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Morceau d'une fresque représentant la
bataille de Gaugamèles |
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Alexandre ne demeure en Égypte que très peu
de temps (332-331). Durant cette brève période, il assure la fondation d'une
nouvelle capitale,
Alexandrie,
une ville qui devient l'un des centres culturels les plus importants sur la
Méditerranée.
Devenu maître de l'Asie hellénique et méditerranéenne, il se remet en marche en
Mai / Juin 331 vers la Mésopotamie
où il franchit en juillet l'Euphrate sur un pont de bateaux, puis le Tigre en septembre
sans rencontrer de résistance. Contournant son adversaire par le Nord, il
reprend alors la direction du Sud avec le Tigre sur sa droite. Au bout de quatre jours
de marche il apprend que l'armée
Perse,
de presque un million d’hommes selon certaines sources et 250 000 selon d'autres,
venant de toutes les
satrapies de l'Empire, l'attend à Gaugamèles (près d'Arbèles).
Conscient de son infériorité numérique, son armée se compose de 45 000 hommes de
troupe et 5000 cavaliers, Alexandre va proposer un plan de bataille ambitieux à
ses généraux. Sa stratégie est encore enseignée aujourd'hui dans les écoles
militaires. Il sait que l'issu de cet affrontement décidera du sort des deux
adversaires. Si Alexandre gagne il devient le maître incontesté de l'Asie, si
Darius III
l'emporte, les
Grecs vont se retrouver de nouveau envahis et asservis.
Il choisit d'affronter les
Perses
de jour, contrairement à ce que lui préconisaient ses généraux.
Darius III s'attendait d'ailleurs
à ce même assaut et avait fait veiller, debout, en ordre de bataille, son armée
toute la nuit.
L'affrontement intervient au petit matin du 01 octobre 331. Les troupes
Perses
ont un front qui s'étire sur près de 4 km et les
Grecs, qui sont au minimum quatre fois moins nombreux, leur font face au
centre. |
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Alexandre met en place
une stratégie encore jamais utilisée sur un champ de bataille. Il fait mine de
laisser son flanc gauche à la merci des
Perses
et pendant qu'une partie de ceux-ci tombent dans le piège et l'attaquent à cet
endroit, il emmène ses cavaliers à l'autre extrémité du champ de bataille.
Darius III pense alors qu'il doit
contrer ce mouvement, craignant d'être attaqué sur son côté gauche et donne
l'ordre à l'autre partie de son armée de se déplacer en même temps que le
Macédonien. Alexandre attire
ainsi les
Perses
pratiquement en dehors du champs de bataille qu'avait minutieusement préparé
Darius III, ce qui a pour effet
d'ouvrir le centre
Achéménide. C'est le moment qu'attendaient les
Grecs.
Alexandre donne l'ordre à ses cavaliers de faire demi-tour et de s'engouffrer
dans la brèche, coupant le front
Perse
en deux.
Beaucoup de soldats
Perses
prennent peur et s'enfuit,
Darius III se rend à l'évidence
il va connaître
encore une fois la défaite et prend lui aussi la fuite, laissant ses soldats à
la merci des
Grecs.
Selon les
sources de l'époque, les
Grecs ne perdent que 1 000 hommes
dans la bataille alors que près de 50 000 soldats de l'armée
Perse
seront tués.
Ce
succès ouvre à Alexandre la route de
Babylone,
qui se rend suite à des négociations (Après trois semaines de bataille) fin
octobre 331. Le Roi y séjourne un mois, tandis que
Darius III,
toujours en fuite, tente de réunir une nouvelle armée royale dans les hautes
satrapies.
Alexandre prend la direction de
Suse,
laquelle se rend à son tour en janvier 330, puis il franchit l'Araxe et parvient
dans la ville la plus symbolique du pouvoir
Perse,
Persépolis
qu’il fait incendier.
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