Athénien partisan du parti démocratique et proche
d'Alcibiade.
Proscrit par "les
Trente", Il est exilé par le gouvernement en 404 et se réfugie à
Thèbes. Il forme alors une troupe
d'exilés politiques et en 403 revient à Athènes à la tête des bannis. Thrasybule, à Phylé, bat les troupes des Trente.
Il prend Le Pirée, puis entre dans Athènes. Il restaure la démocratie et proclame une amnistie.
Il reconstruit la puissance maritime d'Athènes et reconstitue une nouvelle confédération, qui en 375,
comptera soixante-dix membres. En 395, il pousse à l'alliance avec
Thèbes contre l'éternel ennemi,
Sparte et commande alors une flotte qui soumet
les îles de la mer Égée et les côtes
d'Asie Mineure en imposant
des régimes démocratiques, comme à Byzance. Il s'empare de
Lesbos et réussit à faire entrer
dans cette nouvelle confédération Athénienne,
Clazomènes
et Thassos. Il sera tué par les habitants d'Aspendos (ou Aspende) qui ne voulaient pas payer le tribut à Athènes en 388.
À ce moment certains membres veulent quitter la confédération, mais Athènes les réprime trop sévèrement ce qui provoque
la colère des autres alliés et un nouveau conflit éclate. Athènes va encore une fois perdre cette guerre.
La ville va devoir faire face à un autre problème, le Roi de
Macédoine
Philippe II (359-336), puissance montante du
continent, menace maintenant la Grèce.
Démosthène (ou Dêmosthénês, en Grec :
Dêmosthénês ou Δημοσθένης,
384-322) est un homme politique Athénien, il devient chef du parti dirigeant de 340 à 338.
Il était le fils de Démosthène de Péanie. Il naquit dans une famille Athénienne riche, mais commerçante,
son père possédait une manufacture d'armes, ce qui lui valut le mépris des vieilles familles aristocratiques.
Dêmosthénês était conscient du danger que représentait le Roi de
Macédoine
Philippe II.
Le Macédonien venait d'intervenir en
Thrace, menaçant ainsi les clérouquies d'Athènes et ses routes d'approvisionnement en blé.
Il exhorta la cité de prendre des mesures, mais il fut contesté par son rival Æschine.
Dans le même temps, la cité d'Olynthe, alliée de
Philippe II,
s'inquiétant elle aussi de l'accroissement du pouvoir du Roi
Macédonien,
commença à se rapprocher d'Athènes et signa même une paix séparée pendant l'hiver 351-352.
En 349, Philippe II
exigea d'Olynthe qu'elle lui remette deux réfugiés politiques
Macédoniens.
Devant le refus de la cité, le Roi envahit la Chalcidique. Olynthe appela aussitôt
Athènes à l'aide. Les Athéniens votèrent l'envoi de secours, mais ces derniers
étaient si faibles qu'ils n'empêchèrent pas Olynthe de capituler. Athènes se
rapprocha alors des cités Grecques, en leur proposant une alliance panhellénique
anti Macédonien,
mais échoua dans cette initiative. Démosthène obtint cependant l’alliance de
Thèbes
contre le Roi de
Macédoine. Malheureusement ils ne purent rien contre la puissance des armées de
Philippe II et ils furent
battus par ce dernier, en 338, à Chéronée et Athènes dut subir la tutelle
Macédonienne.
En 324, Démosthène dut prendre le chemin de l'exil, suite à l'affaire d'Harpale,
il fut accusé d'avoir détourné une partie de l'argent placé sous séquestre par
le trésorier d'Alexandre, Harpale.
Il se retira à Égine, puis à Trézène. Il fut rappelé à Athènes par le peuple en 323.
Il encouragea à la révolte contre le
Régent de
Macédoine
Antipatros,
mais devant la défaite de l’insurrection, il se réfugia dans le temple de Poséidon
situé dans l'île de Calaurie, au large de l'Argolide et, en 332, il s’empoisonna.
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Æschine - Musée du Louvre
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Démosthène - Musée
du Louvre
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Athènes, malgré ses échecs, demeura le grand
foyer de la civilisation Grecque et bénéficia jusqu'au IIe siècle de nouveaux
aménagements et de travaux d'embellissement menés notamment par le Roi de
Sparte
Lycurgue (219-212).
Après la mort d'Alexandre le Grand
(336-323) et le découpage de l'Empire
Macédonien,
la ville resta encore sous domination des Rois de
Macédoine,
mais sombra petit à petit dans l'oubli. Elle subit ensuite la domination Romaine et son alliance avec le Roi du
Pont
Mithridate VI (120-63) lui valut d’être prise d’assaut en 86 par Sylla (ou Sulla, 138-78). La cité perdit ses
remparts et son rôle politique, mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à
la pax romana (Période de paix imposée par l'Empire Romain sur les régions contrôlées) qui s'instaura.
