Après la
mort d'Hérode Agrippa II la Judée redevient sous contrôle Romain direct. Deux
grandes révoltes vont encore avoir lieu, appelées guerres Judéo-romaine et marquer l'histoire de cette région. La
première est de 115 à 117, dite révolte de Kitos
(En Hébreu
מרד הגלויות Mered
ha'galuyot ou Mered ha'tfutzot מרד התפוצות,
"La Rébellion de l'exil"). Le nom vient du général Romain Mauritanien Lusius
Quietus qui est envoyé en Judée pour mater la révolte en tant que Procurateur
par l'Empereur Trajan (98-117), un poste qu'il a occupé jusqu'à ce qu'il soit
rappelé à Rome et exécuté par l'Empereur Hadrien (117-138), car il pouvait être
un rival potentiel.
En 115, l'armée Romaine conduite par Trajan est à la lutte contre
l'un de ses principaux ennemis, l'Empire
Parthe. La diaspora des Juifs commence une révolte en Cyrénaïque, y
participe également l'Égypte
et
Chypre. En Cyrène (Cyrénaïque), les rebelles dirigés par un Lukuas ou
Andreas, (Qui se faisait appeler "le Roi", selon Eusèbe de Césarée), ont détruit
beaucoup de temples, y compris ceux d'Hécate, Jupiter, Apollon, Artémis et Isis,
ainsi que les structures civiles symboles de Rome, le Cæsarium, la basilique et
les thermes. La population
Grecque et Romaine a été exterminée
(220 000
Grecs à Cyrène et à
Chypre,
240 000 en
Égypte). Puis le Lukuas s'est déplacé vers
Alexandrie, il est entré dans la ville abandonnée par les troupes Romaines
d'Égypte
du Gouverneur Marcus Rutilius Lupus, et y a mis le feu. L'Empereur Trajan va
alors envoyer de nouvelles troupes, mais, les rebelles vont quand même résister.
L'Égypte
et la Cyrénaïque ne seront pacifiées seulement qu'à l'automne 117, idem pour
Chypre
qui ne tiendra que quelques mois de plus.
La seconde grande révolte de 132 à 135 sera encore plus violente. Elle est dirigée par Shimon Bar-Kokheba (ou Simon bar Kokhba ou bar Kochba ou Bar-Kokhva, en Hébreu : בר כוכבא), après la décision de l’Empereur Hadrien (117-138) de faire de Jérusalem une colonie Romaine et de faire construire un temple dédié à Jupiter sur l'emplacement du Temple de Jérusalem (détruit en 70 par Titus). Shimon mena cet ultime soulèvement contre les Romains et parvint à rétablir l'indépendance de ce qui était la Provincia Iudaea. Il la dirigea comme Nassi (Prince ou Président), jusqu'à sa perte, après près de trois ans de guerre acharnée. En 135, après la chute de Bar-Kokheba la révolte, qui fit subir de lourdes pertes aux armées Romaines, aura fait cinq cent mille morts, désormais les Juifs qui avaient échappé à la servitude n’eurent plus d’autre issue qu’un nouvel exil, certains émigrèrent en Babylonie, d’autres rejoignirent les communautés de la Diaspora dans le bassin méditerranéen, dix mille Juifs restèrent en Galilée.
À la suite de cette dernière révolte, Hadrien changea le nom de la province en "Syrie Palestine", Syria Palæstina avec Césarée Maritima comme capitale, un statut qui s’est maintenu jusqu'à ce que l’Empire Romain se Christianise sous l’Empereur Constantin en 325 ap.J.C. Jérusalem fut rebaptisée en Ælia Capitolina, pour humilier les Juifs. Selon l'historien Chrétien Eusèbe, Hadrien interdit aux Juifs d'habiter la polis (ou colonia) d'Ælia Capitolina, bien que les Juifs aient continué d'habiter les autres parties du pays, sous son nouveau nom de Syrie Palestine. Le frère dominicain et historien, feu Félix Abel, de l'École Biblique à Jérusalem, fait autorité sur cette période de l'histoire du pays, ainsi que l'historien Israélien Michael Avi-Yonah. Plus tard de 400 à 638, la région devient une province de l'Empire Byzantin.
