Les Romains furent séduits par la culture et l'art de vivre Athénien et ils vont constamment
embellir la ville : L'agora Romaine, la Tour des Vents, le temple d'Auguste sur l'Acropole, le théâtre de l'Odéon
sont parmi les monuments construits à cette époque. Aux tout début de notre ère, la ville comptait environ
300 000 habitants. À partir de 53 ap.J.C, les prêches de Saint Paul devant l'Aréopage ne donnèrent qu'un faible écho
au Christianisme à Athènes. Il réussit cependant à convertir un membre du vénérable tribunal, Denys l'Aréopagite
(ou Dyonisius, la tradition le considère comme le premier évêque d'Athènes). Plus tard, l'Empereur Hadrien (117-138),
continua les travaux d'urbanisme : La bibliothèque (Qui porte son nom), un immense stade en marbre situé au-delà
de l'Ilissos, l'Olympion (Temple de Zeus). Il fit aussi construire des nouvelles routes et des aqueducs.
Bibliographie
Pour d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :
Marie Claire Amouretti et François Ruzé :
- Le Monde grec antique, Hachette université, Paris, 1978.
Joëlle Bertrand et Michèle Brunet :
- Les Athéniens : A la recherche d'un destin, A. Colin, Paris, 1993.
Christian Bonnet :
- Athènes : Des origines à 338 av. J.-C., Presses universitaires de France, Paris, 1997.
Patrice Brun :
- Le monde Grec à l'époque classique : 500-323 avant J.-C., Armand Colin, Paris, 2003.
Pierre Brulé :
- Périclès, l'apogée d'Athènes, Gallimard, collection Découvertes, Paris, 1994.
Robert Cohen :
- Athènes, une démocratie : De sa naissance à sa mort, Fayard, Paris, 1936.
Jacqueline de Romilly :
- Thucydide et l'impérialisme Athénien, la pensée de l'historien et la genèse
de l'œuvre, thèse de doctorat, 1947, Belles-Lettres, Paris, 1961.
- Histoire et raison chez Thucydide, Belles-Lettres, 1956,1967.
- Problèmes de la démocratie grecque, Hermann, 1975 et Plon, Agora, 1986.
- Alcibiade ou les dangers de l'ambition, Livre de Poche, Paris, 1998 (1ère édition 1995).
- L'élan démocratique dans l'Athènes ancienne, Editions de Fallois, Paris, 2005.
Roland Étienne et Michel Balard :
- Athènes, espaces urbains et histoire : des origines à la fin du IIIe siècle ap. J.-C,
Hachette supérieur, Paris, 2004.
Christian Habicht, Martine Knoepfler et Denis Knoepfler :
- Athènes hellénistique : Histoire de la cité d'Alexandre le Grand à Marc Antoine,
Les Belles lettres, Paris, 2000.
Jean Hatzfeld :
- Alcibiade. Étude sur l'histoire d'Athènes à la fin du Ve siècle,
PUF, Paris, 1951.
Donald Kagan :
- The Fall of the Athenian Empire, First, Ithaca, New York, Cornell University Press, 1987.
Claudine Leduc :
- La Constitution d'Athènes attribuée à Xénophon, Belles lettres, Paris, 1976.
Pierre Lévêque et Pierre Vidal-Naquet :
- Clisthène
l'Athénien : Essai sur la représentation de l'espace et du temps dans la Pensée politique
grecque de la fin du VIe siècle à la mort de Platon, Macula, Paris, 1964.
Edmond Lévy :
- Athènes devant la défaite de 404 : Histoire d'une crise idéologique,
École Française d'Athènes, Athènes, 1976 - Diffusion de Boccard, Paris, janvier 1976.
Georges Mathieu et Claude Mossé :
- Constitution d'Athènes d'Aristotle, Les Belles lettres, Paris, 1996.
Claude Mossé :
- Histoire d une démocratie : Athènes : Des origines a la conquête macédonienne, Editions du Seuil, Paris, 1971.
- Politique et société en Grèce ancienne : Le modèle Athénien, Aubier, Paris, 1995.
- Périclès, l'inventeur de la démocratie, Payot coll. Biographie, 2005.
Christophe Pébarthe :
- Monnaie et marché à Athènes à l'époque classique, DL, Paris, Belin, 2008.
Anne Queyrel :
- Athènes : La cité archaïque et classique : Du VIIIe siècle à la fin du Ve siècle,
Picard, Paris, 2003.
Eustathios Raptou :
- Athènes et Chypre à l'époque Perse, VIe-IV s. av. J.-C. : Histoire et données archéologiques,
Maison de l'Orient, Lyon, 1999.
Odile Wattel :
- La politique dans l'Antiquité Grecque, Armand Colin, Paris, 1999.
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